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Actualités - Chronologie

Les démocrates veulent en finir avec la majorité républicaine au Congrès

Les démocrates espèrent non seulement garder la Maison-Blanche lors des élections de demain, mais également mettre un terme à six ans de domination républicaine au Congrès. Les experts prévoient des résultats étroits dans les élections législatives, où les démocrates ont une bonne chance de ravir aux républicains la majorité de six sièges qu’ils détiennent à la Chambre des représentants. En 1994, les démocrates avaient perdu le contrôle de cette Chambre pour la première fois en 40 ans. Il leur faut un gain de sept sièges pour pouvoir en reprendre le contrôle. Actuellement, les républicains disposent de 222 sièges dans cette enceinte contre 209 aux démocrates. Deux autres sièges sont occupés par des indépendants, dont l’un vote avec les démocrates tandis que l’autre met sa voix du côté républicain. Deux autres sièges sont vacants, dont l’un est assuré d’aller au Parti démocrate. Au Sénat, les républicains ont la majorité avec 54 sièges, contre 46 aux démocrates. Un tiers seulement d’entre eux sont renouvelables. Les républicains sont généralement vus en assez bonne position pour garder leur majorité. Il faut aux démocrates un gain net de cinq sièges pour dominer cette assemblée de 100 membres, dirigée par le vice-président des États-Unis. «Si Gore remporte la Maison-Blanche, il va vouloir que les démocrates contrôlent aussi la Chambre des représentants pour assurer le succès de ses réformes», estime Allan Lichtman, spécialiste de la présidence américaine à l’Université américaine de Washington. «Les élections (à la Chambre) sont donc capitales pour son programme de gouvernement», relève-t-il. Mais les républicains sont, de leur côté, résolus à garder leur domination sur la Chambre des représentants. «Si les républicains gagnent la présidence et conservent la majorité dans les deux assemblées du Congrès, ils auront un degré de pouvoir jamais atteint par eux depuis 1920», poursuit Allan Lichtman. Il est rare que dans une élection, les trois branches du pouvoir (présidence, Chambre des représentants, Sénat) soient aussi disputées, souligne l’expert. L’élection sénatoriale la plus suivie sera sans conteste celle de l’État de New York, où la Première dame américaine, Hillary Clinton, est opposée au républicain Rick Lazio, qu’elle domine dans les sondages. Un autre scrutin, toujours pour un poste au Sénat, sera aussi suivi avec intérêt, cette fois dans le Missouri (centre). Dans cet État, le candidat démocrate et jusqu’alors gouverneur, Mel Carnahan, est décédé dans un accident d’avion le 16 octobre. La campagne étant trop avancée pour retirer son nom des bulletins de vote, les électeurs auront donc demain le loisir de voter en sa faveur. Sa veuve, Jean Carnahan, 66 ans, a déjà annoncé qu’elle était prête à prendre sa place au Sénat — une option rare mais légale, selon des juristes — si le candidat républicain, John Ashcroft, est battu lors de l’élection. Ce siège pourrait être précieux pour le Parti démocrate dans sa bataille pour le contrôle du Sénat.
Les démocrates espèrent non seulement garder la Maison-Blanche lors des élections de demain, mais également mettre un terme à six ans de domination républicaine au Congrès. Les experts prévoient des résultats étroits dans les élections législatives, où les démocrates ont une bonne chance de ravir aux républicains la majorité de six sièges qu’ils détiennent à la Chambre des représentants. En 1994, les démocrates avaient perdu le contrôle de cette Chambre pour la première fois en 40 ans. Il leur faut un gain de sept sièges pour pouvoir en reprendre le contrôle. Actuellement, les républicains disposent de 222 sièges dans cette enceinte contre 209 aux démocrates. Deux autres sièges sont occupés par des indépendants, dont l’un vote avec les démocrates tandis que l’autre met sa voix du côté républicain....