L’Arabie séoudite est loin de s’être montrée convaincante pour son entrée en lice, samedi, dans cette douzième édition de la Coupe d’Asie. Face à un Japon survolté et qui a disputé ce qui semble bien être le plus beau match à ce jour, elle a fait pâle figure, ne parvenant à sauver l’honneur qu’à la toute dernière minute sur un but marqué par … Morioka contre son propre camp. Désormais, les inattendus Japonais font figure de grands favoris de la compétition, aussi bien en raison de leur excellente condition physique que pour leur haute technicité et leur mobilité sur le terrain. La partie est lente à démarrer, chacun des deux camps entreprenant de tâter le pouls de l’adversaire avant de s’engager à fond. Avec toutefois un net avantage – déjà ! – pour les Japonais, plus offensifs et qui, d’entrée de jeu, affichent leurs intentions : «Nous sommes là, semblent-ils dire, pour gagner». De fait, le «onze» aligné cet après-midi-là à Saïda est le même, à peu de chose près, que celui qui avait fait si forte impression le mois dernier à Sydney, à l’occasion des Jeux olympiques. Dès la sixième minute, Nakamura, bien placé dans la surface de réparation, sert son camarade Yanaguisawa qui tire à côté des bois adverses. Dès lors, les attaques nippones vont se multiplier, surtout sur les deux ailes du terrain, tandis que les Séoudiens, visiblement désarçonnés, ont de la peine à entrer dans le jeu et à suivre le rythme que leurs adversaires ont imprimé à la partie. La première occasion, les Séoudiens se la créent à la 16e minute. Sami el-Jaber reçoit le ballon, franchit les lignes arrières adverses et tire, mais le ballon est repoussé par le gardien japonais. Nawaf el-Timiyate reprend en volée, mais sans succès. Après ces chaudes alertes de part et d’autre, le jeu se calme quelque peu et se cantonne dans le milieu du terrain. Pas pour longtemps, car les deux équipes optent pour… les coups francs . Bousculades, tacles durs, coups de coude se multiplient et l’arbitre, l’Émirati Ali Bou Jassim, se voit obligé de sortir à trois reprises le carton jaune. Il faudra attendre la 27e minute pour voir les Japonais marquer le premier d’une longue série de buts. Il sera le fait de Yanagisawa, servi de la tête par Takahara. Deux minutes plus tard, le Séoudien Mohammed Chlih manque un but tout fait, qui demeurera sans suite. Puis, c’est au tour du même Takahara d’inscrire un but à l’actif de son équipe, à la 39e minute, soit six minutes avant le coup de sifflet marquant la fin de la première mi-temps. 54e minute : cinq joueurs japonais se lancent avec un bel ensemble à l’assaut des bois séoudiens, Cette fois, c’est Nanami, incontestablement le meilleur joueur de la journée, qui marque. Le sélectionneur de l’équipe séoudienne, Milan Matchala, procède coup sur coup à deux changements : Ahmed Doukhi et Abdallah Jamaane remplacent Mohammed Chlih et Nawaf Timiyate. De l’autre côté, on entreprend de ralentir le rythme de la partie. Idriss rate encore une occasion à la 75e minute, puis Nanami manque de marquer un tir-bolide stoppé net par le gardien séoudien. Dans les dernières secondes de jeu, Ono marque un but de toute beauté, suivi de Morioka qui détourne une balle vers ses propres bois. Score final : 4-1. Qatar-Ouzbékistan À Saïda toujours et dans le groupe 3, Qatar a raté le coche, se contentant d’un nul (1-1) face à l’Ouzbékistan. Rencontre somme toute équilibrée, ponctuée de quelques rares alertes chaudes qu’aucun des deux camps ne parvenait à pousser jusqu’au bout, malgré une évidente bonne volonté et un désir certain de l’emporter. Pendant près d’une bonne trentaine de minutes, la suprématie qatarie paraissait ne faire aucun doute, même si les joueurs de l’émirat ne réussissaient pas à concrétiser. Meilleur homme sur le terrain, Yasser Nazmi était aussi le grand inspirateur de son équipe et sa dynamo. Mohammed Gholam parvenait lui aussi à briller, faisant souvent tandem avec son coéquipier. Dans le camp ouzbèke, Maxim Chatsikh, étroitement marqué, n’était que l’ombre du grand joueur que l’on a connu alors qu’il évoluait au sein du Dynamo de Kiev. La fin des premières quarante-cinq minutes est sifflée sur un score vierge et la partie dégage une pénible impression d’ennui tant ici et là on semble peu disposé à secouer aussi bien les joueurs que les rares spectateurs éparpillés sur les gradins. Soudain, tout le monde semble se réveiller et le jeu s’accélérer. Mohammed Salem el-Anzi passe le ballon à Mohammed Gholam, mais le gardien adverse est plus rapide et l’intercepte. à la 61e minute, ce que l’on n’attendait plus se produit : Gholam, toujours lui, sur balle de Saad Sattam el-Chamri, marque de la tête un but de toute beauté. En face, on n’est pas en reste et les attaques se multiplient, souvent dangereuses. à la 74e minute, Kasimov parvient à tromper le gardien qatari. Chacun marque un temps de pause… qui ne prend fin qu’au coup de sifflet de l’arbitre, à la 90e minute.
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