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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : dollar toujours offert

L’offre du dollar a continué de l’emporter sur la demande de cette monnaie hier, sur le marché des changes de Beyrouth, dont l’activité est restée très mince en cette période de clôture des comptes annuels. De son côté, la Banque du Liban (BDL), très soucieuse de préserver l’équilibre des échanges, a maintenu sa fourchette d’intervention en l’État, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du dollar, le faisant fixer invariablement au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Mais compte tenu de l’évolution de l’offre et de la demande, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le billet vert dans leurs transactions interbancaires sous le seuil de 1 510,00 LL, soit entre 1 508,50 et 1 509,00 LL durant toute la journée. Toutefois, ce mouvement ne s’est guère développé hier, se limitant à quelque six millions de dollars échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place, dans un marché très calme et équilibré de lui-même. Accès de faiblesse du dollar À l’étranger, l’euro a repris de la hauteur contre toutes les autres grandes monnaies sur les marchés des changes internationaux hier, gagnant sensiblement du terrain face au dollar, alors que les cambistes s’inquiètent de la santé de l’économie américaine et anticipent un retour des capitaux vers l’Europe. La monnaie unique européenne est parvenue ainsi à retrouver son niveau d’il y a quatre mois, dépassant le seuil psychologique de 0,9010 dollar, atteint après l’intervention concertée des Banques centrales du groupe des Sept (pays occidentaux les plus industrialisés) le 22 septembre dernier. De fait, la dégringolade du marché des actions aux États-Unis a lourdement pesé sur le billet vert en faveur de l’euro. Les investisseurs craignent en plus un atterrissage brutal de l’économie américaine du fait des pertes des marchés des actions, ont indiqué hier la plupart des économistes. Donc, la tendance est devenue négative pour le dollar du fait que les marchés boursiers ne s’étaient pas redressés après la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) la veille. Mardi soir, la Fed avait maintenu le loyer de l’argent aux États-Unis à 6,5 %, tout en modifiant son appréciation de l’équilibre des risques pour considérer désormais un retournement de la conjoncture plus probable qu’une accélération de l’inflation. C’est la première fois en dix ans que l’économie américaine montre des signes de faiblesse due à des facteurs internes, car les précédentes crises aux États-Unis avaient été influencées par les dépressions économiques au Mexique, en Russie ou en Asie, rappelle-t-on dans les milieux professionnels. Le retour en grâce de l’euro a ravi les responsables européens qui ne se sont pas privés hier de commentaires à ce sujet. Selon le ministre français de l’Économie et des Finances, Laurent Fabius, l’appréciation que l’euro vient d’enregistrer va se poursuivre. «Dans les semaines et les mois qui viennent nous aurons, sans excès, une certaine remontée de l’euro», a ajouté M. Fabius devant l’Assemblée nationale. De son côté, le gouverneur de la Banque de France, Jean Claude Trichet, a estimé que «la perspective européenne est une croissance substantielle et continuelle alors qu’aux États-Unis, il y a une perspective de ralentissement dont nous souhaitons qu’elle se réalise en douceur». Cette perspective a été renforcée hier dans les prévisions internes pour la zone euro de la Banque centrale européenne (BCE) qui a déclaré attendre une croissance entre 2,6 % et 3,6 % en 2001 et une inflation moyenne comprise entre 1,8 % et 2,8% pendant la même période. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar continuait à être attaqué sauf contre le yen, se négociant à New York comme suit : – 0,9085 pour un euro contre 0,8955, la veille – 1,4780 pour un sterling contre 1,4695 – 2,1530 DM contre 2,1840 – 7,2205 FF contre 7,3250 – 1,6710 FS contre 1,6830 – 2 131,30 lires contre 2 162,25 – 112,75 yens contre 112,45. Bourse de Beyrouth : poursuite de la hausse À la Bourse de Beyrouth, la tendance était soutenue hier par la hausse des actions B de Solidere de 7 1/8 à 7 1/4 dollars, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a regagné 0,17 % à 64,43 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 141,72 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché étoffé avec la cotation d’un lot de 951 000 actions C de la Bank of Beirut à 7 9/16 dollars, et d’un autre lot de 61 854 actions nominatives des Ciments blancs à 2 1/4 dollars hors Bourse. Par conséquent, le volume d’affaires de la journée d’hier a porté sur 1 023 459 actions d’une valeur globale de 7 359 356 dollars. Rechute des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières étaient bien dans le rouge hier, les investisseurs ramenant leur attention sur les résultats des sociétés américaines, amputés par le ralentissement de la croissance économique aux États-Unis. Ce sentiment a été renforcé hier par une déclaration faite par le président élu George W. Bush à