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Actualités - Chronologie

Coulisses de la mode Le rôle des « acheteuses »

Elles s’appellent Dawn Mello, Rosemary Bravo, Nicole Fischelis. Ce sont des «bêtes de mode» dont l’œil et le flair peuvent faire d’une maison qui périclite une affaire régénérée, en pleine ascension, avec des rentrées faramineuses... En Europe, leur découverte est récente. Lorsque Dawn Mello fut engagée, au début des années 90 par Gucci pour remettre la maison à l’heure du temps, personne n’a saisi le sens de cet «apport américain». En quelques années, la griffe a plus que redoré son blason. Le lifting de la marque a été une éblouissante performance qui n’a échappé à personne... C’est Dawn Mello qui amena Tom Ford, des États-Unis, et le succès avec lui. Aujourd’hui, cette tête chercheuse est aussi consultante chez Armani. Rosemary Bravo travaillait chez Saks, la vénérable maison new-yorkaise où elle opérait commandes et achats européens. À l’heure actuelle, c’est grâce à elle que Burberry’s a opéré un formidable lifting, en relançant la mode des tartans remis au goût du jour. Actuellement, Nicole Fischelis vient d’être engagée par Ferragamo. Elle amène avec elle dans cette maison de maroquinerie florentine un créateur français, Marc Audibet, et l’ordre de bousculer ronron et vieilles dentelles. Déjà les échos sont en faveur de cette révolution «in vitro»... Quel est, en fait, le rôle de ces dames ? Comment se justifie l’engouement du vieux continent pour ces sirènes du nouveau monde ? Il semble que ces marraines redoutées voient toutes les collections dans les capitales «qui comptent», connaissent tous les dessous des paniers, y compris les sourds «combats des crabes» dans les milieux du fric et de la frime, de Milan à Los Angeles et de Paris à New York... Elles ont la rare aptitude de flairer les talents dès leur éclosion. Atout supplémentaire, elles ont la possibilité d’offrir à leurs poulains, une fois sélectionnés, les plus prestigieuses vitrines de New York... John Galliano, Alexander Mac Queen, Jeremy Scott leur doivent leur brillant itinéraire. Avec elles, un bon coup de crayon peut mener très loin et bien haut son propriétaire... Nicole Fischelis, la salvatrice engagée par Salvatore Ferragamo, est d’origine française. Elle doit faire pénétrer de plain-pied le XXIe siècle; dans la vénérable firme, chapeautée par la veuve et les enfants du célèbre bottier de Florence. Le fondateur était un grand innovateur et le premier à flairer l’impact publicitaire d’une clientèle de vedettes célèbres : Joan Crawford, Greta Garbo, Sophia Loren, Brigitte Bardot, Audrey Hepburn étaient ses fidèles et fanatiques clientes. Devenu richissime, il fit tout pour marquer sa reconnaissance à sa ville natale, avant de mourir. Mais si la renommée de la maroquinerie de la griffe est toujours très solide tant d’années après sa disparition, le prêt-à-porter ne jouit pas d’une réputation égale. Nicole Fischelis, engagée pour redresser cette situation, a pour mission de transformer la maison créée par le célèbre bottier en microcosme de la mode : un univers vestimentaire global. Première action du petit royaume : la collection prêt-à-porter automne-hiver 2000-2001 conçue par Marc Audibet. Formé par Cerruti, c’est lui le créateur des premières collections de Prada. Après avoir travaillé pour Hermès et Trussardi, il a créé pour Ferragamo une nouvelle allure avec tailleurs très actuels, aux lignes justes et proportionnées. Un classicisme qui cache des prouesses techniques. C’est certes prometteur mais c’est encore trop tôt pour juger. Mais on constate déjà que les choses bougent dans la bonne direction...
Elles s’appellent Dawn Mello, Rosemary Bravo, Nicole Fischelis. Ce sont des «bêtes de mode» dont l’œil et le flair peuvent faire d’une maison qui périclite une affaire régénérée, en pleine ascension, avec des rentrées faramineuses... En Europe, leur découverte est récente. Lorsque Dawn Mello fut engagée, au début des années 90 par Gucci pour remettre la maison à l’heure du temps, personne n’a saisi le sens de cet «apport américain». En quelques années, la griffe a plus que redoré son blason. Le lifting de la marque a été une éblouissante performance qui n’a échappé à personne... C’est Dawn Mello qui amena Tom Ford, des États-Unis, et le succès avec lui. Aujourd’hui, cette tête chercheuse est aussi consultante chez Armani. Rosemary Bravo travaillait chez Saks, la vénérable maison...