Le président équatorien Gustavo Noboa a prévenu qu’il n’hésiterait pas à déclarer l’état d’urgence dans la région frontalière avec la Colombie si les attaques contre le seul oléoduc du pays s’y poursuivent. «Je veux vous informer que je ne vais pas laisser le pays perdre son calme et la paix. Si je dois déclarer l’état d’urgence et appliquer les lois de sécurité nationale, je le ferai», a-t-il averti. La Constitution stipule que l’état d’urgence permet au président de militariser une partie de la nation et de suspendre certaines libertés civiles. «Je ne vais pas laisser (une poignée de) rebelles déstabiliser la nation», a-t-il insisté. Au cours des deux derniers mois, le seul oléoduc du pays a fait l’objet de trois attentats, deux fois près de la frontière nord. L’explosion la plus récente, qui a eu lieu le 13 décembre, a tué six personnes qui voyageaient en bus dans la région, à une cinquantaine de kilomètres au sud de la frontière colombienne. L’Équateur a une frontière de 600 kilomètres, commune avec la Colombie, où guérillas d’extrême-gauche, groupes paramilitaires d’extrême-droite et forces armées s’affrontent depuis des décennies. Les autorités équatorienne redoutent que le plan colombien, soutenu par les États-Unis, visant à éradiquer la culture de coca et les groupes qui en profitent dans la province de Putumayo, dans le sud de la Colombie, ne provoque une extension de la violence au-delà de la frontière. Noboa a cependant assuré que le dernier attentat contre l’oléoduc n’avait pas été provoqué par des groupes étrangers. Juste après l’explosion, il l’avait attribué à un groupe d’Équatoriens opposés à la construction d’un deuxième pipeline par un consortium d’entreprises privées, qui doit démarrer en 2001.
Le président équatorien Gustavo Noboa a prévenu qu’il n’hésiterait pas à déclarer l’état d’urgence dans la région frontalière avec la Colombie si les attaques contre le seul oléoduc du pays s’y poursuivent. «Je veux vous informer que je ne vais pas laisser le pays perdre son calme et la paix. Si je dois déclarer l’état d’urgence et appliquer les lois de sécurité nationale, je le ferai», a-t-il averti. La Constitution stipule que l’état d’urgence permet au président de militariser une partie de la nation et de suspendre certaines libertés civiles. «Je ne vais pas laisser (une poignée de) rebelles déstabiliser la nation», a-t-il insisté. Au cours des deux derniers mois, le seul oléoduc du pays a fait l’objet de trois attentats, deux fois près de la frontière nord. L’explosion la plus...
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