l’occasion de la nomination du président d’Alcoa au poste de secrétaire au Trésor. M. Bush a estimé que l’économie américaine montre des signes alarmants d’un ralentissement excessif, se disant espérer que l’actuelle baisse des indices boursiers n’était qu’une correction et non pas une tendance permanente. De plus, les opérateurs ont été sensibilisés par les nouvelles selon lesquelles les grandes entreprises américaines licencient, parfois massivement, dans la mesure où ce phénomène constitue une illustration du ralentissement marqué de l’économie. Cela étant, et compte tenu aussi d’une étude selon laquelle les institutions financières et bancaires américaines vont afficher dans l’ensemble des bénéfices pour l’année 2000 qui vont masquer un quatrième trimestre difficile où les profits devraient chuter de 38 % par rapport au troisième trimestre, la plupart des valeurs boursières ont dû subir de très fortes pressions, surtout celles de la haute technologie et des banques. Cela d’autant que Merrill Lynch a révisé à la baisse ses notes pour Cisco Systems, IBM et Hewlett-Packard, à un moment où AT&T s’apprête à abaisser son dividende annuel, illustration des difficultés du secteur des télécommunications. En effet, l’indice composite Nasdaq a cassé à la baisse le seuil des 2 400 points pour frôler celui des 2 300 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 10 580,97 points et un plus bas à 10 337,89 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 364,39 points, en baisse de 219,98 points sur la veille. Chute des Bourses européennes avec le Nasdaq Les marchés boursiers européens ont lourdement chuté mercredi, affectés par les valeurs de la technologie, des médias et des télécommunications (TMT), qui ont inscrit des plus bas depuis huit mois, alors que l’indice Nasdaq Composite était malmené par les craintes suscitées par les résultats des entreprises. À la clôture des Bourses européennes, l’indice paneuropéen Eurotop 300 perdait 47,19 points, soit 3,01 %, à 1 519,99, et l’euro Stoxx 50, des valeurs vedettes de la zone euro, 173,46, points, soit 3,60 %, à 4 641,18. La Réserve fédérale américaine, qui est passée mardi d’un durcissement à un assouplissement de son orientation monétaire, a estimé que l’économie pourrait se ralentir trop rapidement, signalant ainsi qu’une diminution du coût du crédit est probable prochainement, peut-être dès sa prochaine réunion fin janvier. «Le marché s’inquiète désormais nettement de l’éventualité d’une réduction des dépenses d’investissement hors des États-Unis», a commenté Jeff Currington, de Morley Fund Management. Tokyo : le Nikkei sous les 14 000 points La Bourse de Tokyo a clôturé mercredi à son plus bas niveau depuis 22 mois et sous les 14 000 points, reculant de 1,5 % après le maintien par la Réserve fédérale américaine (Fed) de ses taux au niveau actuel, une décision qui a déprimé les marchés américains. L’indice de référence Nikkei-225 a chuté de 217,94 points à 13 914,43. Il n’était pas tombé aussi bas depuis le 9 février 1999 à 13 902,66 points. Les responsables du comité monétaire américain de la Fed (FOMC) ont maintenu les taux mardi, mais ont laissé entrevoir une réduction de ceux-ci à l’avenir. «La FOMC a déçu certains investisseurs qui escomptaient une réduction des taux», a estimé un responsable de Daiwa Securities Shunsuke Nishino. «Cela a déprimé le Nasdaq, faisant du même coup baisser ici les valeurs technologiques», a-t-il ajouté. L’indice technologique Nasdaq a chuté mardi de 112,81 points, soit 4,3 %, clôturant à 2 511,71, son niveau le plus bas depuis août 1999. Le Dow Jones a quant à lui perdu 61,05 points ou 0,57 % à 10 5834,37. «Dès l’ouverture, la déprime du Nasdaq a découragé les investisseurs d’acheter des actions à Tokyo», a dit Masatoshi Sato de la Mizuho Investors Securities. L’indice élargi Topix est tombé à l’ouverture de 25,32 points à 1 289,31. Le volume des échanges s’est établi à 637 millions d’actions contre 563,2 millions la veille. L’activité a été dominée par les spéculateurs qui ont pris leurs bénéfices avant les vacances de fin d’année, mais le Nikkei était ferme à 13 800, a souligné M. Nishino de Daiwa. Le bas de la journée s’est établi à 13 801,98. Toutefois, le contexte plus général de la morosité économique au Japon et le ralentissement de l’économie américaine constituaient un motif d’inquiétude.
L’offre du dollar a continué de l’emporter sur la demande de cette monnaie hier, sur le marché des changes de Beyrouth, dont l’activité est restée très mince en cette période de clôture des comptes annuels. De son côté, la Banque du Liban (BDL), très soucieuse de préserver l’équilibre des échanges, a maintenu sa fourchette d’intervention en l’État, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du dollar, le faisant fixer invariablement au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Mais compte tenu de l’évolution de l’offre et de la demande, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le billet vert dans leurs transactions interbancaires sous le seuil de 1 510,00 LL, soit entre 1 508,50 et 1 509,00 LL durant toute la journée. Toutefois, ce...