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Actualités - Conferences Internationales

Une force internationale... après la paix, affirme Ben Ami

Une force internationale de maintien de la paix ne pourrait être mise en place qu’une fois conclu un accord de paix israélo-palestinien, a affirmé hier le ministre israélien des Affaires étrangères par intérim Shlomo Ben Ami, lors d’une conférence de presse, lors du sommet de l’Euromed à Marseille. «Nous ne rejetons pas une telle force, mais après un accord de paix», a indiqué M. Ben Ami qui était interrogé sur la demande palestinienne d’une force de protection de la population. «Sinon, nous aurons une force de gestion du conflit», a-t-il dit, soulignant que l’arrêt de la violence est une question de «volonté politique». M. Ben Ami a donné l’exemple du plateau du Golan et du Sinaï pour justifier son point de vue. «L’essence d’une force de paix est de maintenir la paix, une fois qu’on a la paix», a-t-il encore dit soulignant que la présence internationale temporaire à Hébron (TIPH) «n’est même pas capable de mener à bien sa mission de surveillance tellement la situation y est chaotique». C’est la première fois qu’un responsable israélien n’exclut pas d’emblée l’idée d’une force internationale de maintien de la paix, en prenant soin toutefois de préciser les conditions de son éventuelle mise en place. Les Palestiniens exigent au contraire la mise en place rapide d’une telle force pour empêcher que tombent de nouvelles victimes. M. Ben Ami a par ailleurs justifié le blocage économique des Territoires et les pressions économiques sur l’Autorité palestinienne par la poursuite des agressions provenant notamment de «la milice du Tanzim» du Fateh, le mouvement de Yasser Arafat, «qui opère contre la lettre et l’esprit des accords d’Oslo qui prévoient une seule force armée, la police palestinienne». «Cette milice a lancé une guerre ouverte contre Israël (...). Si les Palestiniens continuent de se battre, cela ne nous laisse pas une grande marge de manœuvre», a-t-il dit. M. Ben Ami a également indiqué que les Quinze avaient demandé, à l’occasion de la réunion euro-méditerranéenne de Marseille, qu’Israël «mette en œuvre des mesures pour réduire» le nombre de victimes et qu’ils avaient évoqué la question du blocage des territoires palestiniens. «J’ai expliqué combien la situation était compliquée (...) et j’ai promis que nous ferons tout notre possible pour minimiser les souffrances de la population civile palestinienne», a-t-il dit. Soulignant que l’Union européenne n’avait pas une «politique étrangère unifiée concernant le Proche-Orient», il a mis en avant le fait que les Européens reconnaissent eux-mêmes qu’ils ne cherchent pas un rôle indépendant des États-Unis. «Les Européens reconnaissent le rôle central joué par les Américains» dans le conflit, a-t-il dit précisant que le président français Jacques Chirac lui avait indiqué que rien ne peut être fait «sans consultations avec les États-Unis». Saluant le rôle de l’Europe, M. Ben Ami s’est déclaré «très heureux de cette réunion (de Marseille) qui a permis un dialogue civilisé entre les différents protagonistes».
Une force internationale de maintien de la paix ne pourrait être mise en place qu’une fois conclu un accord de paix israélo-palestinien, a affirmé hier le ministre israélien des Affaires étrangères par intérim Shlomo Ben Ami, lors d’une conférence de presse, lors du sommet de l’Euromed à Marseille. «Nous ne rejetons pas une telle force, mais après un accord de paix», a indiqué M. Ben Ami qui était interrogé sur la demande palestinienne d’une force de protection de la population. «Sinon, nous aurons une force de gestion du conflit», a-t-il dit, soulignant que l’arrêt de la violence est une question de «volonté politique». M. Ben Ami a donné l’exemple du plateau du Golan et du Sinaï pour justifier son point de vue. «L’essence d’une force de paix est de maintenir la paix, une fois qu’on a la paix»,...