Roland Jourdain sur Sill Matines la Potagère a pris hier les commandes de la flotte du Vendée Globe. Michel Desjoyeaux, sur PRB, a été plus ralenti dans le passage de la dorsale anticyclonique que son adversaire et ami de Port-la-Forêt (Finistère), situé deux degrés plus au Sud. Roland Jourdain a touché plus rapidement le vent de la nouvelle dépression alors que Michel Desjoyeaux subissait encore les calmes de la dorsale. Le coup d’accordéon a été brutal et a modifié l’ordre établi. «J’ai repris mon fusil car le chassé, ce n’est plus moi, je suis redevenu le chasseur», a ironisé Michel Desjoyeaux. «C’est une bonne surprise. C’est ma première journée en tête du Vendée Globe. Pourvu que ça dure», s’est félicité Roland Jourdain. «Mais à peine à mi-parcours, ce n’est pas très significatif. D’autant que ce n’est pas forcément un avantage d’être en tête dans ces coins-là, à moins d’avoir 600 milles d’avance», a-t-il ajouté. «Enfin, tant mieux, ce qui est pris n’est plus à prendre, mais je me demande ce que fait Michel», a-t-il ajouté. Roland Jourdain effectue là une belle performance, puisqu’il avait dû faire demi-tour quelques heures après le départ, le 9 novembre, pour réparer aux Sables d’Olonne une drisse (cordage). Après avoir repris la mer, celui que l’on surnomme Bilou a déployé tout son talent de navigateur pour rattraper le temps perdu et revenir, au passage des Canaries, dans le peloton de tête. Poussant son bateau au maximum de son potentiel et jouant habilement de la météo, il est ensuite resté longtemps dans le sillage des deux leaders Desjoyeaux et Parlier, avant de finalement se hisser hier en tête de la flotte. Changement également au niveau de la troisième place puisque la jeune Britannique Ellen McArhtur, sur Kingfisher, a pris l’avantage sur Thomas Coville à la barre de Sodebo. Ce dernier a vécu des heures difficiles. La réparation faite sur le secteur de barre après sa collision avec un cétacé a cassé. Sodebo est devenu difficilement contrôlable, ce qui provoqué la rupture du point d’amure du gennaker (voile d’avant). La voile s’est mise à flotter dans 25 nœuds de vent. En l’affalant, Thomas Coville s’est luxé le pouce gauche. Grâce aux conseils prodigués par téléphone par le docteur Jean-Yves Chauvé, le médecin de la course, le navigateur breton a pu se remettre le pouce en place. «Je suis de nature un peu douillette et je n’ai jamais eu aussi mal de ma vie», a avoué Thomas Coville.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Roland Jourdain sur Sill Matines la Potagère a pris hier les commandes de la flotte du Vendée Globe. Michel Desjoyeaux, sur PRB, a été plus ralenti dans le passage de la dorsale anticyclonique que son adversaire et ami de Port-la-Forêt (Finistère), situé deux degrés plus au Sud. Roland Jourdain a touché plus rapidement le vent de la nouvelle dépression alors que Michel Desjoyeaux subissait encore les calmes de la dorsale. Le coup d’accordéon a été brutal et a modifié l’ordre établi. «J’ai repris mon fusil car le chassé, ce n’est plus moi, je suis redevenu le chasseur», a ironisé Michel Desjoyeaux. «C’est une bonne surprise. C’est ma première journée en tête du Vendée Globe. Pourvu que ça dure», s’est félicité Roland Jourdain. «Mais à peine à mi-parcours, ce n’est pas très significatif....