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Actualités - Communiques Et Declarations

Grèce-Turquie Athènes refuse « une confrontation générale » avec Ankara

Le Premier ministre grec, Costas Simitis, a déclaré au cours d’un débat parlementaire sur les relations gréco-turques, que la Grèce ne voulait pas «être entraînée dans une confrontation générale» avec la Turquie. «Nous ne nous laissons pas entraîner dans une confrontation générale que la Turquie souhaiterait, et nous continuons les efforts pour trouver des solutions, comme dans les domaines de l’économie, du tourisme et de l’environnement», a dit M. Simitis en répondant à des critiques de l’opposition conservatrice de la Nouvelle démocratie (ND). La vice-présidente de la ND Dora Bakoyanni s’était inquiétée «des revendications nouvelles» de la Turquie et avait critiqué le comportement du pays voisin qui, selon elle, s’oppose aux accords conclus lors du sommet européen d’Helsinki en décembre 1999, qui définissaient la voie à suivre pour que la Turquie puisse prétendre rejoindre l’Union européenne. «Il est évident que notre politique ne peut pas avoir de résultats immédiats et changer le paysage dans la région d’un jour à l’autre», a souligné M. Simitis. «Notre politique est reconnue au plan international, car nous avons réussi à démontrer à la communauté internationale l’attitude agressive, sans raison légitime, de la Turquie», a-t-il ajouté. Le processus de rapprochement des deux pays entamé en juin 1999 a été entravé à l’occasion du déroulement des manœuvres de l’Otan Destined Glory 2000, il y a deux semaines en Turquie. La Grèce avait retiré ses forces en raison du refus de l’armée turque de laisser les F-16 grecs survoler des îles proches des côtes turques, dont la Turquie réclame la démilitarisation en vertu de traités de paix. Mardi, les ministres grec et turc des Affaires étrangères, Georges Papandréou et Ismail Cem, ont convenu d’une procédure à respecter pour édifier des mesures de confiance entre les deux pays. Dans le cadre de cet effort pour normaliser les relations bilatérales, dix-sept sujets – cinq mesures militaires et des douze sujets institutionnels – vont être abordés entre Athènes et Ankara, a indiqué le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Reppas. Les cinq sujets d’ordre militaire et opérationnel seront discutés dans le cadre de l’Otan à partir de la semaine prochaine, a indiqué le porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères, Panos Beglitis. Ils concernent la réduction du nombre et de l’ampleur des manœuvres, la mise en place du système de reconnaissance aérienne EFF, l’échange d’informations entre les commandements de l’Otan à Larissa (Grèce) et à Izmir (Turquie), le survol de la mer Égée par des avions non armés et une information réciproque sur les exercices nationaux. Les douze autres questions «à caractère non opérationnel» seront négociées au niveau des directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères. Elles portent sur la visite de navires de guerre dans les ports des deux pays, l’installation de structures de communication entre les autorités côtières, l’observation des manœuvres nationales par des officiers des deux pays, un moratoire pendant l’été sur les relations militaires, l’installation d’une ligne de téléphone directe entre les deux ministères des Affaires étrangères. Les deux parties discuteront également de diverses coopérations, en Méditerranée dans le cadre du «partenariat pour la paix», dans le cadre de l’accord allié «ciels ouverts», dans le cadre de «la brigade de la paix» de l’Europe du Sud-Est, ainsi que de la coopération pour les Balkans et les questions d’environnement (principalement la protection de la région septentrionale frontalière de l’Evros). Les délégations aborderont par ailleurs la ratification de quatre protocoles conclus entre 1969 et 1971 sur le tracé du fleuve Evros qui sépare au Nord-Est les deux pays, ainsi que l’application d’un protocole datant de 1963 sur la gestion des eaux. Par ailleurs, le vice-Premier ministre turc, Mesut Yilmaz, est arrivé hier jeudi vers 10h30 (8h30 GMT) à Athènes pour une visite de près de 48 heures au cours de laquelle il rencontrera les principaux dirigeants grecs, a-t-on appris auprès de l’aéroport.
Le Premier ministre grec, Costas Simitis, a déclaré au cours d’un débat parlementaire sur les relations gréco-turques, que la Grèce ne voulait pas «être entraînée dans une confrontation générale» avec la Turquie. «Nous ne nous laissons pas entraîner dans une confrontation générale que la Turquie souhaiterait, et nous continuons les efforts pour trouver des solutions, comme dans les domaines de l’économie, du tourisme et de l’environnement», a dit M. Simitis en répondant à des critiques de l’opposition conservatrice de la Nouvelle démocratie (ND). La vice-présidente de la ND Dora Bakoyanni s’était inquiétée «des revendications nouvelles» de la Turquie et avait critiqué le comportement du pays voisin qui, selon elle, s’oppose aux accords conclus lors du sommet européen d’Helsinki en décembre...