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Actualités - Communiques Et Declarations

Clinton toujours réticent à se rendre dans la région

Le président américain Bill Clinton a semblé hier réticent à se rendre au Proche-Orient dans un contexte de violence, malgré son désir de voir redémarrer le processus de paix dans lequel il s’est beaucoup impliqué. Interrogé par la presse sur un possible sommet ou voyage dans la région, M. Clinton est resté vague, affirmant que «la secrétaire d’État Madeleine Albright et moi-même pourrions y aller (...) Peut-être irons-nous tous les deux en temps voulu». «Nous n’avons pas besoin d’une rencontre pour une rencontre», a-t-il toutefois ajouté. M. Clinton a en revanche mis en avant ses contacts étroits avec le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan, qui se trouve au Proche-Orient où il vient d’entamer une navette entre Israéliens et Palestiniens. «J’ai parlé longuement ce matin avec le secrétaire général Kofi Annan et nous travaillons ensemble à nous assurer d’un retour à un calme réel», a-t-il déclaré. L’absence sur le terrain de représentant américain de haut niveau contraste par ailleurs avec la multiplication des voyages de personnalités internationales. Le président américain a également souligné à plusieurs reprises la nécessité de «restaurer le calme» rapidement après près de deux semaines d’affrontements meurtriers, laissant entendre qu’il ne comptait pas se rendre sur place dans un contexte de violence où il risquerait de se trouver pris au piège d’un climat passionnel, sans garantie de réussite. Washington cherche manifestement à éviter une réédition de la situation de la rencontre Albright-Arafat-Barak de mercredi dernier à Paris, où des engagements pris au cours des discussions de restaurer le calme n’ont à l’évidence pas suffi à apaiser la situation sur le terrain. Le président américain a également insisté sur la nécessaire reprise du processus de paix, l’un des objectifs majeurs de son double mandat qui s’achève en janvier. «Il n’y a pas d’autre alternative que celle de se remettre au travail ensemble (...) Nous devons faire en sorte que les gens cessent de mourir et nous remettre au travail ensemble», a-t-il insisté. Il a également fermement défendu sa décision, en juillet dernier, de convoquer le sommet de Camp David avec le Premier ministre israélien Ehud Barak et le président palestinien Yasser Arafat. Bien qu’il n’ait pas été possible de conclure un accord de paix, la situation serait aujourd’hui «pire» sur le terrain si ce sommet n’avait pas eu lieu, a-t-il estimé. Il a également cherché à préserver la position d’arbitre des États-Unis, saluant Ehud Barak qui a pris une «décision sage» en repoussant un ultimatum enjoignant les Palestiniens de cesser les violences, mais relevant parallèlement que Yasser Arafat avait aussi pris des mesures pour calmer la situation. Le regain de tension au Proche-Orient survient dans un contexte politique délicat aux États-Unis, où tout faux pas de la diplomatie américaine risque d’être récupéré dans la campagne électorale qui oppose le vice-président démocrate Al Gore au gouverneur républicain du Texas George W. Bush.
Le président américain Bill Clinton a semblé hier réticent à se rendre au Proche-Orient dans un contexte de violence, malgré son désir de voir redémarrer le processus de paix dans lequel il s’est beaucoup impliqué. Interrogé par la presse sur un possible sommet ou voyage dans la région, M. Clinton est resté vague, affirmant que «la secrétaire d’État Madeleine Albright et moi-même pourrions y aller (...) Peut-être irons-nous tous les deux en temps voulu». «Nous n’avons pas besoin d’une rencontre pour une rencontre», a-t-il toutefois ajouté. M. Clinton a en revanche mis en avant ses contacts étroits avec le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan, qui se trouve au Proche-Orient où il vient d’entamer une navette entre Israéliens et Palestiniens. «J’ai parlé longuement ce matin avec le secrétaire...