Le dernier «Roi des Rois», l’empereur d’Éthiopie Hailé Sélassié Ier, symbolise pour la plupart des tendances du mouvement «Rastafari», originellement issu de la Jamaïque, un dieu immortel. Victimes d’oppression et de discrimination raciale, les «Rastafari», du nom du Ras Teferi Mekonen, titre que portait Sa Majesté Impériale avant d’accéder à la plus haute dignité royale sous le nom de Hailé Sélassié, tirent leur croyance de la Bible qui leur fut portée par les missionnaires au début de ce siècle. «Les Rois viendront d’Afrique et l’Éthiopie tend ses mains vers Dieu», pouvaient-ils y lire en 1928 alors que, deux ans plus tard, Hailé Sélassié était couronné empereur d’Éthiopie. Le mouvement «Rastafari» déifie dans son ensemble Hailé Sélassié, mais plusieurs tendances coexistent dont ceux qui le considèrent comme un Dieu et donc encore en vie, ceux qui pensent qu’il a été tué par le régime du colonel Mengistu Hailé Mariam et, enfin, ceux qui pensent que Hailé Sélassié est mort mais va ressusciter. Plusieurs d’entre eux ont discrètement assisté jeudi dans les églises orthodoxes d’Éthiopie à la cérémonie de prières et de recueillement à la mémoire de l’empereur. Fidèles parmi les fidèles du «Jah» (NDLR : Janhoy en amharique, Sire), beaucoup portent les «dreadlocks» en mémoire des princes éthiopiens patriotes qui, dans la plupart des cas, laissaient leurs cheveux en bataille avant de les tresser. Hailé Sélassié qui leur portait une affection particulière leur avait donné des terrains vers la ville de Shashemené, à environ 300 km d’Addis-Abeba, afin qu’ils puissent s’installer et vivre dans la patrie de la «liberté». Pourtant, de nouvelles doctrines émanent de ce mouvement hétérogène, dont certaines ne voient plus en l’empereur la réincarnation de Jésus-Christ, mais plus simplement un leader spirituel. Toutefois, chaque année, des milliers de «Rastafari», habillés aux couleurs éthiopiennes, vert, jaune, rouge, se rendent le 23 juillet à Canisaro Park à Wimbledon (Angleterre) pour se recueillir devant la statue de Hailé Sélassié 1er érigée en 1937 par Helga Selligman.
Le dernier «Roi des Rois», l’empereur d’Éthiopie Hailé Sélassié Ier, symbolise pour la plupart des tendances du mouvement «Rastafari», originellement issu de la Jamaïque, un dieu immortel. Victimes d’oppression et de discrimination raciale, les «Rastafari», du nom du Ras Teferi Mekonen, titre que portait Sa Majesté Impériale avant d’accéder à la plus haute dignité royale sous le nom de Hailé Sélassié, tirent leur croyance de la Bible qui leur fut portée par les missionnaires au début de ce siècle. «Les Rois viendront d’Afrique et l’Éthiopie tend ses mains vers Dieu», pouvaient-ils y lire en 1928 alors que, deux ans plus tard, Hailé Sélassié était couronné empereur d’Éthiopie. Le mouvement «Rastafari» déifie dans son ensemble Hailé Sélassié, mais plusieurs tendances coexistent dont ceux...
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