Espionnage L’Europe doit se protéger d’Echelon, préconise un rapport parlementaire français
le 12 octobre 2000 à 00h00
L’Europe doit se garder du réseau d’écoutes planétaire Echelon, sous tutelle américaine, qui constitue un «danger pour les libertés publiques et individuelles», selon un rapport parlementaire français publié hier. Le rapporteur, Arthur Paecht, un député de droite, a confirmé l’existence de ce réseau mondial d’interceptions des communications téléphoniques publiques et privées, fax et courriers électroniques et des données informatiques qu’il «qualifie de danger pour les libertés publiques et individuelles». Il se demande pourtant si Echelon «n’est pas à la limite de l’obsolescence», citant les «milliards de communications passées toutes les heures». Mais, ajoute le rapporteur, «plusieurs indices semblent inciter à croire qu’un nouveau système s’est constitué pour dépasser les limites d’Echelon grâce à de nouveaux moyens et sans doute à de nouveaux partenariats». Pour les besoins de son rapport, Paecht s’est entretenu avec une trentaine de spécialistes en France, en Allemagne et aux États-Unis. En France, il a pu rencontrer tous les acteurs civils et militaires du renseignement et du contre-espionnage, mais s’est «heurté à une fin de non-recevoir» des autorités américaines et britanniques du secteur. Selon le rapporteur, le refus américain, «pris, semble-t-il, au plus haut niveau après de nombreuses délibérations, a pour conséquence de relancer toutes les suspicions sur le rôle d’Echelon et des États-Unis en particulier». Paecht relève que le refus britannique s’est fondé sur le fait que le rapporteur «n’était même pas membre d’une délégation parlementaire chargée du contrôle des services de renseignement». Paecht propose une série de mesures, basées sur le «principe de précaution», pour pallier les dérives d’Echelon : production de logiciels «sûrs» dont on peut «s’imaginer qu’ils seront européens à relativement court terme»; «impérative» libéralisation, au niveau français, des programmes de cryptographie pour protéger les citoyens français; élaboration d’une déontologie du renseignement. Pour le rapporteur, l’Union européenne est «adaptée à la mise en place d’une réglementation commune en matière de cryptologie et de protection des données», ajoutant que le «niveau communautaire facilite également le dialogue avec le Royaume-Uni dont la position ambiguë (Londres est membre actif du réseau Echelon depuis sa création) devra être clarifiée». Les négociations internationales, suggère également Paecht, peuvent aussi être engagées au niveau de l’OCDE ou du G8, ce qui permettra d’y associer les États-Unis et le Canada.
L’Europe doit se garder du réseau d’écoutes planétaire Echelon, sous tutelle américaine, qui constitue un «danger pour les libertés publiques et individuelles», selon un rapport parlementaire français publié hier. Le rapporteur, Arthur Paecht, un député de droite, a confirmé l’existence de ce réseau mondial d’interceptions des communications téléphoniques publiques et privées, fax et courriers électroniques et des données informatiques qu’il «qualifie de danger pour les libertés publiques et individuelles». Il se demande pourtant si Echelon «n’est pas à la limite de l’obsolescence», citant les «milliards de communications passées toutes les heures». Mais, ajoute le rapporteur, «plusieurs indices semblent inciter à croire qu’un nouveau système s’est constitué pour dépasser les limites...
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