«Nous avons quitté Tokyo conscients de l’importance de la mission qui nous incombe : remporter le titre pour répondre aux aspirations de notre public qui ne nous a jamais ménagé ses encouragements et donner satisfaction aux médias de notre pays qui n’ont cessé de réclamer le retour de la Coupe», a déclaré l’entraîneur de la sélection japonaise Philippe Troussier. Le coach du onze nippon s’est dit pleinement satisfait de la prestation de ses poulains, «d’une excellente facture et parfaitement homogène», a-t-il dit, et cela «en dépit de l’absence de l’un de nos meilleurs éléments, Nakata». M. Troussier a révélé qu’il se souciait principalement pour ses joueurs de tout stress précédant le match, soulignant que dans son jugement, il prenait en considération le mental du footballeur, son sens de la discipline et son désir de gagner, tout autant sinon plus encore que la qualité de son jeu. C’est le deuxième match que nous sommes appelés à disputer dans le cadre du groupe 3 qui décidera de l’issue des quarts de finale à venir, a-t-il encore dit. Concernant l’équipe ouzbèke, il a jugé qu’elle était apte à accéder à la seconde phase des éliminatoires, car la plupart des joueurs évoluent au sein de formations étrangères. La Coupe d’Asie, a affirmé M. Troussier, n’est pas un simple championnat asiatique. Selon lui, en suivant le déroulement des opérations, on peut constater qu’il s’agit d’équipes de haut niveau, ardemment désireuses de créer la surprise, ainsi que cela est apparu dans le cas de la Thaïlande, lors de sa rencontre avec l’Iran. Il y avait sur le terrain, d’un côté, un team parti pour finir dans le peloton de tête, au vu de son match d’ouverture contre le Liban notamment ; et de l’autre, des Thaïlandais qui n’avaient pas très bien, disons, réussi jusqu’alors. Eh bien, on a pu voir ce que la rage de vaincre peut faire quand on en est saisi. L’autre exemple est celui du Liban : les spectateurs ont eu l’impression, lors du match avec l’Irak, de se trouver devant un onze totalement différent de celui qui avait disputé son premier match face à l’Iran. il faut dire aussi que dans un tournoi, il convient de ne jamais juger une formation sur sa première sortie, alors qu’elle n’a pas encore trouvé son souffle ni tout à fait son mental. Ce qui était le cas des Libanais jeudi 12 octobre. « Mission difficile » pour l’Irak Remporter le titre asiatique ? C’est là une mission difficile mais pas impossible pour l’Irak, ainsi que l’a affirmé son gardien de but Amer Abdel Wahab. Après leur match nul face au Liban, les Irakiens sont maintenant assurés de passer à la phase II des éliminatoires. Ils affichent depuis dimanche une confiance à toute épreuve, répétant à qui veut les entendre : «Quand la détermination existe, tout devient possible». Abdel Wahab reconnaît que la sélection japonaise a fait la preuve de sa supériorité, ajoutant cependant : «Certes, ils sont les plus forts à ce jour, mais tout peut changer d’un match à l’autre et le vainqueur aujourd’hui pourrait fort bien être le vaincu demain. Je dirais que nos chances à tous sont, à peu de choses près, les mêmes». Son jugement sur l’équipe libanaise ? «Elle a fait d’énormes progrès par rapport à un passé récent. Les membres locaux ont tout autant de qualités que leurs camarades venus du Brésil ou encore d’Australie. Donnez-leur deux années supplémentaires et vous verrez de quoi ils sont capables. Les Libanais ont à cœur de s’améliorer et ils le feront». Abdel Wahab s’est dit grandement impressionné par l’organisation de cette Coupe d’Asie, au vu des mille et une difficultés auxquelles les responsables étaient confrontés. Le Liban a prouvé qu’il était en mesure de régler tous les problèmes qui pourraient se poser à lui et donc d’organiser d’autres compétitions de classe internationale, a conclu le gardien irakien.
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