VOILE - Vendée Globe Michel Desjoyaux remonte le temps
le 29 décembre 2000 à 00h00
Michel Desjoyaux, en tête du Vendée Globe, course autour du monde sur voiliers monocoques en solitaire, sans escale et sans assistance, a entamé hier le compte à rebours des milles et des heures qui le séparent de l’arrivée aux Sables-d’Olonne en franchissant l’antiméridien. Le skipper français de PRB, en tête de la flottille, est, en effet, passé d’une longitude Est à une longitude Ouest qui fera de ce 28 décembre 2000 la plus longue journée de sa vie. Elle aura tout simplement compté double. S’il a globalement maintenu l’écart avec ses poursuivants immédiats, le Français Roland Jourdain (Sill) et la jeune Britannique Ellen MacArthur (KingFisher), le leader continue de mener un train qui renvoie le dernier officiellement classé, le Russe Fedor Konyukhov (Modern University fot the Humanities) à 5 845 milles. À l’allure du navigateur slave, cette distance représente pratiquement un mois de navigation. L’écart pourrait doubler d’ici les Sables-d’Olonne. Tous les concurrents ont retrouvé des vents et les quatre premiers avancent à une vitesse moyenne oscillant entre 11 et 14 nœuds. Cette situation nouvelle a quelque peu figé les positions en tête de la course. Le Français Marc Thiercelin, quatrième, ne perd pas tout espoir de revenir sur Desjoyaux. S’il en a «marre de courir après la petite Ellen», il compte sur le fait que son bateau est «un avion au portant». «Il faut qu’avant le Cap Horn j’aie renversé les choses, car pendant la remontée de l’Atlantique, je ne serai pas à la fête», avance-t-il déterminé. Enfin, les quelque dix marins un moment empêtrés dans la zone de perturbations magnétiques en sont sortis. L’électronique a retrouvé son efficacité et les skippers leur route grâce à des compas gyroscopiques plus fiables. Le Français Thomas Coville (Sodebo), cinquième, en a profité pour «renvoyer toute la toile» et «relancer la chasse». Dans la même situation, le Français Thierry Dubois (Solidaires) pourrait renoncer à abandonner. Il n’en prend manifestement pas le chemin en maintenant son cap.
Michel Desjoyaux, en tête du Vendée Globe, course autour du monde sur voiliers monocoques en solitaire, sans escale et sans assistance, a entamé hier le compte à rebours des milles et des heures qui le séparent de l’arrivée aux Sables-d’Olonne en franchissant l’antiméridien. Le skipper français de PRB, en tête de la flottille, est, en effet, passé d’une longitude Est à une longitude Ouest qui fera de ce 28 décembre 2000 la plus longue journée de sa vie. Elle aura tout simplement compté double. S’il a globalement maintenu l’écart avec ses poursuivants immédiats, le Français Roland Jourdain (Sill) et la jeune Britannique Ellen MacArthur (KingFisher), le leader continue de mener un train qui renvoie le dernier officiellement classé, le Russe Fedor Konyukhov (Modern University fot the Humanities) à 5 845...
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