Un blocage sur les réfugiés sonnerait le glas des négociations
le 29 décembre 2000 à 00h00
Un blocage du côté palestinien sur la question des réfugiés pourrait sonner le glas des négociations de paix, a indiqué hier le nouvel ambassadeur d’Israël en France Élie Barnavi. «Si les Palestiniens ne peuvent pas accepter de renoncer au droit de retour (des réfugiés), alors c’est la fin des négociations. C’est la guerre jusqu’à la fin des temps», a dit M. Barnavi sur la radio Europe 1. «S’il y a une cause autour de laquelle tous les Israéliens, droite et gauche confondues, sont unis dans un refus unanime, c’est bien cela», a-t-il ajouté, soulignant que l’acceptation du principe du retour de quelque quatre millions de réfugiés «constituerait un suicide collectif». «Israël peut accepter de conduire l’effort international de compensations (pour les réfugiés). Israël peut accepter un certain nombre réduit de retours au titre de réunification des familles à titre humanitaire. Mais Israël ne peut pas accepter le suicide collectif que constituerait l’acceptation du droit de retour», a-t-il précisé. Le question des réfugiés palestiniens constitue un des principaux points de blocage dans les négociations israélo-palestiniennes, les deux parties n’ayant pas réussi à trouver une formule acceptable de compromis. Selon lui, il y a néanmoins de «bonnes chances» pour aboutir à un accord israélo-palestinien d’ici au 20 janvier, date de la fin du mandat du président américain Bill Clinton. «Il y a une marge de manœuvre», a-t-il dit. «Nous assistons à une séance de marche au bord du gouffre qui peut bien se terminer, mais qui peut aussi rester dans le gouffre», a encore dit M. Barnavi.
Un blocage du côté palestinien sur la question des réfugiés pourrait sonner le glas des négociations de paix, a indiqué hier le nouvel ambassadeur d’Israël en France Élie Barnavi. «Si les Palestiniens ne peuvent pas accepter de renoncer au droit de retour (des réfugiés), alors c’est la fin des négociations. C’est la guerre jusqu’à la fin des temps», a dit M. Barnavi sur la radio Europe 1. «S’il y a une cause autour de laquelle tous les Israéliens, droite et gauche confondues, sont unis dans un refus unanime, c’est bien cela», a-t-il ajouté, soulignant que l’acceptation du principe du retour de quelque quatre millions de réfugiés «constituerait un suicide collectif». «Israël peut accepter de conduire l’effort international de compensations (pour les réfugiés). Israël peut accepter un certain...
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