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Actualités - Chronologie

Vision interventionniste v/s initiative individuelle : les projets des deux candidats

Le républicain George W. Bush et le démocrate Al Gore ont des approches du pouvoir bien différentes, le premier valorisant l’initiative individuelle, le second ayant une vision plus interventionniste. Les deux hommes s’accordent au moins sur un point : ils misent sur des excédents budgétaires sans précédent pour financer leurs programmes, près de 4 600 milliards de dollars sur les dix prochaines années. «Big government» contre «Big business» : les attaques fusent entre les candidats à la Maison-Blanche qui se sont efforcés de tracer des lignes de partage claires entre leurs projets pour l’Amérique s’ils sont élus le 7 novembre. Le gouverneur du Texas indique que les propositions économiques de son rival se traduiraient par une «augmentation gigantesque» du gouvernement fédéral, tandis que le vice-président accuse Bush d’être l’homme des groupes d’intérêt. M. Bush a fixé quatre grandes priorités : la moitié des excédents servirait à assurer la solvabilité du régime des retraites, un quart serait destiné à financer des dépenses dans le domaine social, éducatif ou dans la défense et un quart irait à une baisse des impôts (1 300 milliards sur dix ans). M. Gore entend pour sa part consacrer ces excédents au remboursement de la dette, à éliminer la pauvreté et à des dépenses accrues dans l’éducation, la santé ou les retraites, ou encore dans des réductions d’impôts ciblées. Il espère par exemple amener le taux de pauvreté en dessous de 10 % de la population pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, ramener le taux d’imposition des classes moyennes à son plus bas niveau depuis 50 ans, ou encore réduire les inégalités salariales entre les sexes. «La prospérité économique elle-même va figurer sur les bulletins de vote», a-t-il insisté durant sa campagne. «Il y a des choix importants à faire dans cette élection, et au cœur de tous ces choix se trouve une question fondamentale : allons-nous utiliser notre prospérité et nos excédents records pour préparer l’avenir», a-t-il répété. M. Gore accuse notamment son adversaire républicain de mettre en danger la prospérité avec son projet de baisse massive des impôts qui replongerait, selon lui, l’Amérique dans une période de déficits budgétaires. Al Gore «pense que le surplus, c’est de l’argent qui appartient au gouvernement. Nous estimons que le surplus, c’est l’argent du peuple», réplique George W. Bush, se présentant comme quelqu’un «d’extérieur» au microcosme politique de Washington, qui «fait confiance à l’individu». Les deux candidats divergent clairement sur le rôle du gouvernement fédéral en matière de santé publique, d’éducation ou de fiscalité. Sur le dossier de l’éducation, Gore souhaite augmenter les dépenses de l’État en embauchant plus d’enseignants, tandis que Bush met l’accent sur une responsabilisation accrue au sein du système scolaire et souhaite redonner aux États un plus large contrôle sur leurs écoles. Pour les retraites, Gore propose de maintenir le système en l’état, tout en assurant la solvabilité du système jusqu’en 2054, tandis que Bush prône une privatisation partielle du système en créant des fonds de retraite privés. En matière de politique étrangère, les deux candidats ont également des visions différentes, Al-Gore se montrant plus interventionniste par rapport à Bush qui semble plutôt partisan d’un repli calculé des forces américaines.
Le républicain George W. Bush et le démocrate Al Gore ont des approches du pouvoir bien différentes, le premier valorisant l’initiative individuelle, le second ayant une vision plus interventionniste. Les deux hommes s’accordent au moins sur un point : ils misent sur des excédents budgétaires sans précédent pour financer leurs programmes, près de 4 600 milliards de dollars sur les dix prochaines années. «Big government» contre «Big business» : les attaques fusent entre les candidats à la Maison-Blanche qui se sont efforcés de tracer des lignes de partage claires entre leurs projets pour l’Amérique s’ils sont élus le 7 novembre. Le gouverneur du Texas indique que les propositions économiques de son rival se traduiraient par une «augmentation gigantesque» du gouvernement fédéral, tandis que le vice-président...