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Actualités - Chronologie

La droite israélienne rêve de revenir au pouvoir

Fondant ses espoirs sur le sentiment croissant dans l’opinion que le Premier ministre Ehud Barak a doublement échoué sur le plan politique et dans sa recherche de la paix, la droite israélienne rêve d’un retour au pouvoir, un an et demi après sa défaite électorale. Dans un sondage paru vendredi, soixante-dix-huit pour cent des personnes interrogées par l’institut Gallup pour le quotidien Maariv se disent insatisfaites de l’attitude de Barak depuis qu’ont commencé les troubles. Plus de 262 personnes, essentiellement des Palestiniens, ont péri dans les violences. Cet affaiblissement du chef du gouvernement dans les sondages, ainsi que sa mise en minorité à la Knesset où les travaillistes ne représentent qu’à peine un quart des sièges ont augmenté les chances électorales du dirigeant du Likoud, Ariel Sharon, et de l’ancien Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu, estiment les analystes. Ehud Barak est accusé de répondre de manière ambiguë au soulèvement palestinien, est perçu comme insensible aux attentes d’importants groupes de la société israélienne et comme un mauvais administrateur : autant de reproches qui ont redonné confiance à la droite israélienne. Étant donné les chances infimes de conclure un traité de paix avec les Palestiniens qui devait constituer le point marquant de son mandat, Ehud Barak ne peut espérer mieux que de forger une coalition gouvernementale avec le Likoud, selon les analystes. Mais avec la fin du délai d’un mois qu’avait accordé le parti ultraorthodoxe Shass à Barak et l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations entre Barak et Sharon, la perspective la plus probable est la tenue d’élections anticipées, peut-être entre avril et juin. La première des trois lectures d’une loi convoquant ces nouvelles élections pourrait avoir lieu mardi à la Knesset. «Je suis certain que nous nous dirigeons vers une élection anticipée et mon sentiment est qu’elle aura lieu en avril-mai, car peu importe la manière dont vous considérez la chose, M. Barak est fini», estime Shimon Shiffer, correspondant diplomatique chevronné du plus grand quotidien israélien, Yedioth Ahronoth. «Sa seule chance de survie est de parvenir à un accord avec (le président palestinien Yasser) Arafat. Ensuite il pourra convoquer une élection anticipée et aller au devant du public en disant : Regardez, vous avez souffert de mon comportement. Mais au moins vous avez la paix avec les Palestiniens, la fin du conflit», a ajouté Shiffer. Néanmoins, les conseillers de Barak concèdent en privé qu’il y a peu de chance que les pourparlers reprennent. Les sondages d’opinion accordent à Netanyahu, battu en 1999 par Barak, les meilleures chances de s’imposer actuellement. Netanyahu avait marqué une pause depuis sa défaite, se tenant à l’écart de la politique. Mais depuis qu’il a été lavé des accusations de corruption pesant sur lui fin septembre, il intervient de plus en plus fréquemment sur la scène politique. Craignant un retour de «Bibi», Barak et Sharon pourraient former un gouvernement d’union nationale qui leur garantirait de conserver le pouvoir et retarderait cette éventualité. Pour l’instant, les deux hommes ont cependant été incapables de surmonter leurs divergences sur la manière de faire la paix et de combattre la violence. Dans le même temps, Barak a également réussi à perdre le soutien des Arabes israéliens, qui représentent près d’un cinquième de la population. Ils l’accusent d’avoir répondu de manière absurde à la mort de 13 des leurs, tués par la police au cours de manifestations anti-israéliennes. Il a aussi perdu le soutien d’un autre cinquième de la population, les immigrés russes majoritairement laïques, qui l’accusent d’avoir oublié ses promesses de réduire le pouvoir des ultraorthodoxes juifs et d’être trop souple avec les Arabes. Les Palestiniens affirment ne pas voir de différence majeure entre les politiques de paix de Netanyahu et de Barak, même si ce dernier a brisé à Camp David en juillet des tabous que le premier n’a certainement jamais envisagé de rompre. Certains admettent même en privé préférer Netanyahu car son intransigeance renforce la symptahie pour leur cause dans l’opinion mondiale. Un haut militant du Likoud, Yossi Olmert, estime lui que la différence entre les deux hommes, pour les Israéliens, est que Netanyahu exige qu’il y ait réciprocité avec les Palestiniens. «S’ils donnent, ils obtiennent. S’ils ne donnent pas, ils n’ont pas», dirait Netanyahu, selon Olmert. Une approche qui conduit à une impasse selon les Palestiniens et la gauche israélienne.
Fondant ses espoirs sur le sentiment croissant dans l’opinion que le Premier ministre Ehud Barak a doublement échoué sur le plan politique et dans sa recherche de la paix, la droite israélienne rêve d’un retour au pouvoir, un an et demi après sa défaite électorale. Dans un sondage paru vendredi, soixante-dix-huit pour cent des personnes interrogées par l’institut Gallup pour le quotidien Maariv se disent insatisfaites de l’attitude de Barak depuis qu’ont commencé les troubles. Plus de 262 personnes, essentiellement des Palestiniens, ont péri dans les violences. Cet affaiblissement du chef du gouvernement dans les sondages, ainsi que sa mise en minorité à la Knesset où les travaillistes ne représentent qu’à peine un quart des sièges ont augmenté les chances électorales du dirigeant du Likoud, Ariel Sharon,...