Comme la saison passée, deux équipes françaises, le Paris SG et Lyon, se sont qualifiées pour la seconde phase de la Ligue des champions de football, même si le champion en titre monégasque a été éliminé sans gloire et si cela ne reflète sans doute pas fidèlement la santé actuelle des clubs français. Lyon a d’ores et déjà rempli son contrat, et le reste sera du bonus. En revanche, le PSG, qui a dépensé un demi-milliard de francs à l’intersaison, va devoir franchir un nouveau palier pour arriver à son objectif, une place en quarts de finale. L’année passée, Bordeaux, champion en titre, et Marseille, pourtant deux équipes ayant une grande expérience européenne, avaient pu mesurer le fossé qui les séparait des grosses écuries, à ce même stade de la compétition. Compétitif Grâce à sa victoire, arrachée aux dépens de l’Olympiakos à Gerland (1-0) mardi soir, Lyon est entré dans les 16 meilleurs clubs européens. Mais les Lyonnais, auteurs d’un parcours cahin-caha et deuxièmes du groupe derrière l’intouchable Valence, doivent en partie leur salut à la faiblesse des performances des Grecs et des Néerlandais d’Heerenveen. Un cas de figure similaire pour le Paris SG, qui a su tirer partie de la présence de Rosenborg et d’Helsingborg dans son groupe. Si les deux clubs n’ont pas hésité à casser leur tirelire pour bâtir des équipes les plus compétitives possibles, leurs budgets ne sont pas encore à la hauteur de leurs prestigieux homologues européens. Et leurs performances moyennes en championnat de France illustrent leur difficulté à aligner un groupe assez nombreux pour être compétitif sur les deux tableaux. Pour Monaco, la situation est alarmante. Dans le groupe le plus faible de la première phase, les Monégasques se sont révélés incapables de tirer leur épingle du jeu, ne s’octroyant même pas un lot de consolation la troisième place, synonyme de qualification pour le 3e tour de la Coupe de l’UEFA. Tache Un champion de France en titre, battu trois fois en six rencontres, qui ne passe pas le premier tour de la Ligue des champions, cela fait tache. Étant donné les adversaires qui lui étaient proposés, la mission n’avait pourtant rien d’impossible pour le club de la principauté. Le recrutement à l’intersaison, qui n’a absolument pas compensé les départs, peut expliquer en partie cette contre-performance du seul club français n’ayant pourtant pas de problèmes de charges sociales. En attaque, Shabani Nonda ne parvient pas à confirmer les promesses entrevues à Rennes, et n’a pas fait oublier David Trezeguet. Dans les buts, l’ombre de Fabien Barthez semble traumatiser un Stéphane Porato en pleine crise alors qu’au milieu de terrain les jeunes Ousmane Dabo et Nicolas Bonnal n’ont pas l’expérience de Sabri Lamouchi, qui s’imposait comme le patron du milieu monégasque. Et si l’on ajoute à cela le manque de rendement actuel du meneur de jeu Marcelo Gallardo, cela fait beaucoup pour le club monégasque, que Marco Simone, pourtant meilleur buteur de la C1 avec 6 réalisations, ne peut soutenir à lui tout seul. Lyon et le PSG ont déjà le mérite de faire partie du très sélect top 16. Le tirage au sort de vendredi leur donnera un premier élément de réponse quant à leur possibilité de franchir un nouveau palier. Lyon sur un nuage Pour leur première participation à la grande Coupe d’Europe, les Rhodaniens réussissent un parcours inattendu dans un groupe où ils ne faisaient pas figure de favoris. «Ce n’est qu’une étape dans notre parcours, mais quelle belle étape !», s’est exclamé l’attaquant Tony Vairelles. «Cette qualification, on va encore en parler pendant 25 ans», s’est réjoui Serge Blanc. «Je crois qu’on ne pouvait pas mieux faire». Au-delà de la joie légitime, les Lyonnais ont surtout beaucoup appris lors de cette compétition, réussissant un magnifique sursaut d’orgueil en fin de parcours. À mi-parcours, les Rhodaniens, qui comptaient trois défaites consécutives contre l’Olympiakos et le FC Valence, semblaient condamnés. Leur victoire sur la pelouse des Néerlandais d’Heerenveen puis le succès sur les Grecs mardi soir leur permettent de terminer avec un bilan en équilibre : trois défaites et trois victoires. «Nous sommes une grande équipe en devenir, a commenté Blanc. C’est surtout à Heerenveen que nous avons beaucoup appris. Ce succès nous a fait du bien». Radieux après ce succès, le président lyonnais Jean-Michel Aulas se prenait à rêver d’un avenir à long terme. «Il ne s’agit pas d’un tournant mais d’une marche supplémentaire», a-t-il expliqué. «Une marche qui vient s’ajouter à toutes celles que nous avons franchies depuis 14 ans que je suis à la tête du club». «Nous progressons avec toujours, en tête, cet autre objectif du club qui est de gagner un titre». L’OL court toujours après son premier sacre de champion de France.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Comme la saison passée, deux équipes françaises, le Paris SG et Lyon, se sont qualifiées pour la seconde phase de la Ligue des champions de football, même si le champion en titre monégasque a été éliminé sans gloire et si cela ne reflète sans doute pas fidèlement la santé actuelle des clubs français. Lyon a d’ores et déjà rempli son contrat, et le reste sera du bonus. En revanche, le PSG, qui a dépensé un demi-milliard de francs à l’intersaison, va devoir franchir un nouveau palier pour arriver à son objectif, une place en quarts de finale. L’année passée, Bordeaux, champion en titre, et Marseille, pourtant deux équipes ayant une grande expérience européenne, avaient pu mesurer le fossé qui les séparait des grosses écuries, à ce même stade de la compétition. Compétitif Grâce à sa victoire,...