Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Beyrouth : légère appréciation de la livre

 L’avant-dernière semaine de l’année a été très calme sur le marché des changes de Beyrouth dont l’activité s’est limitée sur l’expédition des affaires courantes dans le cadre des clôtures des comptes annuels. Dans ce contexte, le dollar est resté généralement offert dans une proportion dépassant les quelques besoins commerciaux courants des opérateurs en cette monnaie. Il s’est fait négocier ainsi dans les échanges interbancaires à des cours en baisse même légèrement inférieurs au taux moyen indicatif qui lui est fixé quotidiennement par la Banque du Liban (BDL), et ce pour la première fois depuis le 26 mai dernier au lendemain du retrait israélien du Liban-Sud. En maintenant sa fourchette d’intervention élargie entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue ainsi à faire clôturer le billet vert régulièrement tous les jours, de lundi à vendredi, à 1 507,50 LL en moyenne, comme depuis le 9 septembre 1999. Mais, compte tenu de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande sur cette monnaie, les établissements de crédit ont été amenés à la négocier dans des marges plus étroites entre 1 506,00 et 1 507,00 LL à la fin de la semaine, après 1 509,00/1 510,00 LL auparavant, contre 1 513,00/1 514,00 LL à la fin de la semaine dernière, en léger repli de 0,46 % en moyenne d’une huitaine à l’autre, soit l’équivalent du taux d’appréciation de la livre libanaise pendant la même période. Toutefois, en l’absence d’initiatives nouvelles et en raison de l’étroitesse des échanges en cette période de fin d’année, l’activité du marché est demeurée très mince. En effet, le volume d’affaires sur toute la semaine ne devait pas dépasser quelque trente millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place dans des transactions équilibrées, sans aucun recours à la BDL, selon les milieux cambistes. Le déclin de la croissance américaine a soutenu l’euro cette semaine À l’étranger, la monnaie unique européenne s’est montrée en grande forme cette semaine sur les marchés des changes internationaux et a franchi plusieurs seuils à la hausse contre le billet vert, grâce à la multiplication des signes de ralentissement de l’économie américaine qui laisse anticiper un renversement du flux des capitaux vers la zone euro. La monnaie unique est repassée en fin de semaine au-dessus de la barre de 0,92 dollar pour la première fois depuis fin juillet, gagnant par cela plus de 12 % depuis le 12 octobre, date à laquelle elle était tombée à un plus bas historique depuis sa création en janvier 1999 à 0,8230 dollar. La révision à la baisse jeudi de la croissance du Produit intérieur brut (PIB) américain au troisième trimestre à 2,2 % au lieu de 2,4 % lors d’une deuxième estimation contre 5,6 % au deuxième trimestre a amplifié les craintes des cambistes concernant l’état de santé de la première économie mondiale. Ces chiffres sont venus s’ajouter à la série de statistiques américaines décevantes de la semaine précédente et à des résultats d’entreprises révisés à la baisse, ont indiqué les analystes de BNP-Paribas. De quoi donner des ailes à l’euro. Selon ces mêmes milieux, deux phénomènes se conjuguent pour propulser un euro qui, il y a encore peu, paraissait entraîné dans un puits sans fond : la décélération plus nette et précoce qu’attendu de la machine économique américaine et une nouvelle crise de confiance à l’égard de l’économie nippone qui provoque une sorte des capitaux du Japon. Or, ces fonds se dirigent davantage vers la zone euro que vers les États-Unis. D’autre part, la nomination par le président américain élu George W. Bush du capitaine d’industrie Paul O’Neill comme futur secrétaire au Trésor a également mis le dollar sous pression cette semaine. Certes, selon des rapports de presse à New York, les grosses compagnies américaines, dont Paul O’Neill était jusqu’à présent un des représentants, devraient être favorables à un dollar faible qui leur permettrait d’améliorer leurs perspectives à l’exportation. Paul O’Neill a dirigé le premier fabricant mondial d’aluminium Alcoa et a été un des responsables du groupe papetier International Paper. Il s’était occupé des questions budgétaires à la Maison-Blanche entre 1967 et 1977. Étant donné qu’O’Neill vient directement de l’industrie manufacturière, les investisseurs craignent qu’il ne prenne position en faveur d’un dollar plus compétitif, donc moins fort, fait-on remarquer dans les milieux financiers. De son côté, le yen a souffert des inquiétudes des cambistes concernant le fragile état de santé de l’économie nippone. Hier, le gouverneur de la Banque du Japon, Masaru Hayami, a estimé qu’une poursuite du repli des marchés boursiers et qu’un ralentissement marqué de l’économie aux États-Unis pouvaient menacer la reprise au Japon. M. Hayami s’est également montré préoccupé par le fort déclin de la Bourse de Tokyo, qui a perdu près de 30 % de sa valeur depuis le début de l’année. «Si la baisse de la valeur des actions s’accentue, le recul de la confiance des entreprises et des ménages, auquel s’ajouteraient ses effets néfastes sur les établissements financiers, pourraient placer des obstacles sur le chemin de la reprise», a déclaré M. Hayami. Quant à