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Actualités - Chronologie

Russie Blair à Moscou lundi pour sceller son amitié avec Poutine

 Le Premier ministre britannique Tony Blair est attendu lundi soir à Moscou pour une visite officielle de 24 heures que la Russie espère propice au développement des investissements britanniques et au renforcement de ses relations avec un partenaire européen privilégié. M. Blair rencontrera le Premier ministre russe Mikhaïl Kassianov mardi matin avant d’être reçu par le président Vladimir Poutine au Kremlin. La rencontre avec le chef de l’État russe sera suivie d’un déjeuner à l’issue duquel M. Blair reprendra l’avion pour Londres, selon un programme diffusé mardi par le ministère russe des Affaires étrangères. L’objectif de cette visite est de «mettre en place des relations privilégiées entre la Russie et l’Europe occidentale, et de donner une impulsion aux relations commerciales entre Moscou et Londres», selon des sources diplomatiques citées par l’agence Itar-Tass. Les deux hommes se sont déjà rencontrés à quatre reprises depuis l’élection de M. Poutine à la présidence russe le 26 mars dernier et ils ont semblé nouer des liens personnels. Le chef du gouvernement britannique avait été le premier dirigeant européen à venir rencontrer M. Poutine en Russie, à Saint-Pétersbourg, en mars, alors qu’il n’était que président par intérim. À son tour, le président Poutine avait choisi de se rendre à Londres à l’occasion de son premier voyage officiel hors de la CEI (Communauté des États indépendants, les ex-républiques soviétiques, moins les trois États baltes). Le quotidien britannique Daily Telegraph avait alors estimé que les deux hommes «semblaient avoir lié les relations les plus étroites entre un dirigeant russe et un Premier ministre britannique depuis que Mikhaïl Gorbatchev et (l’ancien Premier ministre) Margaret Thatcher s’étaient rendu compte qu’ils pouvaient faire des affaires ensemble». À Moscou, les observateurs ont noté que M. Blair était le seul parmi tous les dirigeants européens à avoir mis en place une «realpolitik» dans ses relations avec l’ancien officier du KGB devenu le maître du Kremlin. Il a ainsi évité de critiquer la Russie dans le domaine des droits de l’homme, contrairement à Paris qui a sévèrement jugé l’intervention militaire russe en Tchétchénie (Caucase du Nord) et dont les relations avec Moscou ne se sont améliorées que fin octobre lors de la visite de M. Poutine en France. «La Grande-Bretagne, même si elle ne soutient pas l’action de la Russie en Tchétchénie, et malgré des désaccords en ce qui concerne l’Irak et la Yougoslavie, n’a pas lié ses relations avec la Russie à ces sujets», estime un expert du quotidien russe Nezavissimaïa Gazeta, Dmitri Gornostaïev. «M. Blair s’est montré le plus pragmatique et il a été le premier à comprendre qu’il pouvait occuper une place privilégiée auprès de la Russie en tant que premier partenaire européen», ajoute-t-il. Pour la Russie, la Grande-Bretagne peut «jouer le rôle de passerelle aussi bien vers l’Europe que vers les États-Unis», même si l’Allemagne demeure son principal partenaire économique, a souligné pour sa part l’analyste Dmitri Trenine de la fondation Carnegie à Moscou. La Grande-Bretagne, avec 1,03 milliard de dollars, est le troisième principal investisseur en Russie, après les États-Unis et l’Allemagne, selon les statistiques russes.
 Le Premier ministre britannique Tony Blair est attendu lundi soir à Moscou pour une visite officielle de 24 heures que la Russie espère propice au développement des investissements britanniques et au renforcement de ses relations avec un partenaire européen privilégié. M. Blair rencontrera le Premier ministre russe Mikhaïl Kassianov mardi matin avant d’être reçu par le président Vladimir Poutine au Kremlin. La rencontre avec le chef de l’État russe sera suivie d’un déjeuner à l’issue duquel M. Blair reprendra l’avion pour Londres, selon un programme diffusé mardi par le ministère russe des Affaires étrangères. L’objectif de cette visite est de «mettre en place des relations privilégiées entre la Russie et l’Europe occidentale, et de donner une impulsion aux relations commerciales entre Moscou et...