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Actualités - Chronologie

Adieu européen à l’UEO après 52 ans d’existence

Les Européens se sont retrouvés hier à Marseille pour dire adieu à l’Union de l’Europe occidentale (UEO), seule organisation européenne jusque-là compétente en matière de défense et qui va céder l’essentiel de ses prérogatives à l’Union européenne. Signe du désintérêt dont a toujours souffert cette organisation, très peu de ministres des Affaires étrangères et de la Défense ont fait le déplacement pour cette réunion ministérielle, la dernière de l’histoire de l’UEO après 52 ans d’existence. L’Union européenne va reprendre le flambeau, avec espère-t-elle une efficacité accrue, après avoir décidé en décembre 1999 au Sommet d’Helsinki d’assumer de nouvelles responsabilités en matière de sécurité et de défense. Les Quinze ont décidé de reprendre certaines activités de l’UEO qu’ils jugent utiles, mais la plupart des activités quotidiennes de l’organisation vont être arrêtées. L’UEO a entériné hier un plan social avec compensations financières et aide au reclassement pour le personnel qui ne sera pas gardé. Concrètement, l’Institut d’études et de sécurité de l’UEO installé à Paris et le centre satellitaire de Torrejon (Espagne), le «joyau de la couronne» de l’organisation selon le ministre français de la Défense Alain Richard, vont passer sous l’autorité de l’UE. Sinon, la transformation de l’UEO va se réaliser progressivement pour être achevée au plus tard le 1er juillet 2001. L’état-major militaire de l’UEO va être dissous une fois celui de l’UE mis en place. L’UEO ne va cependant pas complètement disparaître. Une structure résiduelle, avec un secrétariat composé de 29 personnes, subsistera pour veiller à la garantie de défense mutuelle inscrite dans le Traité de Bruxelles de 1948. Cette garantie ne sera en effet pas transférée à l’UE, qui a décidé de se concentrer sur les opérations de gestion de crise.
Les Européens se sont retrouvés hier à Marseille pour dire adieu à l’Union de l’Europe occidentale (UEO), seule organisation européenne jusque-là compétente en matière de défense et qui va céder l’essentiel de ses prérogatives à l’Union européenne. Signe du désintérêt dont a toujours souffert cette organisation, très peu de ministres des Affaires étrangères et de la Défense ont fait le déplacement pour cette réunion ministérielle, la dernière de l’histoire de l’UEO après 52 ans d’existence. L’Union européenne va reprendre le flambeau, avec espère-t-elle une efficacité accrue, après avoir décidé en décembre 1999 au Sommet d’Helsinki d’assumer de nouvelles responsabilités en matière de sécurité et de défense. Les Quinze ont décidé de reprendre certaines activités de l’UEO...