L’histoire véridique du révérend Hiroyuki Suzuki, un ancien gangster converti à la foi chrétienne, fait l’objet d’un film qui sortira en mai sur les écrans japonais. L’œuvre, intitulée Jésus est mon patron, a été présentée en avant-première le jour de Noël dans un cinéma du quartier branché de Shinjuku, un haut lieu des «yakuzas», la pègre nipponne. Suzuki, 45 ans, ancien «yakuza», affirme avoir été touché par la grâce divine il y a dix ans alors que les drogues, les dettes et la maladie l’avaient mené au bord du suicide. «Je pensais que Dieu me tourmentait, j’ai cherché de l’aide et je me suis précipité dans une église à Shinjuku, a-t-il expliqué à l’occasion de l’avant-première du film. Le pasteur qui était là m’a dit que chacun pouvait renaître». Marié à une entraîneuse coréenne ayant épousé la foi chrétienne, il a depuis créé sa propre mission évangélique, baptisée «Barabbas» (du nom du voleur gracié, selon les Évangiles, par Ponce Pilate à la place de Jésus), qui rassemble huit anciens gangsters convertis. Le film, une coproduction entre le Japon et la Corée du Sud, a été financé en partie par une souscription de 400 millions de yens (3,54 millions de dollars) auprès de quelque 2 000 groupes chrétiens. Il sortira simultanément dans les deux pays. Les producteurs comptent sur 400 millions de yens supplémentaires de recettes pour rentrer dans leurs frais. Pour Suzuki, dont deux phalanges amputées – signe distinctif des «yakuzas» – rappellent le passé trouble, «obéir aux ordres du patron est une obligation dans le monde des gangs et croire en Dieu revient au même. Il ne faut douter de rien».
L’histoire véridique du révérend Hiroyuki Suzuki, un ancien gangster converti à la foi chrétienne, fait l’objet d’un film qui sortira en mai sur les écrans japonais. L’œuvre, intitulée Jésus est mon patron, a été présentée en avant-première le jour de Noël dans un cinéma du quartier branché de Shinjuku, un haut lieu des «yakuzas», la pègre nipponne. Suzuki, 45 ans, ancien «yakuza», affirme avoir été touché par la grâce divine il y a dix ans alors que les drogues, les dettes et la maladie l’avaient mené au bord du suicide. «Je pensais que Dieu me tourmentait, j’ai cherché de l’aide et je me suis précipité dans une église à Shinjuku, a-t-il expliqué à l’occasion de l’avant-première du film. Le pasteur qui était là m’a dit que chacun pouvait renaître». Marié à une entraîneuse...
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