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Actualités - Chronologie

Electronique Thomson-CSF s'apprêterait à déposer une offre sur Racal

Le groupe français d’électronique de défense Thomson-CSF s’apprête à déposer une offre publique d’achat sur son homologue britannique Racal Electronics, valorisant cette entreprise à environ 2 milliards de livres (3,2 mds EUR), a affirmé hier le Sunday Times. L’offre de Thomson-CSF offrirait un bonus conséquent aux actionnaires de Racal, puisque le groupe vaut actuellement 1,62 milliard de livres en bourse, au cours actuel de 555 pence l’action, relève le journal. L’hebdomadaire dominical britannique estime que le dépôt de l’offre pourrait intervenir dès cette semaine. Il ajoute que l’opération est susceptible de recevoir l’indispensable feu vert du ministère de la Défense britannique, soucieux de contre-balancer l’hégémonie croissante de BAE. Le Sunday Times révèle que le groupe français négociait depuis plusieurs mois une reprise des activités militaires de Racal mais que les discussions butaient sur des divergences au niveau de leur valorisation. Racal Defence, qui est présent comme Thomson-CSF dans les radars, sonars et matériels de communications militaires, serait estimé par le français à moins de 500 millions de livres, alors que le PDG du groupe britannique, Sir Ernest Harrison, situe sa valeur à plus de 600 millions de livres. Racal est le numéro deux britannique de l’électronique militaire derrière BAE. L’américain Raytheon et l’allemand DaimlerChrysler auraient également manifesté un intérêt pour Racal mais la direction de Racal ne négocieraient plus aujourd’hui qu’avec Thomson-CSF. L’hebdomadaire britannique cite des «spécialistes français du secteur» affirmant qu’un accord était presque finalisé entre Thomson et Racal, mais n’était pas encore signé. Outre ses activités militaires, Racal possède 22,5% de Camelot, consortium exploitant la loterie britannique. Dans le domaine de l’électronique professionnelle, Racal est présent dans les systèmes de cryptage garantissant la sécurité des transactions sur Internet. Cette activité, qui devait être mise en bourse cette année, pourrait valoir à elle seule 1 milliard de livres, au vu des valorisations atteintes par les sociétés concurrentes. Racal fabrique aussi des terminaux de paiement et possède la moitié de Global Telematics, société spécialisée dans la gestion de parcs automobiles. Certaines de ces activités sont complémentaires des activités civiles de Thomson, ajoute le journal britannique en «une» de son cahier affaires. Le Sunday Times relève qu’un investissement dans Racal se sera révélé une bonne affaire : 1 000 livres placées dans le groupe en 1961 vaudraient aujourd’hui plus de 12 millions de livres. Racal s’apprête en outre à reverser à ses actionnaires un bonus de 500 millions de livres pour prendre en compte la cession récente de son activité télécoms à Global Crossing pour 1 milliard de livres. Si son offre devait être couronnée de succès, Thomson-CSF demandera la cotation de son action à la Bourse de Londres, ajoute le journal.
Le groupe français d’électronique de défense Thomson-CSF s’apprête à déposer une offre publique d’achat sur son homologue britannique Racal Electronics, valorisant cette entreprise à environ 2 milliards de livres (3,2 mds EUR), a affirmé hier le Sunday Times. L’offre de Thomson-CSF offrirait un bonus conséquent aux actionnaires de Racal, puisque le groupe vaut actuellement 1,62 milliard de livres en bourse, au cours actuel de 555 pence l’action, relève le journal. L’hebdomadaire dominical britannique estime que le dépôt de l’offre pourrait intervenir dès cette semaine. Il ajoute que l’opération est susceptible de recevoir l’indispensable feu vert du ministère de la Défense britannique, soucieux de contre-balancer l’hégémonie croissante de BAE. Le Sunday Times révèle que le groupe français...