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Actualités - Communiques Et Declarations

Flint, une ville du Michigan oubliée par la prospérité

La ville de Flint, dans le Michigan, oubliée de la prospérité américaine, représente le type même des collectivités que le candidat démocrate Al Gore s’est engagé à aider s’il est élu. Rues défoncées, magasins fermés et quartiers délabrés : cette ville située à quelques dizaines de km au nord-ouest de Detroit est dans un état de délabrement. Le taux de chômage se situe pourtant aux environs de 5 %, légèrement inférieur à la moyenne nationale, mais ce chiffre masque le fait que les jeunes, sang neuf de la ville, sont partis pour trouver des emplois mieux payés à Detroit. Ceux qui sont restés sont trop préoccupés par leurs soucis quotidiens pour accorder de l’importance au scrutin du 7 novembre et restent sceptiques quant à un retournement de la situation de leur ville. «Ça va être la même chose après l’élection», affirme Marcus Person, un agent de maintenance de 42 ans qui travaille depuis 20 ans pour une église presbytérienne. «Nous avons une église à chaque coin de rue, mais sinon, cet endroit est une ville-fantôme», dit-il, ajoutant qu’il avait vu la vie quitter sa ville ces dix dernières années. Dans les années 70, Flint était pourtant une ville industrielle dynamique, où était implantée l’usine Buick du constructeur automobile General Motors qui constituait le moteur de l’économie locale. Mais tout cela s’est terminé quand General Motors a transféré sa production vers le Tennessee ou l’État de New York, finissant par fermer son usine d’assemblage en juillet 1999. À son apogée dans les années 1970, General Motors employait environ 80 000 personnes dans la région de Flint. Mais en janvier 2000, ce chiffre était tombé à 16 000, selon des chiffres donnés par le constructeur. La seule perspective d’emploi à l’horizon est une société anglaise de pièces détachées automobiles, UPF, qui compte ouvrir une usine et créer 140 emplois, selon les responsables de la ville. «Tous les emplois sont situés à l’extérieur de Flint. Nous allons probablement devoir déménager», confie, fataliste, Rodney McLaurin, 34 ans. Tenisha Grundy, 21 ans, une mère célibataire d’une petite fille de deux ans, n’a qu’un but : trouver un travail rémunéré plus que 5,15 dollars de l’heure. «Il n’y a aucun espoir ici. Les seuls emplois sont ceux qu’on peut trouver chez McDonald’s au salaire minimum», dit-elle. Elle a vu nombre de ses amis déménager dans l’Ohio à la recherche de meilleurs emplois. Mais elle n’a pas beaucoup le choix. Elle est retournée vivre chez ses parents pour qu’ils puissent garder son enfant, et elle est maintenant obligée de rester à Flint, sans pouvoir aller très loin pour trouver un emploi mieux payé. Rashunn Douglas, 25 ans, une autre mère célibataire de trois enfants de moins de trois ans, n’arrive pas à trouver de travail. «C’est très frustrant. Je ne pourrais pas survivre sans aide sociale», confie-t-elle.
La ville de Flint, dans le Michigan, oubliée de la prospérité américaine, représente le type même des collectivités que le candidat démocrate Al Gore s’est engagé à aider s’il est élu. Rues défoncées, magasins fermés et quartiers délabrés : cette ville située à quelques dizaines de km au nord-ouest de Detroit est dans un état de délabrement. Le taux de chômage se situe pourtant aux environs de 5 %, légèrement inférieur à la moyenne nationale, mais ce chiffre masque le fait que les jeunes, sang neuf de la ville, sont partis pour trouver des emplois mieux payés à Detroit. Ceux qui sont restés sont trop préoccupés par leurs soucis quotidiens pour accorder de l’importance au scrutin du 7 novembre et restent sceptiques quant à un retournement de la situation de leur ville. «Ça va être la même chose...