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Actualités - Chronologie

Des progrès importants Les traitements de la sclérose en plaques

D’importants progrès sont réalisés depuis six ans dans le traitement de la sclérose en plaques, une maladie que la médecine n’arrive pas encore à guérir. Cette maladie qui évolue de façon très variable connaît aujourd’hui des traitements qui permettent, dans 30 % des cas, de mener une vie professionnelle et sociale normale. Due à la destruction de la myéline, cette gaine qui isole les fibres nerveuses du cerveau et de la moelle épinière, la sclérose en plaques est une maladie neurologique chronique. Il s’agit en fait d’une dégénérescence entraînant la formation d’amas cellulaires anormaux (des plaques de sclérose) qui lui donnent son nom. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) permet de visualiser ces amas et de confirmer le diagnostic. Les symptômes sont dépendants de la localisation des lésions : altération de la sensibilité (fourmillements, engourdissements, diminution de la force musculaire, perturbation de la coordination, troubles visuels, incontinence, impuissance). L’origine de la maladie est inconnue. On soupçonne que des problèmes immunologiques, des facteurs génétiques, viraux ou environnementaux y soient aussi impliqués. Mais si la médecine n’est pas encore en mesure de la guérir, elle dispose actuellement de médicaments d’autant plus efficaces s’ils sont utilisés précocement. Une évolution variable La sclérose en plaques évolue de façon très variable. Des formes rémittantes, évoluant par poussées régressives, existent ainsi que des formes «secondaires progressives» s’aggravant après une période de rémission mais également des formes progressives d’emblée. Le pronostic de cette maladie est très difficile à poser. Aucun critère n’est fiable permettant de prédire l’avenir du malade. Ni l’âge, ni le type d’atteintes, ni le nombre de poussées ne peuvent servir de signes révélateurs. Heureusement, toutefois, la médecine aujourd’hui n’est pas totalement désarmée devant cette affection. Réduction des poussées Le confort de vie du malade peut heureusement être amélioré et même obtenu grâce à des traitements spécifiques, en particulier contre la raideur, la douleur, les troubles urinaires. Au moment des poussées, on fait appel aux corticoïdes afin de combattre l’inflammation. Il faut malheureusement signaler que tous ces produits n’ont aucun effet sur la progression de la maladie à long terme ni sur la prévention des poussées. Depuis deux ans, les spécialistes disposent de nouveaux médicaments susceptibles de diminuer la fréquence des poussées de 30 %. Autre avantage de ces produits : ils réduisent, après deux ans de traitement, l’atrophie cérébrale progressive qui touche précocement les patients. Ces médicaments, toutefois, ont des effets secondaires indésirables qu’on ignore à long terme.
D’importants progrès sont réalisés depuis six ans dans le traitement de la sclérose en plaques, une maladie que la médecine n’arrive pas encore à guérir. Cette maladie qui évolue de façon très variable connaît aujourd’hui des traitements qui permettent, dans 30 % des cas, de mener une vie professionnelle et sociale normale. Due à la destruction de la myéline, cette gaine qui isole les fibres nerveuses du cerveau et de la moelle épinière, la sclérose en plaques est une maladie neurologique chronique. Il s’agit en fait d’une dégénérescence entraînant la formation d’amas cellulaires anormaux (des plaques de sclérose) qui lui donnent son nom. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) permet de visualiser ces amas et de confirmer le diagnostic. Les symptômes sont dépendants de la localisation des...