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Actualités - Chronologie

Infarctus du myocarde La nécessité vitale d’une intervention rapide

L’infarctus, cet implacable ennemi de notre temps, tue moins si les malades font appel, dès les premiers signes, à une équipe affectée aux soins d’urgence spécialisés. Une vaste étude française a permis de constater ce fait en présentant ses résultats, particulièrement convaincants, aux Journées européennes de la société française de cardiologie. Selon les auteurs de cette communication, il est possible de réduire le nombre de décès par infarctus si les patients reconnaissent aussitôt que possible les symptômes de cet accident cardiaque afin de subir une dissolution du caillot (thrombolyse) dans les plus brefs délais. C’est-à-dire aux premières heures qui suivent l’infarctus, reduisant le risque de conséquences irrémédiables. L’analyse des 1200 dossiers de malades arrivés en urgence pour infarctus du myocarde au centre hospitalier a permis de constater que le taux de mortalité diminuait de plus de 45% lorsque le traitement s’initiait. D’où l’importance pour le sujet de savoir reconnaître les premiers signes de la survenue de cet accident vasculaire très grave afin d’éviter toute perte de temps, dont les conséquences risquent d’être irrémédiables. Le pronostic de l’infarctus s’est beaucoup amélioré à partir du moment où la fibrinolyse a été mise en œuvre, au milieu des années 80. Selon le Pr Jacques Puel (Centre hospitalier universitaire de Toulouse (France), coauteur de l’étude, dès l’année 87 la mortalité par infarctus, dans son pays, a commencé à régresser grâce à cette méthode thérapeutique devenue aujourd’hui un traitement classique. La fibrinolyse consiste à l’injection, par voie intraveineuse, le plus tôt possible, de médicaments susceptibles de dissoudre le caillot responsable de l’obstruction de l’artère coronaire. Ce qui priverait le cœur d’une indispensable irrigation normale. Mais un tel traitement n’est efficace que s’il est entrepris dans les six premières heures qui suivent l’infarctus. Car douze heures après l’accident, le muscle cardiaque a déjà subi des lésions irréversibles qui rendent inefficace ce traitement. Conformément aux résultats de cette étude, l’angioplastie (traitement chirurgical des vaisseaux) pratiquée à la suite d’un infarctus ne paraît pas influer favorablement sur le pronostic, le nombre de décès demeurant stable même après cette intervention, selon les auteurs de l’étude française. On rappellera à ce propos que l’angioplastie consiste à dilater la zone artérielle obstruée à l’aide d’un ballonnet. Cette intervention, incontestable dans différentes autres situations, ne semble pas, selon les auteurs, efficace ou très indiquée dans le cadre de l’infarctus. Le point crucial Le point mis surtout en évidence par cette étude est le fait qu’un nombre important de malades n’est pas immédiatement soumis à une fibrinolyse. «Nous avons à notre disposition, signale le Pr Puel, des moyens considérablement évolués. Mais il est impératif que l’intervention et la prise en charge du malade soient précoces. Ce qui implique le développement de moyens de la logistique médicale permettant l’intervention nécessaire dans les plus brefs délais». Il serait donc nécessaire d’organiser une information publique systématisée et percutante. L’entourage convenablement informé peut jouer un rôle très important dans la prise en charge précoce du malade. Il est vital donc que les symptômes de l’infarctus soient connus de tous. Des campagnes instaurées sur une large échelle pourraient éviter les hécatombes qu’enregistrent certains pays. En reconnaissant les signes d’un semblable accident cardiaque le plus tôt possible, on augmente les chances de réussite du traitement en contribuant à la célérité de sa mise en marche. Des symptômes à connaître Dans 60 à 70% des cas, l’infarctus se manifeste par des symptômes typiques: une douleur thoracique, en barre, prolongée au-delà de 10 à 15 minutes, intense, constrictive «en étau», irradiant fréquemment dans le cou, les mâchoires, le bras gauche, voire les deux bras. Cette douleur est associée très souvent à une sensation de mort imminente. Elle ne cède pas à la prise de trinitrine. Elle peut survenir au repos, la nuit, chez une personne n’ayant pas de facteurs de risque cardiaque connu ou apparaître chez un patient suivi pour troubles coronariens ou autres facteurs de risques, hypertension, tabagisme... Il existe des formes atypiques et trompeuses. La douleur peut siéger seulement au niveau du cou, des mâchoires ou des bras. Chez les personnes âgées, l’infarctus peut se traduire par une douleur inhabituelle brutale et intense au niveau de l’estomac. Il peut également se manifester sous forme d’une syncope, notamment en cas d’infarctus postérieur. Enfin, chez le malade diabétique, le tableau de la maladie est moins franc, avec des douleurs moins intenses.
L’infarctus, cet implacable ennemi de notre temps, tue moins si les malades font appel, dès les premiers signes, à une équipe affectée aux soins d’urgence spécialisés. Une vaste étude française a permis de constater ce fait en présentant ses résultats, particulièrement convaincants, aux Journées européennes de la société française de cardiologie. Selon les auteurs de cette communication, il est possible de réduire le nombre de décès par infarctus si les patients reconnaissent aussitôt que possible les symptômes de cet accident cardiaque afin de subir une dissolution du caillot (thrombolyse) dans les plus brefs délais. C’est-à-dire aux premières heures qui suivent l’infarctus, reduisant le risque de conséquences irrémédiables. L’analyse des 1200 dossiers de malades arrivés en urgence pour infarctus...