FOOTBALL - Amical Turquie-France demain ces Turcs qui s’exportent difficilement ...
le 14 novembre 2000 à 00h00
Les footballeurs turcs, brillants sous les couleurs de leur sélection qui rencontre demain la France en match amical à Istanbul, ont du mal à s’imposer à l’étranger, à l’image de leur chef de file, l’attaquant Hakan Sukur, qui en est à sa deuxième tentative dans le championnat d’Italie. Plusieurs Turcs ont pris le chemin des grands championnats, espagnol ou italien, après la révélation de l’Euro-2000. L’équipe nationale, qui avait quitté l’Euro anglais quatre ans auparavant sur un zéro pointé (aucun point, aucun but en trois matches), a cette année brillamment atteint les quarts de finale en s’inclinant contre une chatoyante équipe du Portugal (2 à 0). Cette performance survenait un mois à peine après la victoire de Galatasaray, l’ex-club de Sukur, en Coupe de l’UEFA contre les Anglais d’Arsenal. Il en aurait fallu moins pour attirer l’attention des sergents-recruteurs de l’Europe du ballon rond. Pendant l’Euro, Hakan Sukur rejoignait l’Inter Milan. Il pensait fermement s’imposer après une tentative ratée au Torino en 1995 : «Lors de ma première expérience dans le Calcio, je n’avais disputé que cinq rencontres. Je n’étais pas assez mûr pour supporter la pression. Aujourd’hui, à 29 ans, j’ai atteint l’âge de la maturité footbalistique». Ainsi parlait Sukur au printemps dernier. À l’Inter, le «taureau du Bosphore» réalise un début de saison à l’image de celui de son équipe, sortie de la Ligue des champions en phase éliminatoire. Souvent remplaçant, il n’a pas pleinement convaincu le nouvel entraîneur Marco Tardelli. Un malheur ne venant jamais seul pour le Turc, l’Italien Christian Vieri revient de blessure. « Importations » en hausse Sukur n’est pas le seul en difficulté loin des rives du Bosphore. Deux de ses compatriotes qui ont tenté l’aventure en Espagne s’en mordent les doigts. Arif Erdem, également vainqueur de la Coupe de l’UEFA, va revenir à Galatasaray faute de n’avoir pu s’adapter à la Real Sociedad de Saint-Sébastien, actuelle lanterne rouge de la Liga. Quant à Oktay Derelioglu, l’air des Canaries ne lui réussit pas du tout, puisqu’il a été en querelle avec son club de Las Palmas pour avoir manqué l’entraînement. Il existe évidemment des contre-exemples. Mustapha Izzet réussit plutôt bien à Leicester. Il est vrai que «Muzzy», comme on l’appelle en Angleterre, est né en Grande-Bretagne et qu’il n’a opté qu’en début d’année pour la nationalité turque afin de pouvoir jouer avec la sélection à l’Euro-2000. Inversement, le football turc, où l’argent coule à flot, attire de plus en plus de joueurs étrangers. Le Français Pascal Nouma (Besiktas) et le Brésilien Mario Jardel (Galatasaray) sont venus rejoindre le Roumain Gheorghe Hagi et le gardien brésilien Taffarel (Galatasaray). Adulés, jouant sous le regard d’une presse sans pitié, les Turcs sont habitués à la pression. Reste qu’ils n’ont peut-être pas encore le niveau technique pour percer : «La Turquie est l’un des rares pays d’Europe où l’on peut encore marquer après avoir remonté le terrain en deux passes. Lorsque les joueurs turcs s’enflamment, ils oublient de réfléchir», analyse Pascal Nouma.
Les footballeurs turcs, brillants sous les couleurs de leur sélection qui rencontre demain la France en match amical à Istanbul, ont du mal à s’imposer à l’étranger, à l’image de leur chef de file, l’attaquant Hakan Sukur, qui en est à sa deuxième tentative dans le championnat d’Italie. Plusieurs Turcs ont pris le chemin des grands championnats, espagnol ou italien, après la révélation de l’Euro-2000. L’équipe nationale, qui avait quitté l’Euro anglais quatre ans auparavant sur un zéro pointé (aucun point, aucun but en trois matches), a cette année brillamment atteint les quarts de finale en s’inclinant contre une chatoyante équipe du Portugal (2 à 0). Cette performance survenait un mois à peine après la victoire de Galatasaray, l’ex-club de Sukur, en Coupe de l’UEFA contre les Anglais...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.