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Actualités - Chronologie

Les bureaux de vote les plus incongrus

 Les Américains accomplissent parfois leur devoir civique dans les locaux les plus incongrus, des morgues aux salles de bowling. Rick Lazio, candidat républicain pour le poste de sénateur de l’État de New York, a ainsi déposé son bulletin mardi chez un concessionnaire Ford à Bay Shore, Long Island. «Les responsables du scrutin dans les comtés doivent simplement trouver des locaux qui obéissent à certaines règles : qu’ils soient accessibles aux handicapés, qu’ils soient situés dans un quartier central...», a précisé Éric Shockman, professeur de sciences politiques à l’Université de Californie du Sud. «Ils créent le réseau le plus large possible et des gens viennent souvent les voir pour leur dire : OK, vous pouvez prendre mon garage pour la journée». C’est ainsi qu’à Los Angeles, certains électeurs sont dirigés vers les écoles et les centres communautaires quand d’autres, à Long Beach, sont priés d’aller voter à la morgue locale qui a suspendu ses activités pour l’occasion. «C’est un espace formidable pour voter», note Kathie Bryant, porte-parole de l’établissement. «Nous avons des salles de repos, une fontaine à eau, un joli patio derrière avec des fleurs». Ailleurs dans la région, certains voteront chez un marchand de glaces ou dans la demeure hollywoodienne de Joyce Klement, âgée de 83 ans, qui accueille les électeurs dans son salon depuis l’époque de Franklin Delano Roosevelt. Klement avait transformé alors son domicile en bureau de vote afin de pouvoir jeter un œil sur ses enfants. «Je sers toujours un petit déjeuner et un casse-croûte l’après-midi». 
 Les Américains accomplissent parfois leur devoir civique dans les locaux les plus incongrus, des morgues aux salles de bowling. Rick Lazio, candidat républicain pour le poste de sénateur de l’État de New York, a ainsi déposé son bulletin mardi chez un concessionnaire Ford à Bay Shore, Long Island. «Les responsables du scrutin dans les comtés doivent simplement trouver des locaux qui obéissent à certaines règles : qu’ils soient accessibles aux handicapés, qu’ils soient situés dans un quartier central...», a précisé Éric Shockman, professeur de sciences politiques à l’Université de Californie du Sud. «Ils créent le réseau le plus large possible et des gens viennent souvent les voir pour leur dire : OK, vous pouvez prendre mon garage pour la journée». C’est ainsi qu’à Los Angeles, certains électeurs...