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Actualités - Conferences Internationales

Ali Rodriguez : l’ex-guérillero d’extrême gauche devient secrétaire général du cartel

Guérillero et militant de gauche dans les années 60 et 70, avocat et parlementaire avisé dans les années 80, ministre détaché du Cabinet présidentiel de Hugo Chavez et artisan du deuxième sommet historique de l’Organisation des pays producteurs de pétrole, le Vénézuélien Ali Rodriguez a gravi la dernière marche de son ascension hier à Vienne en se faisant désigner secrétaire général du cartel pétrolier. Cet éminent personnage et grand ami du chef de l’État vénézuélien a débuté sa carrière politique en tant que guérillero et militant d’extrême gauche dans les années 60, au sein du groupe Jeunesse communiste. Cependant, il a bâti sa carrière professionnelle en étudiant le métier d’avocat à l’école des lois de l’Université centrale du Venezuela, en 1961, et en suivant des cours d’économie à l’Université des Andes. Rodriguez a exercé en tant qu’avocat à la cour en droit civil et droit des affaires jusqu’en 1983, année au cours de laquelle il est officiellement entré en politique en devenant membre de l’ancien Congrès. Son action politique, consacrée aux affaires pétrolières, l’a entraîné à occuper des postes de haut rang au sein du Cabinet de l’énergie, en devenant membre du conseil national de l’énergie, membre du comité de l’énergie et des mines du Parlement latino-américain et président du comité de l’énergie et des mines du Congrès jusqu’en 1997. Il a également été vice-président du comité bicaméral de l’énergie et des mines pour l’analyse et l’approbation de rapports concernant les contrats proposés durant l’ouverture aux marchés internationaux de l’industrie pétrolière vénézuelienne. Dans les milieux politiques et journalistiques du pays, il est considéré comme le dernier bastion pépétiste (du parti Patrie pour tous - PPT), ayant réussi à sortir indemne de la tourmente qui a touché petit à petit cette formation politique, conservant dans le même temps l’appui du président vénézuelien. Il a également été membre du comité de transition du programme d’énergie et des mines du gouvernement de Hugo Chavez et a été élu sénateur de l’État minier de Bolivar au Congrès. Son curriculum très fourni et sa grande expérience du secteur énergétique vénézuelien ont conduit le président Chavez, en février 1999, à le nommer ministre de l’Énergie et des Mines, un poste qu’il a, selon des membres du gouvernement et des proches du parti, exercé avec succès et efficacité. Avec cette même poigne de fer qui le caractérise, il a occupé la présidence de l’Opep depuis le début de l’année, réussissant à consolider ses efforts en vue du renforcement du cartel pétrolier. Loué jusqu’à l’excès par l’organisation et mis en valeur par les résultats du deuxième sommet des pays producteurs de l’Opep, à Caracas au mois de septembre, il a réussi à s’élever plus haut qu’il ne l’avait peut-être envisagé en étant désigné ce dimanche à Vienne nouveau secrétaire général de l’Opep, en remplacement du nigérian Rilwanu Lukman.
Guérillero et militant de gauche dans les années 60 et 70, avocat et parlementaire avisé dans les années 80, ministre détaché du Cabinet présidentiel de Hugo Chavez et artisan du deuxième sommet historique de l’Organisation des pays producteurs de pétrole, le Vénézuélien Ali Rodriguez a gravi la dernière marche de son ascension hier à Vienne en se faisant désigner secrétaire général du cartel pétrolier. Cet éminent personnage et grand ami du chef de l’État vénézuélien a débuté sa carrière politique en tant que guérillero et militant d’extrême gauche dans les années 60, au sein du groupe Jeunesse communiste. Cependant, il a bâti sa carrière professionnelle en étudiant le métier d’avocat à l’école des lois de l’Université centrale du Venezuela, en 1961, et en suivant des cours d’économie...