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Actualités - Chronologie

Le projet républicain pour l’Amérique

Le républicain George W. Bush, en passe de devenir le 43e président des États-Unis, a un projet politique pour ses concitoyens valorisant l’initiative individuelle tandis que sa vision internationale pourrait se traduire par des ruptures avec l’ère Clinton/Gore. M. Bush a prévu de financer son programme en puisant dans les excédents budgétaires, près de 4 600 milliards de dollars sur les dix prochaines années. Pour le nouveau chef d’État, qui «fait confiance à l’individu», «le surplus, c’est l’argent du peuple» et il doit lui revenir. Parmi ses priorités, il entend concentrer la moitié des excédents à assurer la solvabilité du régime des retraites, un quart à financer des dépenses dans le domaine social, éducatif ou dans la défense et un quart à une baisse des impôts (1 300 milliards sur dix ans). Son projet, qui inclut l’élimination de la taxe foncière et une augmentation du montant de l’épargne exonérée d’impôt, permettra à six millions de foyers pauvres de ne plus payer d’impôt mais réduira aussi la taxation des plus riches. En matière d’éducation, Bush veut une responsabilisation accrue au sein du système scolaire et souhaite redonner aux États un plus large contrôle sur leurs écoles. Pour les retraites, il a l’intention de privatiser partiellement le système en créant des fonds de retraite privés. Il est enfin favorable aux exécutions capitales, nombreuses au Texas. En matière de politique étrangère, le nouveau président, néophyte sur la scène internationale, est partisan d’un repli calculé des forces américaines pour les concentrer sur la défense des intérêts vitaux du pays. Lors de la campagne électorale, il a parlé de retirer les troupes américaines des Balkans (11 400 hommes), provoquant l’inquiétude des alliés européens de Washington au sein de l’Otan. Il a assuré ensuite que rien ne serait fait sans consultation préalable. Il s’est aussi prononcé en faveur d’un renforcement des liens militaires avec Taïwan, afin de faire échouer toute velléité chinoise d’unification par la force. Bush entend par ailleurs augmenter sur dix ans les crédits militaires de 45 milliards de dollars pour préserver la supériorité technologique américaine. Il est favorable à la création d’un vaste système de défense antimissiles (terrestre, naval et dans l’espace), qui assurera non seulement la sécurité des États-Unis mais également celle de leurs alliés, tels le Japon, la Corée du Sud, Israël et les Européens. Sur le Proche-Orient, Bush pourrait bousculer un peu la politique suivie jusqu’alors par l’Administration Clinton. Lors de la campagne électorale, il s’était prononcé pour un transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. Il pourrait aussi raidir quelque peu les relations entre les États-Unis et la Russie, en s’opposant à de nouveaux prêts du Fonds monétaire international (FMI) à Moscou, par crainte que ces fonds ne soient détournés. Concernant l’Onu, il n’entend pas régler au plus tôt les dettes américaines, ayant souligné qu’il voulait voir auparavant l’Organisation se réformer et la contribution américaine au budget onusien réduite. En matière commerciale enfin, Bush est favorable à un libre-échange sans réserve.
Le républicain George W. Bush, en passe de devenir le 43e président des États-Unis, a un projet politique pour ses concitoyens valorisant l’initiative individuelle tandis que sa vision internationale pourrait se traduire par des ruptures avec l’ère Clinton/Gore. M. Bush a prévu de financer son programme en puisant dans les excédents budgétaires, près de 4 600 milliards de dollars sur les dix prochaines années. Pour le nouveau chef d’État, qui «fait confiance à l’individu», «le surplus, c’est l’argent du peuple» et il doit lui revenir. Parmi ses priorités, il entend concentrer la moitié des excédents à assurer la solvabilité du régime des retraites, un quart à financer des dépenses dans le domaine social, éducatif ou dans la défense et un quart à une baisse des impôts (1 300 milliards sur dix ans)....