Seul capitaine d’un vaisseau phocéen qui fait eau de toutes parts, Robert Louis-Dreyfus a commencé à faire le ménage à bord de l’Olympique de Marseille en limogeant lundi Éric Di Méco, le manager sportif, avant de se délester probablement du directeur sportif Marcel Dib. À la différence du président démissionnaire Yves Marchand et contrairement au laconique communiqué du club laissant entendre une volonté de l’ancien international français de quitter volontairement le club, Éric Di Méco a bel et bien été déposé par l’actionnaire majoritaire, président de fait mais non de droit tant que sa nomination n’est pas entérinée par le conseil d’administration de la SAOS (Société anonyme à objet sportif) OM. «La démission de Marchand n’est qu’un nuage de fumée. Il reste l’un des hommes forts du club, mais à un poste moins exposé. Sa mission reste de faire le ménage. Le limogeage de Di Méco n’est qu’un début», estime-t-on de source interne au club. La «démission» de Marcel Dib devrait ainsi être officialisée dans la journée de mardi. Elle précéderait la mise à l’écart d’autres «opposants déclarés» à Robert Louis-Dreyfus, en première ligne desquels figure Pierre Dubiton, le vice-président de l’association OM. L’entraîneur Abel Braga a pour l’instant sauvé une tête qu’il a lui même offerte au patron du club après la calamiteuse défaite samedi devant Rennes (1-0) qui place l’OM en position de relégable. «Je lui ai offert ma démission qu’il a repoussée. J’étais prêt à partir s’il avait estimé que mon départ pouvait servir le club», a précisé le technicien brésilien. Une nouvelle défaite chez le surprenant leader sedanais lors de la prochaine journée de championnat pourrait toutefois remettre en question la mansuétude de Louis-Dreyfus à son égard. «En football, la vérité du jour n’est pas forcément celle du lendemain», note philosophiquement Abel Braga. Weah capitaine Seul joueur à éclairer de son talent la grisaille marseillaise, George Weah a été promu capitaine en remplacement de Patrick Blondeau, qui avait déjà pris le capitanat à Robert Pires alors que le club traversait une crise sérieuse au mois de janvier dernier. Cette décision a été prise par Robert Louis-Dreyfus lors de sa visite lundi à la Commanderie, où il a rencontré individuellement les joueurs. Figé dans une attitude distante qui agace tant les supporters phocéens, le patron de l’OM n’a aucunement dissipé le flou qui entoure le profil des nouveaux hommes forts dont il entend pourtant doter la direction du club dans les prochains jours. «Si le vide qu’il a créé devait se prolonger, le club serait rapidement en danger. Tout le monde s’accorde à dire qu’il faudra modifier l’effectif au prochain mercato. Pour ce faire, il faudrait posséder une personne compétente en la matière. Ce n’est pas le cas aujourd’hui à l’OM», précise-t-on dans l’entourage du club. De même source, on précise que la piste d’Éric Cantona aurait «été abandonnée en raison de (son) inexpérience du poste» et du caractère difficile de l’ex-enfant terrible du football français. Luis Fernandez ne se montrerait pour sa part guère plus enthousiaste pour rejoindre un club aussi explosif. Une proposition de poste qui est également arrivée «trop tard» pour Henri Émile, déjà engagé aux côtés de Roger Lemerre dans la préparation de l’équipe de France pour la Coupe du monde 2002. Il n’en demeure pas moins une multiplicité de rumeurs qui annonce l’arrivée prochaine au chevet du club de personnalités aussi diverses que Manuel Amoros, Laurent Blanc ou Josip Skoblar. Invité au Vélodrome pour la rencontre OM/Rennes, Josip Skoblar a d’ailleurs manifesté son intérêt pour une proposition qu’on ne lui a «pas encore faite». «Je me sens chez moi à Marseille. C’est un poste qui ne se refuse pas. Comme tout le monde, je suis intéressé, mais je ne suis qu’un candidat parmi d’autres», a expliqué l’ancien attaquant phocéen. Robert Louis-Dreyfus peut au moins compter sur le soutien de «l’aigle dalmate» dans le cas où aucune des pistes qu’il a explorées ne se révélerait fructueuse.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Seul capitaine d’un vaisseau phocéen qui fait eau de toutes parts, Robert Louis-Dreyfus a commencé à faire le ménage à bord de l’Olympique de Marseille en limogeant lundi Éric Di Méco, le manager sportif, avant de se délester probablement du directeur sportif Marcel Dib. À la différence du président démissionnaire Yves Marchand et contrairement au laconique communiqué du club laissant entendre une volonté de l’ancien international français de quitter volontairement le club, Éric Di Méco a bel et bien été déposé par l’actionnaire majoritaire, président de fait mais non de droit tant que sa nomination n’est pas entérinée par le conseil d’administration de la SAOS (Société anonyme à objet sportif) OM. «La démission de Marchand n’est qu’un nuage de fumée. Il reste l’un des hommes forts du club,...