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Actualités - Chronologie

Le gouvernement Barak plus que jamais menacé par des élections anticipées

L’opposition de droite israélienne espérait hier mobiliser une majorité absolue pour voter une proposition de loi sur des élections anticipées aujourd’hui, malgré la décision de la Cour suprême de reporter l’examen des modalités de ce vote au Parlement. Le gouvernement de Ehud Barak, qui ne dispose plus d’une majorité à la Knesset depuis la défection au début juillet de trois partis de sa coalition, se bat pour sa survie. Le Premier ministre ne dispose plus du soutien assuré que d’une quarantaine de députés sur 120. «Ehud Barak est aux abois et tente de grappiller du temps», constate Yaron Dekel, le commentateur politique de la radio publique. Pour asséner le coup fatal, l’opposition doit mobiliser 61 voix sur 120 s’il s’agit d’une motion de censure ou faire passer une loi de dissolution du Parlement. La semaine dernière, le président de la Knesset Avraham Burg, passant outre l’avis du conseiller juridique du Parlement, a décidé que l’adoption en première lecture de la proposition de loi sur des élections anticipées nécessitait une majorité absolue, ce que l’opposition conteste. Appelée à trancher, la Cour suprême a finalement préféré reporter sa décision en estimant que la question était d’une telle importance institutionnelle qu’elle devait être tranchée par un «forum élargi» de cinq à sept juges. À la suite de ce report, dont la durée n’a pas été précisée, la Cour devrait trancher après le vote du Parlement mardi. Le député du Likoud Limor Livnat a toutefois assuré que l’opposition parviendra à mobiliser 61 voix, «ce qui rendra la décision de la Cour suprême purement théorique». Dans ce cas de figure en effet la loi sera adoptée. Le texte devra ensuite être voté en deuxième et troisième lecture avant de prendre effet. Mais comme le soulignait la radio militaire, «toutes les lois sur la dissolution du Parlement adoptées en première lecture ont été jusqu’au bout». La position de M. Barak est effectivement très fragile. Le chef du Likoud (19 députés), le grand parti de droite, Ariel Sharon, a rejeté la proposition de M. Barak de former un «gouvernement d’urgence nationale» pour faire face à la vague de violences, qui déferle depuis le 28 septembre dans les territoires palestiniens. Le dirigeant du puissant Shass (17 députés) Eli Yishaï a annoncé la semaine dernière qu’il retirait «le filet de sécurité» accordé pendant un mois au gouvernement par cette formation ultraorthodoxe. Le député arabe israélien Azmi Béchara a également affirmé lundi à la radio publique qu’il voterait en faveur d’élections anticipées, en soulignant qu’il «ne voit pas ce gouvernement se diriger vers un accord politique avec les Palestiniens». L’inconnue demeure à propos de l’attitude du parti laïc Shinouï. Son chef Tommy Lapid a affirmé qu’il n’avait pas pris de décision, mais que les six députés de cette formation voteraient «tous dans le même sens». Sans le Shinouï, le Likoud peut toutefois compter, sauf défections de dernière minute, sur au moins 61 à 63 députés. L’opposition de droite est d’autant moins encline à la moindre souplesse que M. Barak continue sa descente aux enfers dans les sondages. Benjamin Netanyahu, le précédent Premier ministre de droite, est crédité d’une avance de 21 points sur M. Barak si des élections avaient lieu actuellement, selon un sondage publié vendredi. M. Sharon, qui a été longtemps devancé par M. Barak, a lui creusé un écart sans précédent de 11 points, témoignant de la chute de la popularité du Premier ministre.
L’opposition de droite israélienne espérait hier mobiliser une majorité absolue pour voter une proposition de loi sur des élections anticipées aujourd’hui, malgré la décision de la Cour suprême de reporter l’examen des modalités de ce vote au Parlement. Le gouvernement de Ehud Barak, qui ne dispose plus d’une majorité à la Knesset depuis la défection au début juillet de trois partis de sa coalition, se bat pour sa survie. Le Premier ministre ne dispose plus du soutien assuré que d’une quarantaine de députés sur 120. «Ehud Barak est aux abois et tente de grappiller du temps», constate Yaron Dekel, le commentateur politique de la radio publique. Pour asséner le coup fatal, l’opposition doit mobiliser 61 voix sur 120 s’il s’agit d’une motion de censure ou faire passer une loi de dissolution du...