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Actualités - Chronologie

Les folles ventes Warhol, MM ou Kennedy

La dispersion des effets personnels de Maria Callas, les 2 et 3 décembre à Paris, s’inscrit dans la ligne des folles enchères de souvenirs de célébrités, qui a débuté en 1988 par la vente Andy Warhol. Cette année là, chez Sotheby’s à New York, l’extravagante collection de 10 000 objets entassés par le roi du pop art avait été vendue pour 25,3 millions de dollars, lors d’un marathon de dix jours qui avait attiré 60 000 curieux du monde entier. Ce résultat doublait l’estimation haute de Sotheby’s qui avait soigneusement orchestré la promotion de cette opération, pour un coût de 500 000 dollars. La maison de ventes avait produit le catalogue le plus coûteux de son histoire (95 dollars), mais aussi le plus lourd (4 kilos). Le seul nom de Warhol avait déclenché des achats irrationnels, pour ne pas dire hystériques. À titre d’exemple, trois montres-bracelet en plastique, d’une valeur de 50 dollars, que l’artiste n’avait jamais portées, étaient parties à 2 640 dollars. Autre folie, les souvenirs du mythe Jackie O’(Kennedy), proposés aux enchères chez Sotheby’s à New York en avril 1996 et qui avaient rapporté de l’or à ses enfants John et Caroline : 34,4 millions de dollars. Comme pour Andy Warhol, les objets les plus personnels, ou ceux dont l’authenticité était confirmée par des photos connues, furent ceux qui ont atteint des prix stratosphériques. Les trois rangs de fausses perles de l’ancienne First Lady, estimés 500 à 700 dollars, avaient été adjugés 211 500 dollars. En octobre 1999 enfin, Christie’s avait, après une intense campagne promotionnelle, dispersé 1 500 objets personnels de Marilyn Monroe, pour un total de 13,4 millions de dollars, dont 1,3 million pour la robe mythique portée par la star pour chanter Happy Birthday Mister President à John F. Kennedy, en 1962.
La dispersion des effets personnels de Maria Callas, les 2 et 3 décembre à Paris, s’inscrit dans la ligne des folles enchères de souvenirs de célébrités, qui a débuté en 1988 par la vente Andy Warhol. Cette année là, chez Sotheby’s à New York, l’extravagante collection de 10 000 objets entassés par le roi du pop art avait été vendue pour 25,3 millions de dollars, lors d’un marathon de dix jours qui avait attiré 60 000 curieux du monde entier. Ce résultat doublait l’estimation haute de Sotheby’s qui avait soigneusement orchestré la promotion de cette opération, pour un coût de 500 000 dollars. La maison de ventes avait produit le catalogue le plus coûteux de son histoire (95 dollars), mais aussi le plus lourd (4 kilos). Le seul nom de Warhol avait déclenché des achats irrationnels, pour ne pas ...