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Actualités - Chronologie

SYRIE Damas en passe de recevoir des aides internationales

La Syrie est en passe de réintégrer le club des pays autorisés à recevoir l’aide internationale au développement après avoir réglé le problème de sa dette envers l’Allemagne, estimée à un milliard de dollars. Le chancelier allemand Gerhard Schröder a annoncé lundi à Damas la prochaine finalisation d’un accord de rééchelonnement de la dette syrienne sur 20 ans, qui permettra à la Syrie d’accéder aux prêts bancaires à taux avantageux de l’Union européenne (UE) dont elle avait été privée pendant 10 ans. «Berlin avait posé son veto aux opérations de la Banque européenne d’investissement (BEI) en Syrie. Dans la mesure où la question de la dette est réglée, les opérations de la BEI pourront redémarrer en Syrie», a déclaré Marc Pierini, chef de la délégation de l’UE à Damas. «Nous pouvons nous attendre à une mission de la BEI en Syrie avant la fin de l’année», a-t-il ajouté. La levée du veto allemand signifie dans un premier temps un prêt de 75 millions d’euros (63,75 millions de dollars) de la BEI à la Syrie, pour des projets électriques. «Mais ce n’est pas tout, d’autres financements sont prévus», a affirmé M. Pierini. La plus grande partie de la dette syrienne a été contractée auprès de l’ancienne République démocratique allemande (de l’Est), pour des importations notamment industrielles. La Syrie a cessé de rembourser cette dette depuis la réunification de l’Allemagne, il y a dix ans. Au cours des dix dernières années, l’aide de l’UE à la Syrie s’est limitée aux dons MEDA, le programme d’assistance de l’Europe aux pays méditerranéens. Le programme MEDA-1, couvrant la période 1996-1999 a alloué 105 M d’euros (89 M USD) à la Syrie, mais seul des projets pour 33 M d’euros (28 M USD) ont été élaborés à cause des pesanteurs bureaucratiques à Damas. Le programme MEDA-2, couvrant la période 2000-2002, est en cours de discussion. Mais ces dons, qui s’ajoutent à d’autres, fournis notamment par le Japon, ne sont pas en mesure de répondre aux besoins de la Syrie, estimés à plusieurs milliards de dollars, pour moderniser et développer ses infrastructures. Les projets prioritaires sont les installations d’eau et d’irrigation, le réseau téléphonique, la distribution électrique et l’assainissement dans les grandes villes. Le retour de le BEI en Syrie sera suivi par celui de la Banque mondiale en 2002, quand la Syrie aura terminé de rembourser ses arriérés à cette institution, conformément à un accord signé en 1997. M. Pierini a fait état «d’une volonté manifeste d’avancer avec l’Europe, il y a là une impulsion du président Bachar el-Assad», qui a accédé en juillet à la présidence en succession à son père, Hafez el-Assad. La Syrie avait commencé à régler ses problèmes de dettes avec la France. La dette syrienne envers Paris, totalisant 320 M USD, avait été restructurée en 1996 à l’occasion des entretiens effectués à Damas par le président français Jacques Chirac et Hafez el-Assad.
La Syrie est en passe de réintégrer le club des pays autorisés à recevoir l’aide internationale au développement après avoir réglé le problème de sa dette envers l’Allemagne, estimée à un milliard de dollars. Le chancelier allemand Gerhard Schröder a annoncé lundi à Damas la prochaine finalisation d’un accord de rééchelonnement de la dette syrienne sur 20 ans, qui permettra à la Syrie d’accéder aux prêts bancaires à taux avantageux de l’Union européenne (UE) dont elle avait été privée pendant 10 ans. «Berlin avait posé son veto aux opérations de la Banque européenne d’investissement (BEI) en Syrie. Dans la mesure où la question de la dette est réglée, les opérations de la BEI pourront redémarrer en Syrie», a déclaré Marc Pierini, chef de la délégation de l’UE à Damas. «Nous pouvons...