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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : développement de l’offre du dollar

Le marché des changes de Beyrouth a repris ses activités hier, au lendemain du chômage de l’Indépendance, dans un climat plus propice à la livre libanaise. En effet, l’offre en dollar s’est un peu développée dans une proportion dépassant les besoins des opérateurs en cette monnaie à des fins commerciales, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette élargie d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente est venu délimiter la marge de fluctuation du billet vert. C’est ainsi qu’il a été fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, tout en se négociant au-dessous du haut de cette fourchette, entre 1 512,75 et 1 513,75 LL, après 1 512,00/1 513,00 LL par moments, sous le poids de quelques offres. Mais, compte tenu de l’étroitesse de la demande, le volume d’affaires de la journée d’hier ne parvenait pas à prendre de dimensions, selon les cambistes, pour ne pas dépasser au total quelque huit millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place dans un marché équilibré de lui-même. L’euro vulnérable sans le soutien de la BCE À l’étranger, les opérateurs ont envoyé l’euro par moments sous le seuil psychologique de 0,84 dollar hier sur les marchés des changes internationaux, en l’absence de nouvelles interventions de la Banque centrale européenne (BCE). La dernière salve de l’institut d’émission européen, intervenu en solo pour venir en aide à la monnaie unique, remonte à près de deux domaines, le 9 novembre courant. L’ampleur des fluctuations à la baisse de l’euro a toutefois été accentuée, d’après les cambistes, par la fermeture des marchés aux États-Unis pour le Thanksgiving Day et au Japon pour cause de jour férié. Il y a eu un peu de spéculation au courant de la journée sur une intervention de la BCE puis, celle-ci ne se montrant pas, les opérateurs ont revendu de l’euro au profit du dollar, fait-on remarquer dans les milieux cambistes londoniens. Cette situation risque de durer jusqu’à lundi prochain, car la plupart des opérateurs des États-Unis et du Japon vont faire le pont. De ce fait, la tendance est restée à la baisse pour l’euro, alors que les flux de capitaux continuent d’affluer d’Europe vers les États-Unis, selon les professionnels de marché. Par ailleurs, les responsables européens n’ont pas fait preuve de beaucoup d’optimisme hier : Wim Duisenberg, le président de la BCE, s’est montré franchement préoccupé par la faiblesse de l’euro. «L’euro est parti dans une direction que nous n’aimons pas» et son taux de change «continue de nous préoccuper», a-t-il déclaré hier devant la commission économique et monétaire du Parlement européen. Il s’est cependant dit «convaincu qu’à un moment donné, il y aura renversement de vapeur». De son côté, le gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, s’est refusé hier à tout optimisme sur la croissance européenne, soulignant que l’économie en Europe restait dans un «univers incertain» et qu’elle devait «bien se comporter», car elle était confrontée à des «aléas». Le dollar est resté donc vigoureux malgré la poursuite du feuilleton politique aux États-Unis où l’issue des élections américaines n’est toujours pas réglée. Le dernier épisode, la nuit dernière, s’est traduit par un appel des républicains devant la Cour suprême des États-Unis, après la décision de la Cour suprême de Floride d’accepter les décomptes manuels dans certains comtés de cet État. Par ailleurs, la livre sterling a décroché par rapport au billet vert, repassant sous le seuil psychologique de 1,40 dollar, après la confirmation d’un ralentissement de l’économie britannique au troisième trimestre. Le Produit intérieur brut (PIB) britannique a affiché une maigre croissance de 0,7 % au troisième trimestre par rapport au deuxième, et de 2,9 % sur un an, soit des taux inférieurs aux objectifs de croissance au Royaume-Uni. C’est dans ce contexte que le dollar s’est finalement négocié, à Londres, sur un ton ferme comme suit : – 0,8403 pour un euro contre 0,8455, la veille à New York – 1,3995 pour un sterling contre 1,4070 – 2,3275 DM contre 2,3135 – 7,8065 FF contre 7,7590 – 1,8110 FS contre 1,8000 – 2 304,25 lires contre 2 290,35 – 110,30 yens contre 110,20. Bourse de Beyrouth : tendance mitigée À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée hier, au lendemain du chômage de l’Indépendance, avec la hausse des actions B de Solidere de 7 1/8 à 7 3/8 dollars et la baisse des actions C de la Byblos Bank de 2,00 à 1 3/4 dollar, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu invariablement à 64,54 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires abandonnait 0,57 % à 141,32 points. Ce mouvement s’est produit, comme tous les jours, dans des volumes d’affaires très minces, avec au total 56 789 actions négociées d’une valeur de 59 138 dollars. Bourses européennes : rebond technique pendant le Thanksgiving Les Bourses européennes ont terminé la séance de jeudi en progrès à la faveur d’un rebond technique, dans des affaires rendues par ailleurs calmes par le congé du Thanksgiving aux États-Unis. En outre, beaucoup d’opérateurs européens s’abstiennent d’intervenir tant que l’imbroglio des élections présidentielles n’est pas réglé. À l’heure de clôture de la plupart des places européennes, l’indice FTSE Eurotop 300 gagnait 0,95 %, tandis que l’indice DJ Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, progressait de 1,31 %, tiré à la hausse par les valeurs de télécommunications et les technologiques. L’indice sectoriel DJ Stoxx des télécoms progressait de 2,89 %, tandis que ceux des technologiques et des médias gagnaient respectivement 2,27 et 1,38 %. «C’est un rebond technique sans signification du fait de l’absence de direction venue de Wall Street fermée pour le Thanksgiving Day», estimait toutefois un trader parisien qui jugeait la tendance de fond toujours baissière en l’absence de visibilité politique aux États-Unis. Porté par l’annonce d’un partenariat avec l’éditeur de jeux vidéo Titus Interactive, TF1 gagnait 7,39 %, soit la plus forte hausse de l’indice parisien CAC 40. Titus gagnait 4,79 %. Parmi les autres plus fortes hausses, le groupe français Alcatel bondissait de 7,36 %, tandis que le britannique Marconi gagnait 5,36 %. «Beaucoup de ces sociétés sont revenues à d’importants seuils de soutien. À 7,25 livres, Marconi revient à son niveau de novembre 1999», a observé Gray Dugan (JP Morgan Investment Management) en soulignant que certains cours actuels représentent de bonnes opportunités d’achat. Les principales valeurs de télécommunications ont également rebondi après leurs pertes des jours précédents. Vodafone a gagné 3,52 %, Cable & Wireless 5,02 % et British Telecom 3,39 %, tandis que France Télécom reprenait 3,24 % et sa filiale Internet Wanadoo 3,75 %. À noter également, aux pharmaceutiques, la bonne tenue de SmithKline Beecham et de Glaxo Wellcome, en progrès de 2,16 %, tandis qu’AstraZeneca gagnait 2,61 %. Danone, en lourd recul au cours des deux dernières séances, a repris 6,3 %, le marché ayant bien accueilli l’annonce de la rupture de ses entretiens de rachat du géant américain Quaker Oats. Aux valeurs de la distribution, Safeway a progressé de 3,8 % après l’annonce de projets de modifications de ses magasins pour soutenir l’impressionnant rétablissement de son chiffre d’affaires. Parmi les valeurs en recul, le groupe financier néerlandais ABN Amro a perdu 5,5 %, en raison d’inquiétudes suscitées par son projet de racheter Michigan National Corp à National Australia Bank pour 2,75 milliards de dollars. British American Tobacco a chuté de 6,29 % après qu’un tribunal américain eut annulé un jugement de 1996 favorable à sa filiale Brown & Williamson.
Le marché des changes de Beyrouth a repris ses activités hier, au lendemain du chômage de l’Indépendance, dans un climat plus propice à la livre libanaise. En effet, l’offre en dollar s’est un peu développée dans une proportion dépassant les besoins des opérateurs en cette monnaie à des fins commerciales, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette élargie d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente est venu délimiter la marge de fluctuation du billet vert. C’est ainsi qu’il a été fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, tout en se négociant au-dessous du haut de cette fourchette, entre 1 512,75 et 1 513,75 LL, après 1 512,00/1 513,00 LL par moments, sous le poids de quelques offres. Mais, compte tenu de l’étroitesse...