Léa Rabin, 72 ans, la veuve de l’ancien Premier ministre israélien Yitzhak Rabin assassiné il y a un peu plus de cinq ans à Tel-Aviv, est décédée dimanche dans un hôpital de cette ville des suites d’un cancer des poumons, a annoncé cet établissement. «Elle est morte après s’être battue jusqu’au bout contre la maladie», a affirmé à la radio militaire l’ancien Premier ministre Shimon Peres, qui partagea avec M. Rabin et le leader palestinien Yasser Arafat le prix Nobel de la paix 1994 pour les accords d’Oslo de l’année précédente sur l’autonomie palestinienne. Mme Rabin est décédée à l’hôpital Beillinson-Yithzak Rabin de Petah Tikva, dans la banlieue de Tel-Aviv, où elle était traitée depuis le 3 novembre, a précisé cet hôpital dans un communiqué en ajoutant qu’elle souffrait également de défaillances cardiaques. Mme Rabin, qui avait perdu connaissance dans la matinée, est décédée à 13h55 heure locale entourée de toute sa famille. Sa maladie l’avait empêchée de participer le 4 novembre au traditionnel rassemblement annuel organisé à Tel-Aviv à la mémoire de son mari, tué le 4 novembre 1995 par un extrémiste de droite. Mme Rabin, qui était née à Konigsberg, en Allemagne, avait immigré en Palestine sous le mandat britannique à l’âge de 5 ans. Elle avait rencontré Yitzhak Rabin en 1944 avant de l’épouser quatre ans plus tard. Depuis la mort de son mari, elle s’occupait très activement d’un centre dédié à la mémoire de l’ex-chef du gouvernement et n’hésitait pas à intervenir publiquement pour défendre le processus de paix, que son mari avait lancé avec MM. Peres et Arafat en 1993. Elle avait notamment critiqué très durement l’ancien Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu, qu’elle avait accusé de ne pas s’être démarqué de la campagne de haine lancée contre son mari par les colons et l’extrême droite durant les mois qui précédèrent l’assassinat. Léa Rabin, qui se voulait la gardienne de l’héritage politique de son mari, s’était récemment déclarée «déçue» par l’actuel Premier ministre travailliste Ehud Barak, qui se présente pourtant comme l’héritier de Rabin. Elle avait notamment critiqué M. Barak pour avoir voulu aller trop vite au sommet israélo-palestinien de Camp David de juillet en tentant de conclure un accord de paix final avec M. Arafat alors que les deux dirigeants n’avaient aucune confiance l’un dans l’autre. Au cours d’une de ses dernières interventions publiques, elle avait affirmé le 28 octobre dans une interview à Radio France, un mois après le début de la révolte palestinienne, qu’Israël n’avait «pas d’autre partenaire que Yasser Arafat». «Il est le dirigeant incontesté» des Palestiniens, avait-elle dit. «Chaque dirigeant connaît des difficultés avec son propre peuple». Interrogée sur la façon dont le «successeur spirituel» de son mari, M. Barak, assumait son rôle, Mme Rabin avait répondu : «Je ne pense pas qu’il soit l’homme idéal pour faire face à la situation». «Il est au pouvoir depuis un an et demi et c’est une déception totale», avait-elle déclaré.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Léa Rabin, 72 ans, la veuve de l’ancien Premier ministre israélien Yitzhak Rabin assassiné il y a un peu plus de cinq ans à Tel-Aviv, est décédée dimanche dans un hôpital de cette ville des suites d’un cancer des poumons, a annoncé cet établissement. «Elle est morte après s’être battue jusqu’au bout contre la maladie», a affirmé à la radio militaire l’ancien Premier ministre Shimon Peres, qui partagea avec M. Rabin et le leader palestinien Yasser Arafat le prix Nobel de la paix 1994 pour les accords d’Oslo de l’année précédente sur l’autonomie palestinienne. Mme Rabin est décédée à l’hôpital Beillinson-Yithzak Rabin de Petah Tikva, dans la banlieue de Tel-Aviv, où elle était traitée depuis le 3 novembre, a précisé cet hôpital dans un communiqué en ajoutant qu’elle souffrait également...