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Actualités - Chronologie

ÉTATS-UNIS La Cour suprême suspend l’exécution d’un arriéré mental au Texas

La Cour suprême des États-Unis a suspendu l’exécution prévue au Texas de John Paul Penry, un handicapé mental et analphabète de 44 ans, condamné en 1981 pour le viol et le meurtre d’une jeune fille. Selon la copie de l’ordonnance, les neuf juges vont décider de se saisir ou pas de l’affaire sur le fond et ont choisi dans l’intervalle de suspendre la procédure d’exécution. Une décision devrait être prise dans les prochains jours. C’est la deuxième fois en onze ans que son exécution imminente est ainsi arrêtée par la Haute Cour. L’arrêt suspensif de la cour est intervenu environ deux heures et demie avant l’exécution par injection mortelle du condamné, à la prison de Huntsville, près de Houston (Texas). «Alléluia !», s’est écrié l’un des avocats de M. Penry, devant l’unité Walls de la prison où ont lieu les exécutions. La perspective de cette exécution avait soulevé un concert de protestations internationales ainsi que la réprobation de grands quotidiens aux États-Unis. Selon les experts qui l’ont examiné, John Paul Penry souffre d’arriération mentale et dispose de capacités intellectuelles extrêmement limitées : il a l’âge mental d’un enfant de six à sept ans et un quotient intellectuel de 55. Pour l’accusation, M. Penry est un psychopathe comédien, suffisamment intelligent pour être capable de discerner le bien du mal. Il avait été condamné à mort en 1981 pour le viol et le meurtre deux ans plus tôt à Tyler (Texas) de Pamela Carpenter. En 1989, la Cour suprême avait déjà suspendu une première fois sa mise à mort judiciaire. Tout en Concluant que l’exécution d’un arriéré mental n’était pas contraire à la Constitution, les neuf juges avaient estimé que le retard mental devait être pris en compte par les jurés comme éventuelle circonstance atténuante lors du prononcé de la peine. Ils ordonnèrent un nouveau procès. M. Penry fut rejugé en 1990 et de nouveau condamné à mort après seulement deux heures et demie de délibéré. Le pape Jean-Paul II, les quinze pays de l’Union européenne (UE), l’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International et des parlementaires allemands avaient adressé un appel à la clémence au gouverneur du Texas, George W. Bush, qui attend toujours le résultat de sa candidature à l’élection présidentielle. Selon les avocats de M. Penry, l’exécution d’une personne souffrant d’arriération mentale est contraire aux normes admises du droit international ainsi qu’à plusieurs traités et textes internationaux. «Il est inhumain d’autoriser l’exécution de quelqu’un qui ne peut pleinement comprendre la nature de son crime et la finalité du châtiment (...). Exécuter quelqu’un ayant le développement intellectuel d’un enfant de sept ans revient à exécuter un enfant de sept ans», affirment-ils. Selon le Centre d’information sur la peine de mort (DPIC), le Texas a exécuté cinq des 35 handicapés mentaux exécutés aux États-Unis depuis 1984.
La Cour suprême des États-Unis a suspendu l’exécution prévue au Texas de John Paul Penry, un handicapé mental et analphabète de 44 ans, condamné en 1981 pour le viol et le meurtre d’une jeune fille. Selon la copie de l’ordonnance, les neuf juges vont décider de se saisir ou pas de l’affaire sur le fond et ont choisi dans l’intervalle de suspendre la procédure d’exécution. Une décision devrait être prise dans les prochains jours. C’est la deuxième fois en onze ans que son exécution imminente est ainsi arrêtée par la Haute Cour. L’arrêt suspensif de la cour est intervenu environ deux heures et demie avant l’exécution par injection mortelle du condamné, à la prison de Huntsville, près de Houston (Texas). «Alléluia !», s’est écrié l’un des avocats de M. Penry, devant l’unité Walls de la...