la livre sterling, elle a repris quelques couleurs face au dollar à la fin de la semaine, même si la plupart des analystes anticipent une baisse prochaine des taux d’intérêt en Grande-Bretagne. Pour la première fois depuis juin 1999, deux des neuf membres du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre se sont prononcés en faveur d’une baisse du loyer de l’argent, lors de la réunion les 6 et 7 décembre sur les taux. Mais compte tenu de la meilleure tenue de l’économie britannique, dont la croissance a atteint 3 % en rythme annuel au troisième trimestre, le sterling continuait à être bien entouré encore cette semaine, ont indiqué les cambistes, notant toutefois qu’à la veille du long week-end de Noël (les marchés seront fermés jusqu’à mardi et même jusqu’à mercredi par endroit), les volumes échangés cette semaine ont été limités, ce qui a exacerbé les variations de cours, faisant négocier finalement le dollar à New York hier, comme suit : – 0,9257 pour un euro contre 0,8945, à la fin de la semaine dernière – 1,4820 pour un sterling contre 1,4755 – 2,1130 DM contre 2,1865 – 7,0860 FF contre 7,3325 – 1,6440 FS contre 1,6840 – 2 091,70 lires contre 2 164,40 – 112,85 yens contre 112,65. Les grandes Bourses dans la tourmente malgré l’embellie de fin de semaine Sur les places boursières internationales, Wall Street et la Bourse électronique Nasdaq, malgré l’embellie d’hier, ont flirté avec leurs plus bas niveaux de l’année cette semaine, très déprimées par le ralentissement de l’économie américaine et le maintien en l’état de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) lors de la réunion mardi dernier de son comité de l’Open Market. Cela d’autant que les avertissements des entreprises aux États-Unis souffrant du ralentissement économique ne cessaient de se multiplier. Devant l’ampleur de la baisse des grandes valeurs de la cote américaine, le président élu George W. Bush a lui aussi exprimé son inquiétude prudente devant le ralentissement de la croissance et a insisté sur la nécessité de baisser les impôts pour stimuler l’économie. «Notre économie montre des signes alarmants d’un possible ralentissement brutal et il est donc très important d’alléger la pression fiscale», a déclaré le président élu Bush. De plus, les nouvelles faisant état d’une vague de licenciements aux États-Unis depuis quelques temps laissaient craindre un début de récession, après le coup de massue asséné le 12 décembre par le géant de l’automobile General Motors avec plus de 15 000 suppressions d’emplois. Il en est de même de Gillette, qui a programmé pour les tous prochains mois la fermeture de 8 usines et de 13 centres de distribution avec 2 700 suppressions d’emplois, de Whirlpool qui va supprimer 6 000 emplois et de tant d’autres comme Chase Manahattan Bank, l’assureur Aetna, le spécialiste des services informatiques Unisys... C’est dans ce contexte que les Bourses américaines, malgré leur redressement hier, ont dû achever la semaine dans la déprime où l’indice composite Nasdaq a reperdu d’une huitaine à l’autre 6,15 % à 2 490 points environ hier en préclôture contre 2 653,27 points à la fin de la semaine dernière. Pourtant, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles est parvenu à gagner du terrain grâce à une ruée d’achats de certaines valeurs de la vieille économie dans le cadre d’une chasse aux bonnes affaires. Il s’est, en effet, adjugé 1,75 % à 10 617,73 points hier en préclôture contre 10 434,96 points à la fin de la semaine dernière. Dans ce contexte, et peu avant l’envolée du Nasdaq et de Wall Street hier, les Bourses européennes se sont toutes inscrites en baisse à la veille d’un long week-end chômé, les investisseurs ayant préféré ne pas trop s’engager en cette période de fin d’année. C’est ainsi que l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris a cédé à la fin de cette semaine 2,62 % à 5 783,73 points contre 5 939,54 points à la fin de la semaine dernière, de même que l’indice Footsie de la Bourse de Londres qui a abandonné 1,27 % à 6 097,50 points contre 6 175,80 points et l’indice Extra Dax de la Bourse de Francfort qui a perdu 1,16 % à 6 257,92 points contre 6 331,30 points pendant la même période. Pour ce qui est de la Bourse de Tokyo, elle a été la plus grande perdante de la semaine avec la rechute de l’indice Nikkei de 14 552,29 points à la fin de la semaine dernière à 13 427,08 points hier, en baisse de 7,73 %, en raison de la nette dégradation de l’économie nippone.
 L’avant-dernière semaine de l’année a été très calme sur le marché des changes de Beyrouth dont l’activité s’est limitée sur l’expédition des affaires courantes dans le cadre des clôtures des comptes annuels. Dans ce contexte, le dollar est resté généralement offert dans une proportion dépassant les quelques besoins commerciaux courants des opérateurs en cette monnaie. Il s’est fait négocier ainsi dans les échanges interbancaires à des cours en baisse même légèrement inférieurs au taux moyen indicatif qui lui est fixé quotidiennement par la Banque du Liban (BDL), et ce pour la première fois depuis le 26 mai dernier au lendemain du retrait israélien du Liban-Sud. En maintenant sa fourchette d’intervention élargie entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, la BDL est parvenue...