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Actualités - Chronologie

Les Américains en tête du palmarès 2000

 La «saison Nobel» 2000 a pris fin vendredi avec l’attribution à Oslo du prix de la paix au président sud-coréen Kim Dae-Jung, portant à treize le nombre de lauréats distingués cette année. Grâce à leurs savants, souvent d’origine étrangère, les États-Unis ont une nouvelle fois écrasé le palmarès avec sept récipiendaires mais les deux distinctions les plus prestigieuses, les prix de la paix et de littérature, leur ont échappé. Les Américains triomphent dans les disciplines dites «techniques» avec les prix d’économie (deux lauréats sur deux), de médecine (deux lauréats sur trois), de chimie (deux lauréats sur trois) et de physique (un lauréat sur trois). Un Suédois (médecine), un Japonais (chimie), un Russe et un Allemand (physique) ont réussi à se glisser dans ce palmarès. Un Chinois naturalisé français a pour sa part enlevé le prix de littérature. Comme l’an dernier, aucune femme n’a été distinguée. La dernière femme à avoir obtenu un Nobel est l’Américaine Jody Williams en 1997, conjointement avec la Campagne internationale pour l’interdiction des mines antipersonnel. Le 32e prix d’économie a été attribué aux Américains James Heckman et Daniel McFadden, deux spécialistes de la micro-économétrie, une méthodologie croisant l’économie et la statistique pour déterminer les raisons pour lesquelles des individus ou des groupes choisissent de travailler, d’étudier où encore de voyager. Le 94e prix de physique avait été attribué conjointement à trois pionniers des nouvelles technologies de l’information, pour moitié au Russe Jaurès Alferov et à l’Allemand Herbert Kroemer, et pour l’autre moitié à l’Américain Jack Kilby. Les trois physiciens ont été à la base du développement fulgurant de l’électronique au cours des quarante dernières années et de son entrée dans la vie de tous les jours. Le 91e prix de chimie a été donné aux Américains Alan Heeger et Alan MacDiarmid, et au Japonais Hideki Shirakawa qui ont démontré que le plastique pouvait conduire l’électricité. Ces «polymères conducteurs» servent notamment pour les afficheurs des téléphones portables et les écrans de télévision miniatures. Le 90e prix de médecine a récompensé deux neurologues américains, Paul Greengard et Éric Kandel, et un pharmacologue suédois, Arvid Carlsson. Les travaux des trois savants ont notamment permis de mieux comprendre la maladie de Parkinson et les mécanismes de la mémoire.
 La «saison Nobel» 2000 a pris fin vendredi avec l’attribution à Oslo du prix de la paix au président sud-coréen Kim Dae-Jung, portant à treize le nombre de lauréats distingués cette année. Grâce à leurs savants, souvent d’origine étrangère, les États-Unis ont une nouvelle fois écrasé le palmarès avec sept récipiendaires mais les deux distinctions les plus prestigieuses, les prix de la paix et de littérature, leur ont échappé. Les Américains triomphent dans les disciplines dites «techniques» avec les prix d’économie (deux lauréats sur deux), de médecine (deux lauréats sur trois), de chimie (deux lauréats sur trois) et de physique (un lauréat sur trois). Un Suédois (médecine), un Japonais (chimie), un Russe et un Allemand (physique) ont réussi à se glisser dans ce palmarès. Un Chinois naturalisé...