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Actualités - Communiques Et Declarations

Kim Jong-Il tient absolument à la visite de Clinton

Pour obtenir une visite historique en Corée du Nord du président américain Bill Clinton, Kim Jong-Il, chef du régime stalinien de Pyongyang, a basculé de l’affrontement implacable à l’amabilité la plus extrême. Au moment où les États-Unis et leurs alliés asiatiques analysent les résultats des deux jours de visite du secrétaire d’État américain à Pyongyang, les experts rappelaient hier que voici six ans à peine Washington était sur le pied de guerre contre le programme nucléaire nord-coréen. Cette semaine, le «cher dirigeant» héritier de la seule dynastie communiste de la planète a déployé les fastes d’un accueil royal pour Mme Albright. Il a profité d’un spectacle grandiose donné par 100 000 participants à la gloire du régime pour glisser à son hôte qu’il pourrait faire des concessions sur les missiles. Pour les experts, le Nord a donné ainsi une nouvelle preuve de son désir de changement. Mme Albright a trouvé son hôte «très décidé et pragmatique», une appréciation donnée après l’étonnant accueil fait par le leader nord coréen au chef de l’État du Sud à l’occasion du sommet de la mi-juin à Pyongyang. Selon Kim Yong-Ho, professeur de science politique à l’université Hallyum à Séoul, la «Corée du Nord semble avoir abandonné sa diplomatie du bord du gouffre en adoptant de nouvelles méthodes de négociation». «Par le passé, elle utilisait des refus abrupts tels que le retrait du Traité de non-prolifération (nucléaire) pour atteindre des objectifs diplomatiques. Maintenant, elle semble avoir muté en faveur d’une attitude positive, comme par exemple le gala de bienvenue à Mme Albright afin de prendre l’initiative dans les négociations», explique-t-il. Pyon Jin-Il, éditeur d’une lettre d’information coréenne à partir de Tokyo, note que «Kim Jong-Il a accueilli le numéro trois du gouvernement américain comme si elle était un chef d’État. On perçoit ainsi la volonté forte de Pyongyang d’améliorer ses relations avec les États-Unis». «Nous ne devons pas sous-estimer le fait que la Corée du Nord, qui était l’un des États les plus antiaméricains, n’ait adopté une telle attitude», ajoute-t-il. Mme Albright avait non seulement pour mission d’interpeller Kim Jong-Il sur la menace représentée par les fusées et le programme nucléaire nord-coréens mais également d’examiner la possibilité d’un voyage du président Bill Clinton avant que ce dernier quitte la Maison-Blanche. La présidence américaine a souligné qu’aucune décision n’a encore été prise à ce sujet. Les experts sont divisés sur la question de savoir si le président des États-Unis doit se rendre dans la capitale du pays qui se veut le «paradis des travailleurs». «La balle est assurément dans le camp de Clinton, affirme M. Pyon, et c’est à lui de décider la manière dont vont évoluer les relations entre les États-Unis et la Corée du Nord».
Pour obtenir une visite historique en Corée du Nord du président américain Bill Clinton, Kim Jong-Il, chef du régime stalinien de Pyongyang, a basculé de l’affrontement implacable à l’amabilité la plus extrême. Au moment où les États-Unis et leurs alliés asiatiques analysent les résultats des deux jours de visite du secrétaire d’État américain à Pyongyang, les experts rappelaient hier que voici six ans à peine Washington était sur le pied de guerre contre le programme nucléaire nord-coréen. Cette semaine, le «cher dirigeant» héritier de la seule dynastie communiste de la planète a déployé les fastes d’un accueil royal pour Mme Albright. Il a profité d’un spectacle grandiose donné par 100 000 participants à la gloire du régime pour glisser à son hôte qu’il pourrait faire des concessions sur les...