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Actualités - Chronologie

Championnat de France - Bilan après 22 journées La stabilité récompensée

Un effectif stable et un recrutement judicieux, telle semble être la clé des succès de Nantes, Lille, Sedan et Bordeaux, respectivement aux quatre premières places du championnat de France de football de D1 à la trêve, après 22 journées. Au-delà du fameux jeu à la Nantaise (une touche de balle, mouvement perpétuel, initiative permanente), le FCNA tire bénéfice d’un effectif stable, plus expérimenté après ses déboires de la saison dernière (le club avait sauvé sa place parmi l’élite lors de la dernière journée), et étoffé efficacement à l’intersaison. Les Canaris ont profité de l’arrivée de Stéphane Ziani et surtout de l’attaquant Viorel Moldovan. Avec le Roumain, auteur de 14 buts toutes compétitions confondues depuis le début de la saison, le FCNA semble avoir trouvé le buteur qui lui manquait. Les petits s’amusent Un recrutement à bon escient, marqué par le retour du défenseur Alain Roche et de l’attaquant Pauleta, c’est également ce qui fait la force de Bordeaux (4e), seul favori à avoir tenu son rang. Mais si Nantais et Girondins sont habitués à fréquenter les premières places, Sedan (3e), Lille (2e), Guingamp (6e) et même Troyes (10e) s’invitent dans la cour des grands. Réguliers et décomplexés, avec des effectifs stables depuis plusieurs saisons, les quatre plus petits budgets du championnat se prennent à rêver d’Europe. Sedan, leader pendant trois journées, montre qu’un collectif solidaire, sans vedette, vaut mieux que la juxtaposition laborieuse d’internationaux et de stars en devenir. Sedan s’est ainsi payé le luxe d’humilier 5 à 1 le Paris-SG, qui avait consenti un effort sans précédent de 500 MF en recrutement à l’intersaison. Pour les romantiques, cette réussite des petits, déjà perceptible l’année dernière (Gueugnon, club de D2, vainqueur de la Coupe de la Ligue, les amateurs de Calais finalistes de la Coupe de France), prouve que l’argent ne garantit rien. A contrario, des observateurs plus sceptiques estiment que l’avènement des «petits» illustre la faiblesse du championnat de France, pillé de ses plus brillants éléments et incapable d’attirer les meilleurs étrangers. Mais en Espagne ou en Italie, le Rayo Vallecano ou Atalanta Bergame, deux autres modestes, pointent aussi aux avant-postes. Les gros rament Malgré des investissements faramineux, les gros clubs ne parviennent pas à contenir l’enthousiasme des petits. Le PSG (11e), plus gros budget du championnat, a sombré, incapable de se hisser à un niveau de jeu conforme à son rang et miné par les rivalités internes, après avoir été leader à l’automne. Et l’arrivée de l’enfant chéri du Parc, Luis Fernandez, n’a pas encore remis la formation parisienne sur la voie des sommets. Les Parisiens ont sans doute aussi payé l’accumulation des matchs en Ligue des champions, tout comme Lyon, deuxième budget du championnat. Mais l’OL se maintient à la cinquième place. Mais que dire alors de Monaco (15e) et Marseille (14e) ? Champion en titre, le club monégasque ne se remet pas des départs de David Trezeguet, de Sabri Lamouchi et de Fabien Barthez. Éliminé sans gloire de la C1, Monaco se traîne aux dernières places du championnat. Quant à l’OM, s’il semble aller un peu mieux avec l’arrivée de l’entraîneur Javier Clemente, il est encore à douze points du leader. Une place dont ne peuvent se satisfaire les supporteurs nostalgiques des années Tapie. Enfin Rennes (7e), deuxième plus gros recruteur à l’intersaison, est longtemps resté en bas de tableau. Échaudés, ces clubs risquent pourtant de casser une nouvelle fois leur tirelire lors du mercato, qui a commencé vendredi matin.
Un effectif stable et un recrutement judicieux, telle semble être la clé des succès de Nantes, Lille, Sedan et Bordeaux, respectivement aux quatre premières places du championnat de France de football de D1 à la trêve, après 22 journées. Au-delà du fameux jeu à la Nantaise (une touche de balle, mouvement perpétuel, initiative permanente), le FCNA tire bénéfice d’un effectif stable, plus expérimenté après ses déboires de la saison dernière (le club avait sauvé sa place parmi l’élite lors de la dernière journée), et étoffé efficacement à l’intersaison. Les Canaris ont profité de l’arrivée de Stéphane Ziani et surtout de l’attaquant Viorel Moldovan. Avec le Roumain, auteur de 14 buts toutes compétitions confondues depuis le début de la saison, le FCNA semble avoir trouvé le buteur qui lui manquait. ...