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Actualités - Communiques Et Declarations

HAÏTI Aristide rejette les accusations de dictature

Jean-Bertrand Aristide, assuré d’être le prochain président d’Haïti après l’élection de dimanche, a affirmé qu’il était «toujours ouvert au dialogue avec la communauté internationale». «Je suis convaincu que nous aurons très rapidement des rencontres, j’ai toujours été ouvert au dialogue avec la communauté internationale», a déclaré M. Aristide lors d’une conférence de presse au siège de sa fondation à Tabarre (est de la capitale). «Nous devons protéger notre dignité, trouver des compromis mais il nous faudra de la patience et du temps», a-t-il ajouté. Le futur président, qui prendra ses fonctions le 7 février 2001, a affirmé d’autre part que le gouvernement qu’il va former sera «le reflet de l’ouverture d’esprit indispensable au redressement du pays». «L’image du changement sera lumineuse et on y retrouvera cette volonté de bâtir Haïti avec toutes les forces réunies», a-t-il précisé, soulignant que son gouvernement ne serait pas composé uniquement de représentants de son parti, la Famille Lavalas (l’avalanche en créole). Il a balayé d’un revers de la main les accusations de ses adversaires politiques qui l’accusent de vouloir instaurer une nouvelle dictature. «Haïti ne retournera jamais à la dictature», s’est-il exclamé, réfutant en outre toute modification de la Constitution vers une forme de «présidence à vie». «Ce n’est pas dans mon agenda», a-t-il déclaré. Se refusant à commenter les résultats des élections de dimanche, il a estimé qu’il «n’y a pas de cassure entre moi et le peuple haïtien mais une communion profonde entre le peuple et moi, fils du peuple». «Le moment est venu de transcender deux siècles de violence et de nous regarder dans le blanc des yeux, au-delà de nos divergences idéologiques», a-t-il dit. «Au-delà de nos divergences idéologiques, il y a un pays (...) et c’est cela la voie royale qui va nous conduire à la célébration de 2004» qui marque le bicentenaire de l’indépendance d’Haïti, a-t-il encore indiqué. Alors que le Conseil électoral provisoire (CEP) a avancé un taux de participation de 60,5 %, l’opposition a affirmé que pas plus de 5 % des électeurs avaient participé au scrutin de dimanche. D’autres sources, dont les observateurs américains de l’organisation humanitaire non gouvernementale Global Exchange, ont estimé à 30 % la participation dans la capitale. Les résultats de l’élection présidentielle et des sénatoriales partielles (renouvellement de 9 sénateurs sur 27) devraient être connus avant jeudi.
Jean-Bertrand Aristide, assuré d’être le prochain président d’Haïti après l’élection de dimanche, a affirmé qu’il était «toujours ouvert au dialogue avec la communauté internationale». «Je suis convaincu que nous aurons très rapidement des rencontres, j’ai toujours été ouvert au dialogue avec la communauté internationale», a déclaré M. Aristide lors d’une conférence de presse au siège de sa fondation à Tabarre (est de la capitale). «Nous devons protéger notre dignité, trouver des compromis mais il nous faudra de la patience et du temps», a-t-il ajouté. Le futur président, qui prendra ses fonctions le 7 février 2001, a affirmé d’autre part que le gouvernement qu’il va former sera «le reflet de l’ouverture d’esprit indispensable au redressement du pays». «L’image du changement sera...