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Actualités - Communiques Et Declarations

Le Koursk commence à livrer ses mystères

La marine russe a affirmé hier que les derniers survivants du Koursk étaient morts au plus tard le lendemain du naufrage du 12 août, et que des incendies s’étaient déclarés à bord, dissipant un peu le mystère sur les circonstances du drame. Au lendemain de la découverte, sur un des quatre cadavres extraits de l’épave du sous-marin, d’une note révélant qu’au moins 23 hommes n’étaient pas morts sur le coup, le commandant de la Flotte du Nord, l’amiral Viatcheslav Popov, a déclaré que les survivants étaient morts «au plus tard le 13 août», mais «plus probablement le 12». Les responsables russes avaient affirmé, après le naufrage, que les 118 marins étaient sans doute déjà tous morts dans les minutes qui ont suivi l’explosion ou la collision, qui a projeté le sous-marin nucléaire au fond de la mer de Barents. Ces nouvelles révélations n’ont toutefois pas réveillé la polémique qui s’était déchaînée alors contre les autorités et le président Vladimir Poutine, pour n’avoir pas déclenché assez vite les secours. Jusqu’à ce que les équipes de plongeurs russo-norvégiennes, arrivées il y a une semaine en mer de Barents, réussissent à découper la coque du sous-marin, échoué à 108 mètres de profondeur, puis à y pénétrer mercredi, le mystère était resté entier sur les circonstances du naufrage et le sort des marins. Premier rebondissement, jeudi, lorsque la découverte d’une note griffonnée par un des marins, le lieutenant de vaisseau Dmitri Kolesnikov, retrouvée sur son cadavre extrait de l’arrière du sous-marin, a révélé que 23 hommes n’étaient pas morts sur le coup. «13h15. Tout le personnel des compartiments 6, 7 et 8 est passé dans le 9e. Nous y sommes 23. Nous avons pris cette décision en raison de l’accident», indique la note, sans mention de date, selon les extraits rendus publics. Vendredi, l’amiral Popov a confirmé que «l’équipage des compartiments de poupe a lutté un peu plus d’une heure pour la survie du navire, et seulement après n’avoir pu y parvenir, s’est réfugié dans le neuvième compartiment», situé le plus à l’arrière. Les expertises médico-légales sur les corps qui pourront être délivrés de l’épave devraient donner des indications sur la façon dont sont morts les hommes qui ont pu se réfugier dans les compartiments arrière, pendant que la plus grande partie de l’équipage, qui se trouvait à l’avant au moment de l’accident, était sans doute déjà morte. Le porte-parole de la Flotte du Nord, Vladimir Navrotski, a affirmé vendredi que plusieurs des quatre corps avaient été retrouvés calcinés. Selon l’amiral Popov, les marins sont morts «sans doute noyés ou asphyxiés». Il a confirmé qu’il y avait à bord «des traces de feu». «Mais je ne parle pas d’incendie car l’un des quatre morts n’a pas été touché par le feu», a-t-il ajouté, estimant que «le plus probable est qu’il y a eu des feux locaux». Après cinq jours d’efforts pour découper la coque du sous-marin et en extraire les premiers corps, les plongeurs, embarqués à bord de la plate-forme norvégienne Regalia, ont marqué une pause forcée depuis jeudi soir, à cause de la tempête accompagnée de neige, soulevant une forte houle, qui balaye la mer de Barents. La marine russe, qui assure le commandement des opérations, se préparait néanmoins vendredi aux étapes suivantes dès que les conditions météorologiques le permettront. Les plongeurs prévoyaient initialement de répéter les opérations menées sur les deux compartiments de poupe en se déplaçant vers l’avant. Mais, selon l’amiral Popov, ces plans pourraient être modifiés, en raison notamment des révélations posthumes du lieutenant de vaisseau Kolesnikov et les recherches désormais concentrées sur le neuvième compartiment.
La marine russe a affirmé hier que les derniers survivants du Koursk étaient morts au plus tard le lendemain du naufrage du 12 août, et que des incendies s’étaient déclarés à bord, dissipant un peu le mystère sur les circonstances du drame. Au lendemain de la découverte, sur un des quatre cadavres extraits de l’épave du sous-marin, d’une note révélant qu’au moins 23 hommes n’étaient pas morts sur le coup, le commandant de la Flotte du Nord, l’amiral Viatcheslav Popov, a déclaré que les survivants étaient morts «au plus tard le 13 août», mais «plus probablement le 12». Les responsables russes avaient affirmé, après le naufrage, que les 118 marins étaient sans doute déjà tous morts dans les minutes qui ont suivi l’explosion ou la collision, qui a projeté le sous-marin nucléaire au fond de la mer de...