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Actualités - Communiques Et Declarations

Les Palestiniens redoutent une escalade pendant la campagne

Les dirigeants palestiniens redoutent que la campagne pour les élections anticipées en Israël ne donne lieu à une escalade de la violence et assurent que la paix est la seule chance de survie politique du Premier ministre israélien Ehud Barak. Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a émis des craintes que les dirigeants israéliens n’encouragent les affrontements pour augmenter leur popularité. «Apparemment, les hommes politiques israéliens qui infligent des blessures, tuent et menacent d’utiliser l’armée contre le peuple palestinien, obtiendront plus de voix», a estimé ce dirigeant palestinien à la radio Voix de la Palestine. Les partis de droite et de gauche en Israël ont récemment appelé à une action militaire plus dure et à des sanctions économiques à l’encontre des Palestiniens pour faire cesser l’intifada en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, qui a fait 292 morts, des Palestiniens dans leur écrasante majorité. «Nous espérons que pendant la campagne électorale, il n’y aura pas plus d’escalade, d’armes, de chars, de tirs et de missiles», a par ailleurs déclaré M. Erakat à la radio militaire israélienne. Le ministre palestinien de la Coopération internationale Nabil Chaath a estimé pour sa part que la seule chance de survie politique pour M. Barak était «de cesser son agression et sa folle guerre et d’ouvrir une voie qui pourrait lui donner une chance de réussir s’il veut une véritable paix». «En acceptant (les demandes d’élections anticipées de l’opposition) il fait face à une situation interne dont il ne peut sortir vainqueur à moins de proposer la paix aux Israéliens et non l’échec, la guerre et la destruction», a dit M. Chaath, cité par le quotidien palestinien al-Ayyam. Mais la capacité de M. Barak à parvenir à un accord de paix et à stopper les violences dépend aussi des Palestiniens, et plus particulièrement du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat qui refuse la proposition de M. Barak d’un État palestinien restreint à la Cisjordanie et la bande de Gaza avec une souveraineté symbolique sur Jérusalem-Est. Le Premier ministre israélien a suspendu le mois dernier les accords de paix conclus il y a sept ans à Oslo et les négociations avec les Palestiniens sont gelées depuis le sommet de Camp David en juillet. La députée palestinienne Hanane Achraoui a affirmé s’attendre à des pressions sur les Palestiniens pour qu’ils souscrivent à un accord de paix limité, afin de sauver Ehud Barak et son Parti travailliste, le favori des États-Unis et de l’Europe pour son discours en faveur des négociations. «Je m’attends à des efforts et des pressions intenses de la part des deux dirigeants en fin de parcours, celui de Washington (le président américain Bill Clinton) et celui de Tel-Aviv (M. Barak), pour faire accepter un accord de paix limité», a-t-elle déclaré. Nabil Abou Roudeina, proche conseiller de M. Arafat, a souhaité mardi soir que le prochain gouvernement reste engagé dans les accords de paix. «Nous avons conclu des accords avec des gouvernements israéliens et non pas avec des partis politiques», avait déclaré M. Abou Roudeina. Il a souhaité que «le gouvernement israélien issu de ces prochaines élections soit attaché au processus de paix et applique les accords conclus» avec les Palestiniens dans le cadre du processus de paix. Selon Mme Achraoui, bien qu’une victoire du parti de droite Likoud ne soit pas bénéfique pour le processus de paix, ce parti ne pourrait mener des actions punitives contre les Palestiniens, à l’instar du Parti travailliste au discours pourtant pacificateur. «C’est plutôt ironique que les dirigeants travaillistes aient acquis leur crédibilité en frappant les Palestiniens», a-t-elle affirmé, ajoutant que le Likoud ne peut se permettre les méthodes brutales des travaillistes car «il se sait observé».
Les dirigeants palestiniens redoutent que la campagne pour les élections anticipées en Israël ne donne lieu à une escalade de la violence et assurent que la paix est la seule chance de survie politique du Premier ministre israélien Ehud Barak. Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a émis des craintes que les dirigeants israéliens n’encouragent les affrontements pour augmenter leur popularité. «Apparemment, les hommes politiques israéliens qui infligent des blessures, tuent et menacent d’utiliser l’armée contre le peuple palestinien, obtiendront plus de voix», a estimé ce dirigeant palestinien à la radio Voix de la Palestine. Les partis de droite et de gauche en Israël ont récemment appelé à une action militaire plus dure et à des sanctions économiques à l’encontre des Palestiniens pour faire cesser...