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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : marché équilibré

Le marché des changes de Beyrouth a repris ses activités hier au lendemain du chômage officiel de la Toussaint, dans un climat toujours favorable aux placements en livre libanaise. En effet, le dollar continuait à être offert dans une proportion plus grande que la demande en cette monnaie, à des fins d’ajustement de certaines positions de change ou pour subvenir aux besoins commerciaux courants de certains importateurs. Dans ce contexte, et compte tenu du maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, pendant que les établissements de crédit le négociaient pratiquement entre 1 509,50 et 1 510,00 LL en fin de journée, après un départ entre 1 509,00 et 1 511,00 LL. Mais en raison de la réticence de la demande, le volume d’affaires n’a pas pu prendre beaucoup de dimensions, ne dépassant guère au total quelque quinze millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place sans aucune intervention de la BDL, dans un marché équilibré de lui-même, selon les cambistes. Hésitation de l’euro autour de 0,86 dollar À l’étranger, l’euro a oscillé autour du seuil de 0,86 dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de maintenir son principal taux d’intérêt (le REFI) à 4,75 % à l’issue de la réunion de son conseil des gouverneurs. Il s’était apprécié avant cette décision à 0,8666 dollar, sur des anticipations d’un relèvement de ce taux d’un quart de point en pourcentage à 5,00 % pour mieux maîtriser les tensions inflationnistes. De fait, après ce statu quo monétaire, la monnaie européenne a perdu de vitesse, ne parvenant même pas à profiter de l’annonce aux États-Unis d’une faible hausse de la productivité américaine de 3,8 % au troisième trimestre contre 6,1 % au deuxième ainsi que de la stabilité de l’indice composite des principaux indicateurs de l’économie américaine en septembre après un repli de 0,1 % en août, témoignant du ralentissement de la croissance dans ce pays qui est censé aider l’euro, selon le président de la BCE, Wim Duisenberg. Selon les analystes de marchés, le billet vert a été soutenu par la hausse des coûts unitaires du travail aux États-Unis de 2,5 % au troisième trimestre contre une baisse de 0,2 % au deuxième, laissant croire à la persistance des tensions salariales malgré la modération de la croissance. Ce développement pourrait inciter la Réserve fédérale (Fed) à resserrer ses taux à court terme lors de la réunion de son comité de politique monétaire à la mi-novembre si les chiffres de l’emploi en octobre, attendus aujourd’hui, reflétaient un marché de travail étroit, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Cela étant, la monnaie européenne est repassée au-dessous de 0,86 dollar par moment, ignorant les rumeurs d’intervention des banques centrales en sa faveur. En effet, le billet vert s’est montré généralement ferme à New York, ne réagissant pas à l’irrégularité des Bourses américaines pour se négocier finalement comme suit : – 0,8603 pour un euro contre 0,8615, la veille – 1,4465 pour un sterling contre 1,4515 – 2,2735 DM contre 2,2700 – 7,6250 FF contre 7,6130 – 1,7735 FS contre 1,7730 – 2 250,70 lires contre 2 247,30 – 108,15 yens contre 108,20. Bourse de Beyrouth : léger repli de Solidere B À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est un peu affaiblie hier par le léger repli des actions B de Solidere dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,17 % à 65,85 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait invariablement à 141,32 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché axé sur les actions A de Solidere avec au total 60 057 actions (dont 49 827 sur Solidere A) d’une valeur globale de 458 454 dollars (dont 386 159 dollars sur Solidere A). Fermeté du Nasdaq et volatilité de Wall Street Sur les places boursières internationales, les marchés américains ont été diversement orientés hier, avec les valeurs de la haute technologie en hausse soutenant la Bourse du Nasdaq, contrairement aux valeurs traditionnelles dont les fluctuations dans les deux sens ont rendu la Bourse de Wall Street très volatile. Pour les valeurs de la haute technologie, deux éléments ont donné le ton hier aux fabricants de semi-conducteurs, selon les professionnels. D’abord, le marché des semi-conducteurs est en pleine croissance comme l’a montré l’étude de l’Association de l’industrie de semi-conducteurs (SIA). Les ventes mondiales de semi-conducteurs devraient augmenter de 37 % à 205 milliards de dollars cette année et de 22 % l’an prochain selon le SIA. De plus, Intel, le premier fabricant mondial de microprocesseurs, a dressé un tableau plutôt rose pour son activité et la perspective d’une croissance de son chiffre d’affaires de 15 à 20 % en 2001. Iltel prévoit une croissance de l’ordre de 10% l’an prochain pour son métier de base, le microprocesseur, et de 50 % pour certaines de ses nouvelles activités (réseaux, communications mobiles..). En effet, tous les fabricants de matériels de réseaux, d’ordinateurs ou de matériels portables ont tiré donc l’indice composite du Nasdaq vers le haut au-dessus du seuil des 3 400 points. Quant à Wall Street, sa tendance a été partagée entre les facteurs de déprime en provenance de la baisse des ventes de voitures aux États-Unis le