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Actualités - Chronologie

VIN - Le millésime 2000 est déjà en vente Diversité fait Beaujolais

Le millésime 2000 du Beaujolais nouveau, le dernier du millénaire mis en vente traditionnellement le troisième jeudi de novembre à minuit (23h GMT mercredi) aux quatre coins du monde, joue pleinement la «diversité aromatique», assurent les professionnels. D’un «rouge intense et profond», ce millésime, qui coïncide avec le cinquantième anniversaire de la naissance des primeurs en France, a tiré parti des «conditions météorologiques exceptionnelles», notamment une très belle arrière saison, qui a permis une «excellente maturité des raisins». «Nous retrouvons vraiment cette année des vins de terroirs, avec une grande variété d’arômes, mais pas de parfums dominants», se réjouit Michel Deflasche de l’Union interprofessionnelle des vins du Beaujolais (UIVB). Fini le goût de banane, provoqué par une levure spécifique. Issu des Gamay noirs à jus blanc, le Beaujolais nouveau, qui se caractérise par une vinification très précise et très courte, exprime cette année le «fruit mûr», «la mûre ou le cassis» et «offre une bonne réserve de puissance aromatique», note-t-il. Particularité cette année : une baisse des rendements à l’hectare décidée par l’ensemble des viticulteurs afin de «parfaire la qualité». Ils passent ainsi de 66 à 64 hectolitres à l’hectare, soit une diminution globale de 20 000 hectolitres par rapport à 1999. Phénomène de société Après Moscou en 1999, le Beaujolais nouveau, véritable «phénomène de société», va être célébré officiellement cette année en Corée du sud, qui figurait au 17e rang des pays acheteurs de Beaujolais avec 1 631 hectolitres en 1999 contre 516 en 1998. En France, pas moins de 120 fêtes ont été recensées dans le Beaujolais, dans le centre-est de la France, pour la nuit de mercredi à jeudi. À Lyon, jeux, spectacles et animations musicales se succéderont en attendant l’arrivée d’une vingtaine de tonneaux débarqués d’une péniche. Les Lyonnais pourront ensuite faire la fête pendant quatre jours. Les grandes villes des États-Unis ne seront pas en reste : une quinzaine de festivals sont programmés, de Los Angeles à New York. Là, les internautes pourront même, pour la première fois, suivre en temps réel le compte à rebours de l’arrivée du Beaujolais, grâce à une webcam installée aux établissements-phare Dubœuf, à Romaneche Thorins. À l’aéroport Lyon Saint-Exupéry, une zone de fret temporaire de 10 000 mètres carrés avait été spécialement mise en place cette année pour accueillir les frets. Depuis le 23 octobre, date de «déblocage» du Beaujolais nouveau, 7 000 tonnes de palettes, soit environ 7 millions de bouteilles (+14 % par rapport à 1999) ont ainsi transité par cette plate-forme pour être exportées aux quatre coins de la planète. Six vols «tout cargo» se sont envolés à destination du Japon, via les États-Unis ou la Russie, tandis que quelque 800 poids lourds ont pris la route avec leur marchandise dédouanée, à destination de divers aéroports européens d’où leur cargaison s’est envolée vers le monde entier. En 1999, sur les 452 000 hectolitres de Beaujolais primeurs produits, (60 millions de bouteilles), soit un tiers de la production totale du vignoble beaujolais, 45 % ont été commercialisés à l’export. Principal importateur, l’Allemagne, suivie du Japon et des États-Unis, qui représentent à eux trois 73 % du marché de l’export et 33 % du volume total des Beaujolais nouveaux.
Le millésime 2000 du Beaujolais nouveau, le dernier du millénaire mis en vente traditionnellement le troisième jeudi de novembre à minuit (23h GMT mercredi) aux quatre coins du monde, joue pleinement la «diversité aromatique», assurent les professionnels. D’un «rouge intense et profond», ce millésime, qui coïncide avec le cinquantième anniversaire de la naissance des primeurs en France, a tiré parti des «conditions météorologiques exceptionnelles», notamment une très belle arrière saison, qui a permis une «excellente maturité des raisins». «Nous retrouvons vraiment cette année des vins de terroirs, avec une grande variété d’arômes, mais pas de parfums dominants», se réjouit Michel Deflasche de l’Union interprofessionnelle des vins du Beaujolais (UIVB). Fini le goût de banane, provoqué par une levure...