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Actualités - Chronologie

Millepertuis, la plante qui soigne la dépression

Dans le «British Journal of Medicine» du 2 septembre 2000, une étude médicale allemande faisait état de l’efficacité antidépressive du millepertuis, une plante à fleurs jaunes dont les feuilles semblent, par transparence, criblées de trous, commune dans plusieurs pays de cette partie du monde. Des chercheurs allemands soutiennent que conformément aux résultats de leurs travaux comparatifs, l’hypericum perforatum (nom scientifique de la plante) s’avère aussi efficace que l’imipramine (la molécule chimique considérée comme le principal antidépresseur à l’heure actuelle). Sensiblement mieux tolérée que la molécule chimique, cette modeste plante des jardins sans prétention deviendrait l’arme la plus efficace contre les dépressions légères et modérées... En commentant les résultats de cette étude, les cercles scientifiques français, tout en reconnaissant les vertus antidépressives du millepertuis, formulent certaines réserves quant à l’interprétation des résultats de cette étude, particulièrement sur la répartition des groupes des malades (dépressifs légers et dépressifs gravement ou sévèrement atteints) insistant sur le fait que l’imipramine n’est prescrite qu’aux formes sérieuses de la maladie. Ils relèvent également que les doses d’imipramine prescrites aux déprimés graves au cours de l’expérience étaient supérieures à celles prescrites dans la pratique habituelle. Elles seraient donc suceptibles d’accentuer les effets secondaires non désirés de cette molécule (bouche sèche, maux de tête) (v. Le Figaro du 6/9/2000). Abstraction faite de ces réserves concernant la méthodologie de l’étude allemande, il a été unanimement admis que l’effet thérapeutique du millepertuis a été effectivement identique à celui de la molécule chimique et ceci même dans les cas d’anxiété où l’effet du remède botanique fut même dans un nombre de cas meilleur que celui du remède chimique. En matière d’intolérance aussi, le millepertuis a marqué une avance sur le remède chimique : seuls trente-neuf patients sous son effet ont ressenti des effets secondaires contre soixante-trois sous imipramine. Malgré les résultats convaincants de cette étude, il ne faut pas perdre de vue que la dépression nerveuse constitue une maladie à grand risque. Notamment celui de la pulsion suicidaire. Se mettre à la soigner par des tisanes sans la surveillance assidue d’un spécialiste serait aller au-devant de complications et de conséquences gravissimes. L’efficacité du millepertuis sur le fond du problème de la dépression reste à prouver... Si toutefois des études plus élaborées et plus approfondies confirment les vertus curatives de cette plante comportant moins de risques et d’effets secondaires que la panoplie médicamenteuse classique ce sera une belle et grande victoire sur cette très éprouvante maladie. La plus lésée sera sans doute l’industrie pharmaceutique qui ne pardonnera jamais à cette humble fleur de l’avoir privée d’un vrai pactole lui drainant des cargaisons d’or... À moins qu’avec le temps on s’aperçoive que le millepertuis aussi a des vices cachés et des effets secondaires... Entre-temps rien n’empêche de servir des rasades de cette miraculeuse tisane à tous les grincheux, moroses et mélancoliques de son entourage...
Dans le «British Journal of Medicine» du 2 septembre 2000, une étude médicale allemande faisait état de l’efficacité antidépressive du millepertuis, une plante à fleurs jaunes dont les feuilles semblent, par transparence, criblées de trous, commune dans plusieurs pays de cette partie du monde. Des chercheurs allemands soutiennent que conformément aux résultats de leurs travaux comparatifs, l’hypericum perforatum (nom scientifique de la plante) s’avère aussi efficace que l’imipramine (la molécule chimique considérée comme le principal antidépresseur à l’heure actuelle). Sensiblement mieux tolérée que la molécule chimique, cette modeste plante des jardins sans prétention deviendrait l’arme la plus efficace contre les dépressions légères et modérées... En commentant les résultats de cette étude, les...