mois dernier, nouveau signal du ralentissement de la consommation et donc de la croissance économique, et les facteurs de soutien illustrés par les titres bancaires et financiers qui sont venus limiter la casse. Cela étant et compte tenu aussi du repli des valeurs de télécoms, de la pharmacie et la chimie ainsi que des pétrolières, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer irrégulièrement entre un plus haut à 10 946,49 points et un plus bas à 10 869,90 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, à 10 906,68 points, en léger progrès de 7,21 points sur la veille. Les Bourses européennes en baisse avec les télécoms Bien orientés dans l’après-midi, les marchés boursiers européens se sont ensuite repliés en fin de journée, entraînés par une baisse des télécoms qui se sont associées à un fort recul de 7,6 % du britannique Vodafone. À la fermeture de la plupart des places européennes, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a accusé un repli de 0,28 %, à 1 646,61, après être resté dans le positif pendant la majeure partie de la séance. Le DJ Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, et qui n’inclut donc pas Vodafone, est parvenu à maintenir une légère avance de 0,09 %, à 5 089,80. Vodafone, la première société européenne en termes de capitalisation boursière, a été touchée de plein fouet par une rumeur selon laquelle elle se montrerait maintenant réservée sur ses futurs résultats, ce qui a d’autant plus inquiété que plusieurs entreprises américaines viennent de publier des résultats décevants. Il n’a pas encore été possible d’interroger Vodafone sur cette rumeur. Le compartiment des télécoms européennes a perdu globalement 3,8 %, ce qui porte à plus de 23 % son recul depuis le début de l’année. Celui de l’énergie a lui aussi nettement perdu du terrain, les cours du pétrole ayant réagi en baisse à l’accord conclu entre Israéliens et Palestiniens sur l’arrêt des violences. Royal Dutch et Shell ont perdu respectivement 3,37 % et 3,56 %, les résultats trimestriels annoncé par le géant pétrolier anglo-néerlandais ayant déçu, bien qu’ils constituent un troisième record consécutif. Dans le même compartiment, BP Amoco abandonne 3,2 % et TotalFinaElf 1,99 %. C’est dans les secteurs de la banque et des assurances que se rencontrent les quelques rares progressions importantes de la journée, après la décision de la Banque centrale européenne de ne pas modifier ses taux. Tokyo : prises de bénéfices La Bourse de Tokyo a clôturé en légère baisse de 0,2 % jeudi, les gains réalisés en début de séance ayant été effacés ensuite par une vague de prises de bénéfices, ont indiqué des courtiers. L’indice de référence Nikkei-225 a cédé 34,61 points à 14 837,78 points. L’indice élargi Topix a par contre gagné 6,06 points à 1 424,51 points. «Les investisseurs sont devenus prudents vers la fin des échanges, et ils ont décidé de convertir leurs titres en liquide à la veille d’un week-end de trois jours», a indiqué Koichi Kawata de Sakura Friend Securities. Les places financières sont fermées à Tokyo vendredi, jour férié. «Bien que le sentiment du marché ne soit pas si mauvais, des mouvements sensibles vont probablement se poursuivre», a estimé Koichi Kawata. «Les investisseurs vont garder un œil sur les mouvements à Wall Street». Les échanges ont été modérés, avec un volume estimé à 590 millions de titres contre 542,8 millions mercredi. Le Nikkei était en hausse à la mi-journée, sur des espoirs que les marchés américains avaient touché leur plus bas, selon des opérateurs. «Le Nasdaq a chuté, mais il n’est pas tombé sous le niveau des 3 000 (points)», a souligné Masakazu Kimura de Tsubasa Securities Co. «Cela indique que le Nasdaq a probablement touché son plus bas, et les acteurs du marché achètent des titres japonais dans l’espoir d’un rebond du Nasdaq» jeudi. L’indice Nasdaq a perdu 1,07 % à 3 333,39 points mercredi, et le Djia 0,65 % à 10 899,47 points. Le marché a également été soutenu à Tokyo par des spéculations selon lesquelles les marchés américains ne tomberont pas plus bas avant les élections présidentielles de la semaine prochaine, selon Hidenori Kawasaki de Kokusai Securities. «Les marchés new-yorkais devraient être bien soutenus. La plupart des facteurs négatifs, comme les publications de résultats de sociétés faibles, sont déjà sortis et le marché les a digéré», a indiqué Masakazu Kimura. «Les marchés new-yorkais devraient bientôt remonter», a-t-il estimé. «Si le Nasdaq monte, la Bourse japonaise progressera aussi». Les valeurs de la haute-technologie et de l’Internet sont mitigées. Sony Corp. a perdu 2,8 % (-260 yens) à 8.990 yens, tandis que l’investisseur Internet Softbank Corp. a perdu 60 yens à 7 050.
Le marché des changes de Beyrouth a repris ses activités hier au lendemain du chômage officiel de la Toussaint, dans un climat toujours favorable aux placements en livre libanaise. En effet, le dollar continuait à être offert dans une proportion plus grande que la demande en cette monnaie, à des fins d’ajustement de certaines positions de change ou pour subvenir aux besoins commerciaux courants de certains importateurs. Dans ce contexte, et compte tenu du maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, pendant que les établissements de crédit le négociaient pratiquement entre 1 509,50 et 1 510,00 LL en fin de journée,...