SYRIE Damas fête le 30e anniversaire du régime des Assad
le 15 novembre 2000 à 00h00
La Syrie fête demain le 30e anniversaire de son régime politique en l’absence de celui qui l’a instauré, Hafez al-Assad, décédé en juin, la continuité étant assurée par son fils, Bachar al-Assad. Dans son discours d’investiture, en juillet, le nouveau président, âgé de 35 ans, a inscrit son action dans le cadre du «Mouvement de redressement» du 16 novembre 1970, qui a porté son père au pouvoir en renversant une faction rivale du parti Baas pan-arabe socialiste qui dirige la Syrie depuis 1963. Des festivités similaires aux années précédentes sont prévues pour l’occasion : rassemblements populaires, conférences, démonstrations d’avions de combat et journées de travail volontaire d’ouvriers qui ne chômeront pas le vendredi, jour de repos hebdomadaire musulman. Les journaux consacrent depuis plusieurs jours des articles rappelant les «grands acquis réalisés pendant les trente ans» du mandat de Hafez al-Assad, notamment le développement rural et la démocratisation de l’enseignement. Bachar al-Assad a indiqué dans ses discours qu’il voulait préserver ces acquis, tout en menant une politique susceptible de moderniser l’économie sans pour autant copier un modèle particulier, à savoir l’occidental. Le gouvernement de Mohammad Moustapha Miro, qui porte l’empreinte du nouveau chef de l’État, s’est déjà attaqué à la réforme du secteur bancaire nationalisé en 1963, dans l’objectif de stimuler les investissements privés. Les autorités ont annoncé la prochaine création de banques à participation privée et celle d’une banque spéciale pour répondre aux besoins des investisseurs et autorisé les banques étrangères à s’installer dans les zones franches pour financer les entreprises qui y sont implantées. Ces projets, ainsi qu’une loi sur la création d’une Bourse des valeurs mobilières, sont actuellement à l’étude au Parlement. La privatisation des entreprises publiques est en revanche toujours hors de question. Fait nouveau depuis l’arrivée au pouvoir de Bachar al-Assad, et peut-être depuis celle de son père, un député, Riad Seif, a appelé le 7 novembre à accompagner la réforme économique par une réforme politique. «Il est vain de penser qu’il est possible de créer une ambiance propice aux investissements en dehors d’une réforme politique», a déclaré devant le Parlement M. Seif, un des députés les plus éminents des milieux d’affaires. Le député a ouvertement abordé les sujets délicats, dont «le monopole politique», la corruption de la justice, la censure et la bureaucratie. En politique étrangère, Bachar n’a pas changé d’un iota celle de son père. Il n’envisage de paix que si Israël se retire de tous les territoires occupés en juin 1967.
La Syrie fête demain le 30e anniversaire de son régime politique en l’absence de celui qui l’a instauré, Hafez al-Assad, décédé en juin, la continuité étant assurée par son fils, Bachar al-Assad. Dans son discours d’investiture, en juillet, le nouveau président, âgé de 35 ans, a inscrit son action dans le cadre du «Mouvement de redressement» du 16 novembre 1970, qui a porté son père au pouvoir en renversant une faction rivale du parti Baas pan-arabe socialiste qui dirige la Syrie depuis 1963. Des festivités similaires aux années précédentes sont prévues pour l’occasion : rassemblements populaires, conférences, démonstrations d’avions de combat et journées de travail volontaire d’ouvriers qui ne chômeront pas le vendredi, jour de repos hebdomadaire musulman. Les journaux consacrent depuis plusieurs...
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