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Actualités - Chronologie

Le candidat écologiste Ralph Nader a pesé lourd dans la balance

Le candidat écologiste Ralph Nader s’est adjugé mardi 3 % des voix dans l’élection présidentielle américaine, mais sa candidature semble avoir pesé d’un poids très lourd, notamment en Floride où un nouveau décompte des voix a été ordonné. Nader, un avocat qui s’était fait connaître dans les années 60 en gagnant des procès contre des groupes industriels, a souvent été qualifié de «saboteur» pendant la campagne électorale. Au vu des résultats, il pourrait bien avoir joué ce rôle – si l’on se place du point de vue des démocrates – alors que l’issue du scrutin dépend de quelques milliers de voix en Floride, un État où il en a recueilli près de 100 000. Mais Ralph Nader a estimé mercredi au cours d’une conférence de presse que le vice-président Al Gore devait assumer seul un échec éventuel. «Gore avait tous les avantages découlant de l’appartenance à une administration en place, mais n’a jamais su générer l’enthousiasme, et de nombreux électeurs qui ont voté pour lui l’ont fait au nom du choix le moins mauvais, et non pas par conviction», a-t-il dit. Selon Paul Begala, un ancien conseiller du président Bill Clinton, la majorité, «sinon tous» les votes allés à Nader dans les derniers États à avoir annoncé leurs résultats dans la nuit de mardi à mercredi, aurait dû se porter sur le candidat démocrate, qui aurait alors gagné. «Si Nader n’avait pas été dans la course, Gore aurait remporté tous ces États-clé», a estimé M. Begala sur la chaîne de télévision MSNBC. Les sondages réalisés à la sortie des urnes en Floride ont montré que près des trois quarts des quelque 96 000 votants qui ont porté leurs suffrages sur Nader l’auraient fait sur Gore si le candidat écologiste ne s’était pas présenté, selon MSNBC. Dans le Wisconsin, la situation a été similaire. Le candidat démocrate Al Gore a finalement gagné, mais avec une marge d’à peine 6 000 voix sur M. Bush. M. Nader en a récolté environ 90 000. L’Oregon, un autre État particulièrement visé par Nader et dont le résultat définitif n’était toujours pas connu, a donné au candidat écologiste un peu plus de 54 000 votes. Or, M. Gore pourrait y perdre le scrutin contre George W. Bush par quelque 27 000 voix. Le but de Nader, en se lançant dans la campagne électorale, n’était pas de gagner, mais de réaliser un score d’au moins 5 %, pour avoir droit aux fonds fédéraux lors de la prochaine élection. Les résultats après dépouillement de 99 % des bureaux lui donnaient mercredi 2,6 millions de voix au niveau national, soit 3 % des votes. Il a ainsi perdu son pari et pourrait avoir aidé à une éventuelle victoire de Bush. Tout au long de son parcours à travers le pays, Nader a martelé son message, insistant sur le fait qu’il mettait en place «un nouveau mouvement politique de réforme sur le long terme» et qu’il n’était pas un «saboteur». «Le Parti Vert est vivant et bien portant. C’est le parti aux États-Unis à la croissance la plus rapide (...) La campagne a permis aux Verts de s’imposer comme une force politique viable», a-t-il estimé.
Le candidat écologiste Ralph Nader s’est adjugé mardi 3 % des voix dans l’élection présidentielle américaine, mais sa candidature semble avoir pesé d’un poids très lourd, notamment en Floride où un nouveau décompte des voix a été ordonné. Nader, un avocat qui s’était fait connaître dans les années 60 en gagnant des procès contre des groupes industriels, a souvent été qualifié de «saboteur» pendant la campagne électorale. Au vu des résultats, il pourrait bien avoir joué ce rôle – si l’on se place du point de vue des démocrates – alors que l’issue du scrutin dépend de quelques milliers de voix en Floride, un État où il en a recueilli près de 100 000. Mais Ralph Nader a estimé mercredi au cours d’une conférence de presse que le vice-président Al Gore devait assumer seul un échec...