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Actualités - Communiques Et Declarations

L’Égypte veut conserver son rôle d’intermédiaire dans le processus de paix

L’Égypte, dont le président Hosni Moubarak accueillera demain dimanche un émissaire israélien, est toujours décidée à poursuivre son rôle de principal intermédiaire régional dans le processus de paix, malgré le rappel de son ambassadeur en Israël. Trois jours après avoir rappelé son ambassadeur en Israël pour protester contre «l’usage excessif de la force» par l’État hébreu contre les Palestiniens, M. Moubarak a annoncé vendredi qu’il allait recevoir un émissaire du Premier ministre israélien Ehud Barak. Il s’entretiendra dimanche avec le conseiller de M. Barak à la sécurité, Danny Yatom, a confirmé la présidence du Conseil à Jérusalem. M. Moubarak a réaffirmé, dans des déclarations publiées par le quotidien gouvernemental al-Goumhouriya, les deux constantes de sa politique au Proche-Orient : le soutien aux droits du peuple palestinien et l’attachement à la paix comme choix stratégique. Le chef d’État égyptien a expliqué sa décision de rappeler son ambassadeur comme un signal marquant le mécontentement de son pays face aux «frappes israéliennes par les avions et les missiles contre les villes et les civils palestiniens» qu’il a qualifiées «de terribles et injustifiées». Il a également placé le rappel de l’ambassadeur dans le contexte des avertissements qu’il a adressés à plusieurs reprises, selon lui, au Premier ministre israélien, contre une «extension de la violence à plusieurs autres endroits dans la région». «J’ai dit à Barak avant, au cours et après le sommet de Charm el-Cheikh (16 et 17 octobre) que les frappes contre les Palestiniens par les avions et les missiles ne résoudront pas le problème, au contraire elles vont attiser le feu» dans la région, a-t-il déclaré. M. Moubarak a affirmé qu’il allait «avertir à nouveau», lors de sa rencontre avec l’émissaire de M. Barak, que «la situation est dangereuse». Les entretiens que doit avoir M. Moubarak avec un émissaire israélien interviendront après des consultations, mercredi, avec le président palestinien Yasser Arafat sur «les moyens de mettre fin» à la dégradation de la situation dans les territoires palestiniens. M. Arafat réclame «un arrêt des agressions israéliennes» pour une reprise des négociations de paix gelées depuis l’éclatement de la révolte palestinienne le 28 septembre à la suite de la visite du chef du Likoud Ariel Sharon sur l’Esplanade des mosquées. Et pour le soutenir, M. Moubarak a posé la même condition pour le retour de son ambassadeur en Israël. Plutôt qu’un signe de désengagement du processus, de paix, le rappel de l’ambassadeur égyptien en Israël marque la volonté du Caire de «rééquilibrer», en faveur des Palestiniens, ce processus comme l’a expliqué son ministre des Affaires étrangères Amr Moussa. Israël mène «une politique d’intimidation et de terrorisme» pour imposer aux Palestiniens un règlement basé «sur ses intérêts» en profitant de «la protection de superpuissances afin d’amener les Arabes à la soumission», a déclaré mercredi M. Moussa. Il a averti Israël que cette politique, qu’il a qualifiée «d’erreur stratégique», ne sera pas payante. «Israël pense qu’il peut ainsi amener les Arabes à accepter n’importe quel règlement qu’il leur offre, mais ceci ne marchera pas», a-t-il dit. M. Moubarak a lui aussi affirmé vendredi «qu’il ne peut y avoir de paix (...) avec la privation du peuple palestinien de son droit normal à vivre en sécurité sur son territoire».
L’Égypte, dont le président Hosni Moubarak accueillera demain dimanche un émissaire israélien, est toujours décidée à poursuivre son rôle de principal intermédiaire régional dans le processus de paix, malgré le rappel de son ambassadeur en Israël. Trois jours après avoir rappelé son ambassadeur en Israël pour protester contre «l’usage excessif de la force» par l’État hébreu contre les Palestiniens, M. Moubarak a annoncé vendredi qu’il allait recevoir un émissaire du Premier ministre israélien Ehud Barak. Il s’entretiendra dimanche avec le conseiller de M. Barak à la sécurité, Danny Yatom, a confirmé la présidence du Conseil à Jérusalem. M. Moubarak a réaffirmé, dans des déclarations publiées par le quotidien gouvernemental al-Goumhouriya, les deux constantes de sa politique au Proche-Orient : le...