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Actualités - Chronologie

ALGÉRIE Seize lycéens massacrés dans un internat au sud d’Alger

Au moins 16 lycéens et un surveillant ont été assassinés dans la nuit de samedi à dimanche par un groupe armé à l’Internat du lycée technique de Médéa (80 km au sud d’Alger). Les jeunes ont été tués par balles par un groupe armé qui s’était introduit vers 21h30 heure locale (20h30 GMT) dans l’internat du lycée technique de Médéa situé en pleine ville. Le groupe armé, qui appartiendrait au Groupe armé islamique (GIA) d’Antar Zouabri, s’est introduit dans le dortoir à la faveur de l’obscurité et a tiré sur les élèves et leurs surveillants. Selon certains témoignages le nombre de victimes pourrait être de 19 lycéens et de 2 surveillants. Les victimes seraient âgées de 15 à 18 ans. Il s’agit du plus important massacre de civils depuis le début du ramadan, le mois de jeûne sacré musulman qui a débuté le 27 novembre. Quelque 200 personnes ont été tuées dans des violences en Algérie depuis cette date, dont une majorité de membres des forces de sécurité et d’islamistes armés, selon un décompte établi à partir d’informations de presse. La région de Médéa semble particulièrement touchée par les attentats des groupes armés. Mercredi, une douzaine de militaires avaient été tués dans une embuscade près de Ksar el-Boukhari dans cette région. Six islamistes armés avaient été tués dans l’accrochage. D’autres attentats avaient eu lieu dans ce secteur ces derniers temps. Au total, plus de 70 membres des forces de sécurité ont été assassinés en Algérie depuis le début du ramadan, selon les mêmes sources. Le nombre de victimes civiles s’élève à une cinquantaine depuis le 27 novembre, en diminution par rapport aux ramadans des années précédentes. Ces attentats sont attribués au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) et à son rival le GIA. La presse évoque des dizaines d’islamistes abattus dans des ratissages menés par les forces de sécurité contre les maquis d’islamistes armés qui refusent la politique de réconciliation nationale du président Abdelaziz Bouteflika. Cette politique a été concrétisée par la promulgation, le 13 juillet 1999, de la loi sur «la concorde civile». Cette loi, prévue pour six mois, mais prorogée de facto, amnistie totalement ou partiellement les islamistes armés non coupables de crimes de sang et de viols. Plus de 1 000 personnes ont été tuées dans des violences en Algérie depuis le début de juillet, alors que le bilan depuis le début de l’année atteindrait quelque 2 500 morts et des centaines de blessés, selon la presse. Les autorités gardent un mutisme total sur ces violences, révélées par la presse privée. Elles estiment qu’elles relèvent désormais soit du racket soit du «crime organisé».
Au moins 16 lycéens et un surveillant ont été assassinés dans la nuit de samedi à dimanche par un groupe armé à l’Internat du lycée technique de Médéa (80 km au sud d’Alger). Les jeunes ont été tués par balles par un groupe armé qui s’était introduit vers 21h30 heure locale (20h30 GMT) dans l’internat du lycée technique de Médéa situé en pleine ville. Le groupe armé, qui appartiendrait au Groupe armé islamique (GIA) d’Antar Zouabri, s’est introduit dans le dortoir à la faveur de l’obscurité et a tiré sur les élèves et leurs surveillants. Selon certains témoignages le nombre de victimes pourrait être de 19 lycéens et de 2 surveillants. Les victimes seraient âgées de 15 à 18 ans. Il s’agit du plus important massacre de civils depuis le début du ramadan, le mois de jeûne sacré musulman qui...