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Actualités - Chronologie

En vogue Les signes extérieurs de richesse

Croco, vison, bijoux... L’hiver s’habille somptueux. Toute retenue oubliée, la mode mise sur la frime et le clinquant. La richesse est star. Voyante, impudique, «pleine aux as», elle s’exhibe. Le fric doit être visible. De New York à Milan et de Paris au Brésil l’argent, avec ou sans odeur, se pavane sans pudeur. Luxe tapageur, matières ultraprécieuses, glamour clinquant et haut en couleur. Le ridicule ne tue plus personne. La fourrure chasse le cachemire, le croco remplace le python, les perles aussi grosses que des noisettes se portent en six rangs. Le doré combat l’argent, le renard le drap des vestes, l’inaccessible d’hier devient le quotidien d’aujourd’hui et la discrétion du misérabilisme... Dans les grandes boutiques de Paris, on ne propose plus le classique sac Hermès ou le briquet Cartier mais le «total look» en crocodile. Le manteau de fourrure doit battre les talons et être à rayures de couleurs différentes. Le tour du cou en fourrure des temps passés c’est de la préhistoire, les ceintures-chaînettes ne se portents plus qu’en véritable. Même la broche, cette relique devenue bijou d’arrière-grand-mère, revient en vogue cette saison à condition d’être en brillant. En Extrême-Orient, aux États-Unis, comme en Europe, l’économie repart, les gens deviennent flambeurs et craquent pour les objets-symboles d’opulence. On donne déjà un nom aux acheteurs: «les nouveaux riches de la Net-économie». Une multitude de gens frustrés de ces achats mythiques, prohibés jusque-là aux personnes raisonnables, succombent, ravis, aux tentations. Au Liban, comme l’attitude «hédoniste» fait partie du quotidien, sans parler de la frime, trait endémique de notre terre, le phénomène n’est pas notable. Les exceptions, bien sûr, existent... Mais heureusement on est encore loin de ce qui se passe ailleurs. Dans une grande ville du nouveau monde, des clients font la queue pour acheter pour leur bébé le nouveau manteau en vison blanc de Gucci, taille six mois. Il ne coûte que 3371 dollars, en solde... Une véritable aubaine pour les petits frileux. Pour une fois les Libanais face à de tels excès, ne font pas figure de nouveaux riches... Lég 1= Le luxe rétro, fourrure et or chez Prada. 2= Le tout en fourrure chez Christian Dior. 3= Vison et or de la tête aux pieds chez Dior.
Croco, vison, bijoux... L’hiver s’habille somptueux. Toute retenue oubliée, la mode mise sur la frime et le clinquant. La richesse est star. Voyante, impudique, «pleine aux as», elle s’exhibe. Le fric doit être visible. De New York à Milan et de Paris au Brésil l’argent, avec ou sans odeur, se pavane sans pudeur. Luxe tapageur, matières ultraprécieuses, glamour clinquant et haut en couleur. Le ridicule ne tue plus personne. La fourrure chasse le cachemire, le croco remplace le python, les perles aussi grosses que des noisettes se portent en six rangs. Le doré combat l’argent, le renard le drap des vestes, l’inaccessible d’hier devient le quotidien d’aujourd’hui et la discrétion du misérabilisme... Dans les grandes boutiques de Paris, on ne propose plus le classique sac Hermès ou le briquet Cartier mais le...